Moins de deux semaines après leur installation, les feux tricolores devant réglementer la circulation au niveau du carrefour de Bir-Slam, à l'entrée ouest de Béjaïa, font jaser déjà les automobilistes. Et pour cause, une file longue de plusieurs kilomètres indescriptible s'y forme en ville dès le matin et les usagers mettent un peu plus d'une heure entre Oued-Ghir et Béjaïa, distantes de 8 kilomètres, car ils avancent à pas de tortue. Le carrefour qui est pourtant gardé par un barrage filtrant de la police a été «agrémenté» de feux tricolores et la circulation s'en trouve gravement alourdie. Beaucoup d'automobilistes sont d'avis à penser que la municipalité n'aurait pas dû installer ces feux, dès lors qu'il y a un barrage de police. «Mais c'est impensable pour les automobilistes de foncer sur trois voies lorsque le feu passe au vert alors qu'à vingt mètres à peine des feux, la circulation se trouve étranglée par un barrage dressé en goulot», dans les deux sens. Lors de l'émission hebdomadaire de Radio Soummam de ce lundi consacrée à la circulation routière, des usagers ont appelé pour signaler ce problème mais les explications du représentant de la police invité du programme n'ont pas convaincu grand monde parmi les auditeurs. «Les règles universelles du code de la route sont pourtant claires, la présence des policiers élimine de facto les feux», affirme Said, un usager venant d'Akbou rencontré à la station-service à côté de ce carrefour. La solution serait pour certains de garder le barrage et les feux mais la chaussée doit être dégagée des obstacles posés pour le filtrage des voitures, car «quand un feu passe au vert on doit passer vite» considèrent certains usagers. D'autres usagers souhaitent en revanche garder le barrage mais éliminer les feux. Il est évident donc que ce carrefour constitue un autre souci parmi les dizaines d'autres que connaît la ville de Béjaïa en matière de fluidité de la circulation. Les autorités chargées de réglementer la circulation urbaine devraient à ce titre intervenir en harmonie afin d'éviter de causer des désagréments aux vacanciers qui afflueront chaque jour en très grand nombre vers les plages de la région.