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Jamal Khashoggi tué au consulat d'Istanbul: Le crime d'Etat de l'Arabie saoudite
Publié dans Le Temps d'Algérie le 20 - 10 - 2018

L'Arabie saoudite a admis formellement, hier, que le journaliste saoudien, Jamal Khashoggi, avait été tué au consulat du royaume à Istanbul. Le revirement sur un crime d'Etat.
L'Arabie saoudite avait jusqu'alors, toujours affirmé que Jamal Khashoggi, entré au consulat d'Istanbul pour des démarches administratives, en était ressorti, et avait qualifié de sans fondement des accusations de responsables de la Turquie, selon lesquelles le journaliste avait été tué au consulat. Le journaliste opposant saoudien, qui était au consullat d'Arabie saoudite à Istanbul pour des transactions administratives, a disparu. La situation est immédiatement confuse et les scénarii divergent fortement. Ibrahim Kalin, porte-parole du président turc, dit que Jamal Khashoggi serait toujours dans le consulat saoudien. Il a précisé être en contact avec des responsables saoudiens. De son côté, l'ambassade du royaume wahhabite de Washington, assure que les informations, selon lesquelles le journaliste est retenu au consulat, sont fausses.
La mission diplomatique affirme que Jamal Khashoggi s'est rendu au consulat, pour demander des documents. Le consulat d'Arabie saoudite à Istanbul ajoute, dans la soirée de mercredi, que l'éditorialiste a disparu, après avoir quitté le consulat saoudien, affirmant travailler en coordination avec les autorités locales turques sur cette affaire. L'Arabie saoudite, qui disait que le journaliste opposant saoudien a quitté le consulat, a menti publiquement. Le président américain réclame des explications au sujet de la disparition du journaliste saoudien, Jamal Khashoggi, tout en rassurant sur la poursuite des ventes d'armes à Riyad. Les Saoudiens dépensent 110 milliards de dollars en équipements militaires, et sur des choses qui créent des emplois dans ce pays. Je n'aime pas l'idée de mettre fin à un investissement de 110 milliards de dollars aux Etats-Unis, a-t-il dit. L'aveu de l'assassinat du journaliste opposant saoudien, Jamal Khashoggi, a eu lieu après la dénonciation du crime par de nombreux pays. L'éditorialiste est annoncé comme mort à la suite d'une rixe. Les discussions qui ont eu lieu entre lui et les personnes qui l'ont reçu au consulat saoudien à Istanbul, ont débouché sur une bagarre et sur une rixe à coups de poing, avec le citoyen Jamal Khashoggi, ce qui a conduit à sa mort, que son âme repose en paix, a dit le procureur général saoudien, Cheikh al-Mojeb. Khashoggi a été tué au consulat d'Arabie saoudite, et c'est l'aveu de ce pays, qui disait que le journaliste opposant saoudien a quitté le consulat. L'Arabie saoudite, qui est dénoncée par la communauté intrenationale, est boudée pour le crime d'Etat. C'est la raison pour laquelle l'Arabie saoudite a reconnu le crime. La conférence internationale pour l'investissement, qui devait avoir lieu en Arabie saoudite en octobre, est boudée par de nombreux ministres et patrons d'entreprises, pour l'assassinat du journaliste opposant saoudien, Jamal Khashoggi.
Le prince autoritaire
Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a connu une ascension fulgurante, marquée par des réformes économiques, sociales et religieuses inédites, dans ce pays pétrolier ultraconservateur, mais aussi par de nombreux actes de répression, dénoncés comme de l'autoritarisme. Le jeune futur roi de la monarchie la plus puissante du Golfe, veut attirer les investisseurs étrangers, en parlant d'une Arabie saoudite modérée, afin de bâtir une économie moins dépendante du pétrole. Depuis 2015, il a écarté ses rivaux pour consolider son pouvoir, et n'a pas hésité à ordonner des centaines d'arrestations dans les milieux religieux, intellectuels, et économiques, des mesures qualifiées de modernisation de l'autoritarisme par Stéphane Lacroix, spécialiste de l'Arabie saoudite. Hier, le pouvoir à Ryad a admis, 17 jours après la disparition de Jamal Khashoggi, que ce journaliste saoudien avait été tué à l'intérieur du consulat du royaume à Istanbul. Deux des principaux collaborateurs du prince héritier ont été limogés: le général Ahmed al-Assiri, chef adjoint du renseignement saoudien, et Saoud al-Qahtani, conseiller médias à la cour royale. Trois autres responsables du renseignement ont été écartés. En outre, 18 suspects saoudiens ont été arrêtés dans l'affaire Khashoggi. Né le 31 août 1985, Mohammed ben Salmane, homme à la barbe noire et à la calvitie naissante, a été nommé, hier, d'un nouveau comité pour restructurer les services de renseignements, moderniser ses règlements, et définir ses pouvoirs avec précision. Le prince avait écarté son cousin Mohammed ben Nayef, pour devenir, en juin 2017, prince héritier. Depuis qu'il est prince héritier, il n'a pas hésité à réprimer toute contestation militante de la monarchie absolue. En 2017, les ONG Human Rights Watch et Amnesty International, ont fait état de rafles ayant visé des dizaines d'écrivains, journalistes, intellectuels et leaders religieux, dont l'influent cheikh Salmane al-Awda. C'est à cette époque que Jamal Khashoggi, journaliste à la réputation internationale et critique envers le prince, part en exil aux Etats-Unis. 200 personnalités, dont des ministres, ex-ministres, et hommes d'affaires sont arrêtées dans une purge sans précédent, au nom de la lutte anticorruption. Saad Hariri annonce sa démission depuis l'Arabie saoudite, où il a été retenu, apparemment sur ordre du prince. C'est un leader tribal démodé, affirmait M. Khashoggi au magazine Newsweek, qui a diffusé une interview posthume du journaliste saoudien, ce week-end. En 2017, lors de la première édition du forum Future Investment Initiative, qui avait attiré 2.500 décideurs du monde entier, le prince Mohammed avait promis une Arabie tolérante. Jamal Khashoggi a eu des mots très durs à l'encontre du prince héritier. «Il croît en lui-même. Il ne croit en personne d'autre. Il ne consulte pas. Il n'a pas de véritables conseillers, et avance vers une Arabie saoudite qui corresponde à sa vision, une Arabie saoudite selon Mohammed ben Salmane uniquement», est la decription du prince faite par le journaliste opposant, Jamal Khashoggi.


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