Mokri appelle à prévenir les "conflits d'intérêt" et à œuvrer à édifier un Etat de droit    Appel au parachèvement du processus de mutation démocratique pour l'édification de la nouvelle Algérie    Sahara occidental: Brahim Ghali réitère son appel à l'ONU à assumer ses responsabilités    FORMATION AU METIER D'AVOCAT : Le concours d'accès au CAPA relève de l'UNOA    Le procès Hamel et Tayeb Louh reporté au 19 mars    POUR NON-CONFORMITE DE LA POUDRE DE LAIT UTILISEE : Fermeture d'une laiterie privée à Mostaganem    Les locaux de Logitrans auraient été perquisitionnés    Parti FFS : Démission collective de membres de l'Instance Présidentielle    APRES UNE VISITE D'ETAT EN ARABIE SAOUDITE : Le Président Tebboune regagne Alger    Djerad félicite le nouveau chef du gouvernement tunisien pour sa prise de fonctions    CORONAVIRUS : L'Algérie n'a enregistré aucun autre cas positif    TRIBUNAL SIDI M'HAMED : Kamel Chikhi condamné à 8 ans de prison ferme    SANS SALAIRE DEPUIS 7 MOIS : Les journalistes de ‘'Temps d'Algérie'' interpellent le Président    Les chaines qui diffuseront les rencontres de nos Pros, ce vendredi    Arsenal: l'immense déception d'Arteta    Le hirak entame sa 2e année en force    CRISE DU LAIT EN SACHET : La spéculation perdure à Oran    LOGEMENTS SOCIO-LOCATIFS DE FRENDA (TIARET) : La liste des 1183 logements sera connue le 16 avril    Des enfants inventeurs reçus par les ministres Sid Ali Khaldi et Yacine Djeridane    Décès d'Idriss El Djazairi : une carrière vouée aux bonnes causes    Coronavirus: le Premier ministre instruit les parties concernées à prendre les mesures nécessaires    Juventus: l'avenir de Sarri lié à Lyon ?    LE CARACTÈRE ET L'AMBIVALENCE DE CERTAINS DE MES COMPATRIOTES    Algérie- Maroc : conjuguer le Hirak au pluriel maghrébin    MOULOUD MAMMERI UNE MORT INJUSTE    Fourar: aucun autre cas positif de Coronavirus en Algérie    Blida: report du procès de Abdelghani Hamel et de Berrachdi au 19 mars prochain    Ligue 1 (USM Alger) succession de Dziri Billel: l'entraîneur Bira dit oui avant de se rétracter    T'es pas mon frère !    Les revendeurs «partenaires»    An I du Hirak, tentative de dévoiement et décantation !    Les vérités, toujours bonnes à dire !    L'Espagne et la France fustigées    Berraf maintient sa démission du COA    Les pharmacies d'Oran prises d'assaut    Derby indécis pour une place dans le dernier carré    ASO-PAC pour ouvrir le bal    Le président de Madar secoue les joueurs    ...sortir ...sortir ...sortir ...    Les «gilets jaunes» s'invitent à la Berlinale    Pollution : pointé du doigt, le monde de l'art fait sa mue tardive    Le théâtre comme expérience sensorielle    Jeux méditerranéens 2021: la capacité du parc hôtelier d'Oran doublera    Grève de l'Education: Suivi mitigé dans les écoles primaires    Perspectives prometteuses pour le renforcement de la coopération bilatérale    Les expatriés du Groupe Volkswagen jettent l'éponge    ENI donne des détails sur son employé atteint du virus    Les avocats continuent de denoncer    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Ammar Bouras présente «1990-1995, Algérie, chronique photographique».. Quand l'art se met au service de l'histoire
Publié dans Le Temps d'Algérie le 17 - 03 - 2019

Paru récemment aux éditions Barzakh, «1990-1995, Algérie, chronique photographique», est un beau livre de photos inédites que Ammar Bouras, plasticien et photographe a partagé la richesse avant-hier lors d'une rencontre tenue à la librairie «L'Arbre à dire» de Sidi Yahia à Alger.
Bien plus que des images et au-delà des clichés, «1990-1995, Algérie, chronique photographique», est un récit qui dévoile en des œuvres inédites, des faits ayant marqué une époque sombre, ou dite rouge de l'histoire de l'Algérie. Des photos que l'artiste-plasticien et photographe a sorti de ses tiroirs pour en partager et immortaliser la richesse. En 237 pages, à travers des photos en noir et blanc, l'auteur revient sur des faits saillants de l'actualité algérienne entre 1990 et 1995, et dont il a été témoin. Entre manifestations, marches, meetings, grèves ou encore des évènements sportifs et culturels, Bouras entame son livre avec l'année 1990. De cette année, il a choisi de mettre des clichés de la marche organisée au mois de mai à Alger par le Front des forces sociales (FFS) et le retour en Algérie de Hocine Aït Ahmed, d'immortaliser la visite à Alger de Nelson Mandela trois mois après sa libération des geôles de l'apartheid, ou encore montrer la foule venue accueillir l'ancien président de la République, Ahmed Ben Bella. Plusieurs clichés, pris pour le compte du journal Alger Républicain où il travaillait, sont dédiés aux différents évènements (conférences et marches organisées en 1991 en soutien à l'Irak lors de la première guerre du Golfe) et autres meetings de partis politiques activant à l'époque.
L'éloquence du noir et blanc
D'autres photographies prises la même année montrent des compétitions sportives, des galas artistiques ainsi que des portraits d'artistes, de sportifs et de journalistes dont Mohamed Fellag, Noureddine Morceli et Saïd Mekbel. L'année suivante (1992) est, pour sa part, dominée par les clichés du Président Mohamed-Boudiaf réalisés lors de sa dernière sortie à Annaba le jour de son assassinat, et des portraits de personnalités du monde de la Culture comme l'écrivain Rachid Boudjedra, la comédienne Sonia et autre Khaled Hadj Brahim. Une autre série de photographies, prises en 1993, montrent le début des violences terroristes avec des images fixant l'enterrement de l'universitaire Djillali-Liabes et celles d'une marche contre la violence organisée par l'Ugta (Union générale des travailleurs algériens).
Ammar Bouras publie également dans ce livre des photos atypiques prises dans son domicile, à Alger en 1995, pour immortaliser une émission de télévision, «Iîtirafat Irhabi», diffusée à une heure de grande écoute et que l'auteur juge d'une extrême violence en raison de la scène des aveux de terroristes racontant par le menu leurs crimes face à la caméra.
Riche débat
Par ailleurs, lors de la rencontre tenue à la librairie «L'Arbre à dire» de Sidi Yahia, Ammar Bouras ému, s'est dit très heureux d'avoir pu réaliser ce livre qui a séduit un grand nombre de personnes. Et ce n'est pas la foule présente à cette rencontre qui dira le contraire. En effet, le nombre de personnes était tel que les organisateurs qui ne s'attendaient pas à une telle affluence, ont dû changer de salle de conférence pour accueillir tout ce monde. Plus qu'une causerie littéraire, les participants à cette rencontre ont débattu autour de moult questions concernant la période (1990-1995) photographiée par l'auteur. Les intervenants se sont, entre autre, questionnés sur le réservoir de références identitaires et symboliques que peut représenter cette période – pour ceux qui ne l'ont pas connu -, tout en s'interrogeant sur la mémoire visuelle des années 1990 et la place qu'occupe le photographe dans un moment historique. Préfacé par l'historienne et chercheur à l'Institut d'histoire du temps présent, Cnrs, à Paris (France) Malika Rahal, l'ouvrage comprend aussi un entretien avec Adlène Meddi.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.