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Commémoration du printemps berbère et du printemps noir.. Imposante marche contre l'oubli et le déni à Bouira
Publié dans Le Temps d'Algérie le 20 - 04 - 2019

Des centaines de jeunes arrivent avant l'heure sur les lieux. Au milieu des drapeaux amazighs et des pancartes, les portraits des victimes du printemps noir sont visibles partout.
La commémoration du 39e anniversaire du printemps berbère et du 18e du printemps noir, hier à Bouira, a drainé une grande foule. La traditionnelle marche à laquelle ont pris part plusieurs militants de la cause s'est déroulée dans le calme. À 10 h, la place des martyrs, qui accueillait les manifestants depuis plusieurs années, a retrouvé ses couleurs et sa voix contestataire qui refuse le déni et l'oubli. Des centaines de jeunes arrivent avant l'heure sur les lieux. Au milieu des drapeaux amazighs et des pancartes, les portraits des victimes du printemps noir sont visibles partout. Dix-huit années se sont passées après les évènements sanglants qui ont endeuillé la Kabylie en 2001 ; les plaies ne se ferment pas, et les douloureux souvenirs ne s'effacent pas non plus. Avant le début de la marche, une prise de parole a eu lieu. Des militants de la cause se sont succédé pour s'adresser à une foule déjà acquise.
«L'acte fondateur de la démocratie en Algérie, c'est Avril 1980. Le combat pour l'identité amazighe n'a pas commencé uniquement en avril 1980, ou en 2001, ou en 1949. Le combat dans Tamazgha remonte à plusieurs siècles. Le chemin de la lutte est encore long », a déclaré Slimane Chabane, un militant politique. Les manifestants se sont mis à marcher en scandant les slogans hostiles au pouvoir. Des slogans que l'on n'entend que durant la double commémoration des deux printemps, avril 1980 et avril 2001. « Nous ne devons pas oublier les 128 jeunes assassinés en 2001. Nous avons toujours réclamé justice, rien de plus. Ceux qui ont donné l'ordre et ceux qui ont tiré doivent répondre de ce qu'ils ont fait. Il y a un devoir de vérité qui doit se faire dans l'Algérie d'aujourd'hui », dit un manifestant. Plusieurs marcheurs sont de cet avis.
« Ni oubli, ni pardon », disent d'autres. Pour le membre de l'APW d'obédience RCD et ancien délégué du mouvement citoyen, Meziane Chabane, « la marche d'aujourd'hui prouve que le peuple algérien dépasse politiquement le niveau du système, suite à la détermination et le pacifisme des citoyens pour l'ancrage des messages de Abane et d'avril 80 ». « En tant que citoyen et délégué du mouvement citoyen de 2001, l'injustice est en cours. 128 jeunes lâchement assassinés, des blessés et des handicapés à vie. Le changement du système et la transition démocratique s'imposent. Le combat pacifique doit persévérer », a-t-il souligné.
L'itinéraire de la traditionnelle marche du 20 avril a été allongé cette fois-ci en dépassant le siège de la wilaya où, d'habitude, la foule se disperse après la lecture d'une déclaration. Les marcheurs ont sillonné tout le boulevard Zighoud Youcef jusqu'au rond-point, à proximité du nouveau siège de la wilaya qu'ils comptent baptiser le rond-point du 20 avril 1980. La foule a pris en suite la rue frères Boussendalah, pour rejoindre l'esplanade de la maison de la culture. À la fin de la marche, un jeune qui a brandi le drapeau du mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK), a été interpellé par la police. Il a été relâché au bout d'une heure. Un dispositif sécuritaire impressionnant a été déployé au chef-lieu de wilaya. La statue de l'émir Abdelkader et le siège de la wilaya ont été quadrillés par la police durant toute la journée.


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