Quelque 1667 agents originaires de la wilaya de Ouargla ont été recrutés par la Société nationale des hydrocarbures (Sonatrach), au titre de l'année 2014. Dans une réponse écrite adressée au député de l'Assemblée populaire nationale (APN), Mohamed Daoui, reprise par l'APS, qui l'a interpellé au sujet du «mépris» de la Sonatrach des orientations des pouvoirs publics en matière d'emploi des jeunes du Sud et du «retard» accusé dans la concrétisation de l'opération de recrutement de 60 agents au niveau des groupes en partenariat, le Premier ministre Abdelmalek Sellal a souligné que «Sonatrach a, en effet, organisé les 20 et 27 décembre 2014 un concours national de recrutement en vue de couvrir les besoins de ses structures en agents spécialisés et expérimentés». «Un grand effort de communication a été fait pour assurer une large participation des candidats par souci d'équité et de transparence à l'égard des jeunes Algériens diplômés», a ajouté le Premier ministre. Sellal a souligné dans sa réponse, dont une copie est parvenue à l'APS, hier, que «8952 candidats (4323 ingénieurs et 4629 techniciens supérieurs) issus des wilayas du Sud ont participé au concours», précisant que «4196 postulants, dont 88% issus de la wilaya de Ouargla, ont été retenus au titre des épreuves écrites». «Il est important de souligner que Sonatrach a recruté, au titre de l'exercice 2014, 1667 agents issus de la wilaya de Ouargla, soit 62% de l'ensemble des opérations de recrutement», a ajouté Sellal. Concernant les suites données à l'offre d'emploi pour le recrutement de 60 agents au niveau des groupes en partenariat, le Premier ministre a affirmé que «35 agents ont été recrutés alors que pour les autres la réponse a été négative». Le Premier ministre a enfin réitéré «l'engagement des pouvoirs publics à prendre en charge les préoccupations liées à l'emploi des jeunes issus des régions du sud du pays». Pour rappel, Youcef Yousfi, ministre de l'Energie, avait annoncé récemment que «Sonatrach comptait recruter, à partir de 2015, près de 8000 ingénieurs et techniciens supérieurs, dans le cadre d'un concours national, qui devront suivre auparavant une formation à l'Institut algérien du pétrole (IAP) dans différentes spécialités du secteur». Yousfi avait précisé que «Sonatrach avait opté pour le système des concours pour le recrutement de ses employés, dont celui qui a vu la participation de près de 50 000 universitaires postulant pour 5000 postes de technicien supérieur et 3000 ingénieurs devant suivre auparavant une formation au niveau de l'IAP».