L'association Tharwa n'Ait Khelfoun, dans la commune de Chabet El Ameur, à l'est de Boumerdès, a organisé ce samedi, une fête dédiée à la figue. Une première dans la région. C'est la première édition. Les membres de cette association, qui ont élu domicile sur les hauteurs de village Ait Ali, ont réussi le défi en lançant une telle initiative, alors que la saison connaît une faible récolte de ce fruit qui à des valeurs médicinales très reconnues. Les stands d'exposants venus de Tizi Ouzou, de Sétif et de plusieurs régions de Boumerdès, étaient achalandés dès la première heure de la matinée. «Les premiers visiteurs ont été enregistrés vers 7h, alors que nous n'avons ouvert le portail de l'école primaire Moussa Allache qu'une demi-heure auparavant», nous dira l'un des organisateurs qui nous a chaleureusement accueillis. Les exposants ont la liberté de vendre leurs produits, notamment de la figue fraîche. Pour permettre de goûter à tout le monde, l'association organisatrice a dépensé quelques sous pour l'achat de figues, pour les donner aux visiteurs, notamment des enfants, qui ont rajouté une coloration spéciale à la fête. Vers 11h, des élus locaux et de wilaya se sont succédé sur le pupitre, installé au milieu de la cours de l'établissement, pour remercier et encourager l'association, pour un tel exploit et l'encourager à le rééditer. Aissaoui, l'un des membres actifs de l'association, précise que l'objectif de la fête est de faire connaître les richesses agricoles de la région, et la promotion de tourisme de montagne à Boumerdès, connue juste pour son littoral. La commune de Chabet El Ameur est connue pour être l'une des pionnières en matière de la production de la figue fraîche et sèche. La récolte de l'actuelle saison est très faible, chose qui a provoqué la hausse des prix de la figue. Elle est cédée sur la marchés de fruits et légumes à 300 DA/kg. «Les pluies enregistrées aux mois de mai et de juin derniers ont détérioré les fleurs avant de mûrir. Or, c'est en ce moment-là que le figuier devrait être soigné et accompagné, notamment en l'arrosant», nous dira un fellah de la région. Cependant, selon l'agronome Rezki Boudissa, le figuier doit être accompagné au début, après l'apparition des fleurs, et ce jusqu'à ce que le tronc principal prend sa forme et mûrit. Cet agronome, qui a animé une conférence sur le figuier, a déclaré que l'Algérie occupe la troisième place dans la production mondiale après l'Egypte et la Turquie, avec plus de 120.500 tonnes par an. Il a précisé que le manque d'eau pour l'arrosage des figueraies, constitue un problème de fond, car plusieurs fellahs ont abandonné leurs champs dans les zones rurales de la wilaya, notamment à Timezrite. Par ailleurs, un couscous traditionnel a été offert aux invités.