BRAS DE FER ENTRE OUYAHIA ET TAYEB LOUH : Le RND réplique ‘'dangereusement'' à la polémique    PRESIDENTIELLE 2019 : L'alliance présidentielle réitère son appui au Président    LUTTE CONTRE LE TERRORISME : Un dangereux terroriste abattu à Mila    PRIX DES FRUITS A MOSTAGANEM : La ‘'Clémentine'' toujours à 300 dinars le kg    LUTTE CONTRE L'IMMIGRATION CLANDESTINE : 37.000 migrants subsahariens rapatriés en 4 ans    CELEBRATION DU ‘'MAWLID ENNABAOUI'' A MOSTAGANEM : La mosquée ‘'Amr Ibn El Ass '' abrite les festivités    El Mouloud, fête religieuse ou désagréments ?    La marche de Béjaïa violemment réprimée    Le rapport inquiétant de Crisis Group    La fin du dollar ?    Les réseaux sociaux, ce monde parallèle    Installation de la nouvelle chef de daïra    «C'est un terrain déjà viabilisé»    Combats inédits entre rebelles pro-Ankara    La kamikaze avait prêté allégeance à Daesh    Prémices d'une nouvelle ère    La Mauritanie surprend, la Zambie abdique    La JS Saoura prépare Gagnoa    Saisies de pétards et autres produits pyrotechniques    Le cadre de vie des citoyens au menu du conseil de wilaya    Alerte à l'hémorragie    Dhouibi dément tout changement de cap    Trois terroristes abattus à Benihemidane    On est toujours le réfugié de quelqu'un    Quand il faut se reposer, il faut !    Mémoires et sens en mouvement    Mauvaise utilisation du gaz : Lancement d'une campagne de sensibilisation en direction des élèves    24 heures    AWEM Blida : 12 000 nouveaux postes d'emploi assurés depuis début 2018    Boufarik : Un complexe sportif à l'abandon…    Projet Batigec des 1.000 logements LPA: Des «blocages» risquent de prolonger les délais de réalisation    Le cimetière des vanités    Pour identifier les facteurs à l'origine de la hausse des prix: Une étude des marchés de fruits et légumes lancée    D'importantes quantités de produits pyrotechniques saisies    Affaire Salsabile: Le procès en appel reporté    Oran: 15 ans de prison pour des trafiquants de cocaïne    MC Alger: Adel Amrouch et la triste réalité du football algérien    WA Tlemcen: Rebondir au plus vite    ASM Oran: Une situation qui ne prête pas à l'optimisme    Retour à Astana avec Idleb comme pomme de discorde    Entre réforme set continuité    Le wali chez les familles des victimes des inondations    Déclaration : Appel des assises internationales du journalisme de Tunis    Sommet de l'UA: la ligne rouge tracée par l'Algérie    Peintures marines et compulsions terrestres    Abdeldjallil Machou, Bio express    Eucoco 2018 : Le pillage des ressources sahraouies dénoncé    Ligue 1 Mobilis (13e J.-Mise à jour) : L 'ASAM gagne, le MOB et le MCA se neutralisent    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Les singes et les chevaux retirés de la forêt du Paradou
Hydra (Alger)
Publié dans Le Temps d'Algérie le 07 - 08 - 2009

Inauguré en juin, après deux ans de fermeture pour travaux de réaménagement, le parc Olof Palme de Paradou (Hydra) a été vidé de certains de ses animaux, mardi. Les services de l'APC ont retiré les singes de leurs cages pour les faire vacciner. Cette action est rendue indispensable devant le mécontentement des visiteurs qui s'étaient fait mordre par ces animaux.
Les singes et les chevaux placés au parc de Paradou, commune de Hydra, ont été retirés mardi par les services de l'APC, qui gère la forêt baptisée aussi Olof Palme, du nom de l'ancien ministre d'Etat suédois assassiné en 1986. Ces animaux avaient été mis là à l'occasion de l'inauguration du parc par le wali, Mohamed Kébir Addou, le 10 juin. Après une fermeture qui a duré deux ans à cause des travaux de réaménagement, les bois de Paradou sont redevenus fréquentables.
Les singes ont été en fait retirés de leurs cages afin qu'ils soient vaccinés, apprend-on mercredi sur place. Depuis quelque temps, plusieurs visiteurs de la forêt se sont plaints des morsures des singes. Les victimes sont le plus souvent des enfants. Ces derniers arrivaient à introduire leurs doigts à travers le grillage des cages et se faisaient égratigner. L'aventure se terminait le plus souvent à l'hôpital.
