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Riyad Mahrez : «On a une équipe capable de faire de belles choses»
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Publié dans Le Temps d'Algérie le 10 - 01 - 2015

Riyad Mahrez est ce qu'on appelle un homme pressé. En moins d'un an, l'ancien milieu offensif
du Havre a littéralement explosé. Du collectif emmené par Nigel Pearson à Leicester City, il est l'un des rares à émerger. Avec l'Algérie aussi, son ascension continue. Christian Gourcuff, sous le charme, en a fait un de ses titulaires, lui qui n'était qu'un joker de luxe sous l'ère Halilhodzic.
Avant de rejoindre la Guinée équatoriale, l'Algérie se déplace en Tunisie ce dimanche (18 heures) pour son seul test avant la CAN (du 17 janvier au 8 février). Quel regard portez-vous sur ce match ?
La Tunisie est une équipe sérieuse et solide. Elle a terminé première dans un groupe très compliqué avec l'Egypte et le Sénégal. C'est un des gros du continent africain. C'est un bon galop d'essai juste avant la CAN.
Comment imaginez-vous votre première CAN ?
Déjà on aurait tous préféré que cela soit au Maroc. Pour ma part, un peu plus, parce que ma mère est algéro-marocaine. C'est un pays voisin, nos supporters auraient pu venir nous encourager. Là c'est en Guinée équatoriale, il n'y aura pas grand-monde. On le sait déjà, et les conditions vont être extrêmement précaires à tous les niveaux. Il faudra faire avec et toutes les équipes seront logées à la même enseigne.
Après son Mondial, estimez-vous que l'Algérie est le grand favori de la compétition ?
En Afrique, il n'y a pas de favori, c'est une compétition très différente du Mondial. On a une équipe capable de faire de belles choses. La clé pour nous, c'est de sortir de notre poule pour accroître encore plus notre capital confiance.
Afrique du Sud, Ghana et Sénégal sont vos adversaires lors du premier tour. Que pensez-vous de ce tirage ?
Ce n'est pas très compliqué, nous sommes tombés dans le groupe de «la mort». On a l'impression que c'est presque plus compliqué qu'une poule de Mondial.
Récemment, à votre sujet, Vahid Halilhodzic nous a confié : «C'est le dernier joueur que j'ai convoqué. J'ai été critiqué parce qu'il est arrivé après les éliminatoires… On pouvait discuter humainement du choix, mais sportivement, il était le meilleur». Quel souvenir gardez-vous de votre Mondial au Brésil ?
Quand j'ai été appelé, je ne me suis pas dit «c'est un miracle», je crois plutôt m'être dit que j'avais une vraie carte à jouer. Mes coéquipiers ont peut-être été au final surpris de me voir titulaire contre la Belgique, mais je ne l'ai pas été tant que cela.
Pourquoi ?
Sur les matches amicaux, je crois avoir fait des belles choses. Après sur la compétition elle-même, j'ai joué le match qu'il ne fallait pas jouer dans notre parcours. Face aux Belges (1-2), cela a été très compliqué, nous n'avons fait que défendre. C'est vrai qu'ensuite, je n'ai plus joué du tout. Je n'ai pas eu de réactions, d'états d'âme, parce que j'étais heureux pour le pays. Pour les Algériens, cela a été une aventure exceptionnelle. Quant à Vahid Halilhodzic, il m'a donné ma chance, et je ne me vois pas aujourd'hui cracher dans la soupe. J'ai vécu quelque chose de dingue au Brésil.
Avec l'Algérie, vous avez profité de l'arrivée de Christian Gourcuff pour prendre une autre dimension (5 passes décisives 2 buts en 9 sélections). Comment l'expliquez-vous ?
Je ressens beaucoup de confiance de sa part. Un peu comme avec Mombaerts au Havre, j'apprécie sa philosophie de jeu. On travaille beaucoup sur le plan tactique. Et puis également, la possession du ballon car il souhaite qu'on impose notre style.
En sélection, vous évoluez en milieu gauche du 4-4-2 version Gourcuff, alors qu'avec Leicester, vous êtes positionné sur le côté droit pour mieux repiquer dans l'axe avec votre pied gauche. Quelle différence cela provoque-t-il dans votre jeu ?
