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La mort d'un humble
L'écrivain Amar Metref n'est plus
Publié dans Le Temps d'Algérie le 13 - 09 - 2014

Il a vécu dans l'humilité, il est parti humblement. L'écrivain Amar Metref ( Dda Mamar pour les intimes) s'est éteint avant-hier soir, peu après 19h, à l'âge de 79 ans, à son domicile à Alger. La maladie, un foutu cancer de la vésicule, qu'il a découvert durant Ramadhan passé, l'a foudroyé, ne lui donnant aucune chance de nous gratifier, peut-être, d'une autre œuvre romanesque, lui qui sait si bien puiser du terroir. L'enterrement aura lieu aujourd'hui au cimetière de son village, Agouni-Ahmed, à Béni Yenni, région qui a vu naître aussi Mouloud Mammeri.
Amar Metref est né le 1er mai 1935 à Tirmitine dans la localité de Draâ Ben Khedda à 10 kilomètres à l'ouest de la wilaya. Il a dédié sa vie à éduquer des générations entières, à leur transmettre ses connaissances, lui qui, devenu instituteur à l'école Panorama à Hussein Dey à Alger, a fini par regagner sa région natale où il devint professeur de collège. Il a été ensuite nommé directeur du CEM Larbi-Mezani au village Agouni-Ahmed.
Dda Amar n'a pas eu une tendre jeunesse. Il a connu la torture durant l'occupation française pour son militantisme en faveur de l'indépendance du pays. Le sort a voulu que ce soit le même bureau où il a été torturé qu'il occupera comme directeur de collège au CEM Larbi-Mezani. Il a aussi enseigné - toujours la langue française -, dans de nombreux villages et villes de Kabylie, à l'exemple d'Adni dans la localité de Tizi-Rached avant de se fixer à Béni Yenni.
Il débutera sa carrière d'homme de lettres avec la publication de son premier roman intitulé La gardienne du feu sacré, en 1980 aux éditions ENAG, suivi, des années plus tard, de La vengeance du mort, en 2009 aux Editions Nounou, puis L'ermite du Djurdjura et Raconter Ath Yani, aux Editions Amel. On gardera de Amar Metref l'image d'un enfant du peuple qui dit toujours «oui», quand on le sollicite pour une conférence ou une expo-vente et dédicace de livres dans les villages les plus reculés de la Kabylie, loin de tout, dans l'humilité et la probité.


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