C'est ce qui a été arrivé à une famille dont un enfant a été victime de morsure. Un membre de la famille raconte : «Nous avons un enfant qui a été mordu par un singe. Quand on l'a présenter à un médecin, on lui a prescrit des antibiotiques. Mais l'enfant se portait toujours mal.
Quand nous l'avons transféré vers l'hôpital El Kettar de Bab El Oued et que nous avions dit aux médecins qu'il avait été mordu par un singe, il nous ont demandé un certificat de vaccination de cet animal.
A notre grande surprise, quand nous nous sommes présentés à la direction du parc, les responsables nous ont appris que ces animaux n'étaient pas vaccinés !» Autrement dit, l'enfant a frôlé la rage animale qui aurait pu lui être fatale.
Une rage animale
Selon notre source, les médecins auraient été obligés de sectionner un doigt à une personne âgée qui s'était fait mordre sans penser à se soigner à temps, croyant sans doute que la chose ne valait pas la peine. A quelques pas de l'entrée principale de la forêt, il ne reste que des chèvres puantes dans des cages.
Les enfants, comme c'était le cas mercredi en fin de matinée, continuent de s'intéresser à ces animaux sans qu'ils soient surveillés ni par leurs parents ni par les agents de sécurité.
En plus des singes, les services de l'APC ont aussi retiré les chevaux. Selon des habitués des lieux, les chevaux ont été retirés parce que l'espace qui leur a été réservé les étouffe.
«Le propriétaire les a laissés là durant la première semaine qui a suivi l'inauguration du parc puis il est venu et les a pris», indique un groupe de quatre jeunes assis à l'entrée d'une zone quadrillée avec du grillage et qui servait auparavant d'emplacement des chevaux. Dans le parc, cependant, on annonce un nouvel arrivage d'animaux.
Il est question, précise-t-on, de chameaux cette fois-ci. Il est question aussi de faire revenir les chevaux «après un examen médical». Les personnes interrogées sont parfaitement au courant des incidents qui ont eu lieu dans les bois à cause des morsures des singes.
«Il fallait y penser avant de les placer dans les cages. Les visiteurs étaient loin de deviner que ces animaux constituaient un grand danger en cas d'égratignure», estime un visiteur qui réside à la cité Sellier, quartier voisin de Olof Palme. Pour égayer les bois, la direction du parc a fait également installer une grande cage de 36 m3 environ uniquement pour abriter des oiseaux.
Seulement, des perruches, des perdrix, des pigeons et plusieurs autres genres d'oiseaux ont été parqués dans le même endroit. Un manque de cage aurait obligé les responsables des lieux à procéder de la sorte, précise-t-on.
On n'en saura pas plus. Le responsable du site, représentant de l'APC, a exigé du Temps d'Algérie l'autorisation de la commune pour l'interroger, alors qu'il n'était même pas sur place au moment de notre passage. Une foule de questions restent posées : d'où l'APC a ramené les singes ? Pourquoi ne sont-ils pas vaccinés avant qu'ils soient «exposés» dans le parc ? Combien de victimes de morsures de singe a-t-on enregistré ?...
Le manque d'hygiène
Deux mois après son ouverture au grand public, essentiellement les habitants de la commune de Hydra, le parc garde toujours son charme. Les aménagement qui y ont été effectués durant les deux dernières années ont porté leurs fruits. L'APC a installé dans les bois des bancs publics, construit des aires de jeux, un théâtre pour enfants et ouvert des points de restauration.
«A une certaine époque, la forêt a été convoitée. Les barrons du foncier ont failli la transformer en résidence n'était la refus de la wilaya», raconte une personne âgée.
D'ailleurs, le président de l'APC de Hydra lui-même a avoué à la veille de la cérémonie de l'inauguration que c'était le wali en personne qui supervisait les travaux d'aménagement du parc. Pour cette personne, c'est une chance qu'Olof Palme soit sauvé de l'urbanisme effréné qui a déjà fait disparaître plusieurs points de verdure de la commune de Hydra.
Sur une superficie de près de 40 ha, des placettes y ont été aménagées à l'intention des visiteurs, surtout les familles, avec des allées. Le seul gros souci qui se pose actuellement, c'est le manque d'hygiène.
Un peu partout, on rencontre des sachets en plastique, des cartons, des journaux et de bouteilles d'eau vides ou pleines d'urines. Bizarrement, c'est là où il y a plus de corbeilles qu'on rencontre le plus de déchets dans la nature.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.