Sous la pression des citoyens et des associations de protection du consommateur, et après constatation sur les lieux, les pouvoirs publics ont décidé, en 2012, de mettre en application la mesure de permanence des commerçants pendant les fêtes légales nationales et religieuses. Cette action s'est concrétisée suite à l'amendement de la loi 04-08 fixant les conditions de l'exercice des activités commerciales, par l'introduction d'une disposition obligeant les commerçants à assurer une permanence durant les fêtes. Cette loi prévoit également des sanctions, des amendes et même des poursuites judiciaires à l'encontre de ce qui l'enfreint. En cas de refus de paiement de l'amende, le commerçant verra son dossier soumis à la justice et risque la fermeture de son local. Remarquant que la situation ne s'était pas améliorée d'année en année, le ministère du Commerce avait décidé à l'approche de l'Aïd El Adha 2014 de préciser la teneur des sanctions. Dans un communiqué rendu public le 6 octobre 2014, le département du Commerce prévenait que «des sanctions seraient prises à l'encontre des contrevenants, conformément à la réglementation en vigueur qui prévoit une amende comprise entre 30 000 DA et 200 000 DA, ainsi qu'une fermeture administrative pour une durée de 30 jours pour les commerçants récidivistes». A la fin de l'Aïd El Adha 2014, le ministère du Commerce avait affirmé que 99,3% des commerçants en produits alimentaires réquisitionnés pour les deux jours ont assuré la permanence.