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Ils étaient des millions à marcher.. Tsunami humain sur Alger
Publié dans Le Temps d'Algérie le 16 - 03 - 2019

Depuis trois semaines, les Algériens manifestent presque quotidiennement dans les rues pour exiger le départ de l'équipe dirigeante actuelle, à sa tête le président Bouteflika.
Marée humaine, gigantesque, grandiose, historique, phénoménale… les mots ne suffisent plus pour décrire la mobilisation des Algériens ce vendredi 15 mars contre le prolongement d'un an du mandat du président sortant, Abdelaziz Bouteflika, à la tête du pouvoir. Depuis trois semaines, les Algériens manifestent presque quotidiennement dans les rues pour exiger le départ de l'équipe dirigeante actuelle, à sa tête le président Bouteflika. Mais hier, la mobilisation a atteint son summum. La capitale a enregistré la mobilisation de millions d'Algériens dans la rue, scandant d'une seule voix le départ du système, de Bouteflika et de son clan. Certains ont assuré qu'ils étaient près de 5 millions à choisir les rues d'Alger pour exprimer leur refus à un prolongement du mandat de Bouteflika. Les Algérois ont été rejoints par des dizaines de milliers de manifestants venus des wilayas limitrophes comme Tizi Ouzou, Blida, Boumerdès et Bouira. Le centre d'Alger était noir de monde bien avant 14h. Une foule impressionnante manifeste contre la prolongation sine die de son mandat. L'ambiance est festive. Hommes, femmes et enfants ont marché dans les avenues, rues et ruelles sinueuses et parfois escarpées, autour du carrefour de la Grande-Poste, bâtiment emblématique du cœur de la capitale. Les manifestants ont continué d'affluer durant l'après-midi. Une foule très compacte se concentre notamment sur la grande avenue d'Alger, le boulevard Hassiba Ben Bouali, jusqu'à la place Maurice Audin, vers la rue Didouche Mourad, Boulevard Mohammed 5. Le caractère pacifique de cette énième marche n'est plus à décrire. Les Algériens ont fait leurs preuves et ont démontré au monde qu'ils sont capables de dire non au régime et oui au changement radical, mais sans verser dans la violence.
Comme les semaines précédentes, le drapeau national vert et blanc, frappé du croissant et de l'étoile rouges est brandi par les manifestants et déployé aux balcons des immeubles.
Les slogans scandés par les manifestants ou bien écrits sur les pancartes sont cette fois un peu différents des semaines précédentes. «Vous faites semblant de nous comprendre, on fait semblant de vous écouter», indiquent des pancartes de manifestants devant la Grande-Poste, en réponse aux efforts déployés toute la semaine par le pouvoir pour tenter de convaincre que le chef de l'Etat avait répondu à la colère des Algériens. «On voulait des élections sans Boutef, on se retrouve avec Bouteflika sans élections», ironise-t-on sur une pancarte, résumant le sentiment des contestataires depuis l'annonce du chef de l'Etat. «Quand on dit +non au 5e mandat+, il (Bouteflika) nous dit +on garde le 4e, alors+», indique une autre. «Non à un 4e mandat prolongé», «Mascarade anticonstitutionnelle». «#Partez!». «Vous allez partir veut dire quevous allez partir», pouvait-on lire sur d'autres pancartes. Le plus marquant sont les affiches qui visent directement la France et Macron. «C'est le peuple qui choisit, pas la France», indique une grande banderole. «L'Elysée, stop! On est en 2019, pas en 1830», date de la conquête de l'Algérie par la France, rappelle une pancarte. «Allô Macron, prépare le bois, il n'y aura pas de gaz gratuit cette année». Vers 17h30, la manifestation commence à se disperser lentement et les marcheurs à rentrer chez eux pour éviter les problèmes et l'infiltration des casseurs.


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