Ce n'est effectivement pas la même chose. J'ai un penchant pour le côté droit car c'est comme cela que je joue en club. Maintenant, en sélection, cela me va aussi car je crois que je peux jouer dans tous les registres. Pour être un peu plus précis, à Leicester, je prends le jeu à mon compte quand je repique dans l'axe. Je peux alors distribuer ou tenter ma chance. Avec l'Algérie, je joue plus bas et face au jeu, donc je percute plus en prenant de la vitesse.
Débarqué l'hiver dernier à Leicester City du Havre, vous avez pris une autre dimension. Pensiez-vous que le football anglais allait vous révéler ?
Oui, j'ai moi-même été surpris par une telle évolution. Je dois avouer que j'appréhendais logiquement mon changement d'environnement. Les gens étaient réservés sur le fait que je puisse correspondre au football anglais. J'entendais : «Riyad ? Cela ne passera pas en Angleterre ...» Face aux gros gabarits et à l'intensité physique, ils ne me voyaient pas tenir le coup. Et au final, un an après, je me retrouve à faire de biens meilleurs matches en Premier League qu'en Ligue 2. Les entraîneurs de Leicester sont venus me voir pour me dire qu'ils étaient aussi très surpris de voir que je n'avais pas eu de période transitoire.
Vous êtes passé de la Championship à la Premier League avec votre club. Vous voulez bien nous en parler ?
C'est quelque chose d'exceptionnel. Que cela soit face à City, Chelsea ou des clubs du bas de tableau, les stades sont pleins. Dans les rues, l'engouement est fort avant les matches. L'intensité est très impressionnante sur le terrain. Chaque match, je me dis que c'est du pur bonheur pour un footballeur. Les pelouses sont des «galettes», je ne me vois pas quitter ce Championnat.
En quelques mois, vous avez réussi à vous faire une petite réputation. Lors du match nul face à Liverpool (2-2), Brendan Rodgers a expliqué que vous aviez à vous tout seul déstabilisé sa défense...
Oui, c'est flatteur d'entendre cela de la part d'un homme qui dirige un grand club comme Liverpool. Sur le coup, je me dis juste qu'il y a un an, j'étais encore en Ligue 2...
Déroutant, provocateur en match, que vous manque-t-il pour être encore plus efficace ?
Je peux être davantage tueur. Là, j'en suis à 3 passes décisives en Championnat, en toute humilité, je devrais être à au moins 7 passes. Après c'est plus une question de conjoncture, quand l'équipe est en réussite, les statistiques suivent. Je peux être plus buteur, mais ce que je préfère c'est prendre le jeu à mon compte, et bien servir mes attaquants.
Promu en Premier League, Leicester vit des moments difficiles, comment analysez-vous la situation ?
On a fait un bon début de saison. Je pense que le match face à Burnley nous a fait mal, on a encaissé un but égalisateur dans les arrêts de jeu (2-2).
Mais là, je trouve qu'on va beaucoup mieux, on vient de prendre 4 points sur 6 en Championnat, en Cup, on a sorti Newcastle (1-0). Et face à Tottenham (1-2), on méritait de prendre un point. Je pense encore à ce coup franc que j'envoie sur la barre...
Votre coach a souligné que votre départ
à la CAN était un mauvais coup pour Leicester. Est-ce ennuyeux de partir à ce moment de la saison ?
Oui, je comprends sa position. En plus, il a vu que j'avais été décisif contre Hull avec ce but décisif. J'ai aussi enchaîné deux passes décisives sur les derniers matches.
C'est vrai que mon départ ne tombe pas bien. Il est venu me voir pour me le dire, mais il m'a aussi dit qu'il comprenait que j'aille jouer pour mon pays.
Il souhaite que je sois opérationnel
à mon retour à n'importe quel moment car il compte sur moi.
Quels sont vos objectifs personnels
pour cette saison avec votre club ?
C'est évidemment le maintien. Je sais que je pars à un moment délicat. Je vais suivre de près les résultats de Leicester de Guinée équatoriale.
J'espère vraiment
qu'ils vont continuer à bien enchaîner. J'espère être plus décisif dans les mois qui viennent.
Après, il me reste deux ans et demi de contrat avec Leicester.
Comme tous les joueurs, on aspire à progresser dans notre carrière.
Mais franchement,
mon état d'esprit c'est surtout de bosser et de m'inscrire dans la régularité au niveau de mes performances.


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