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«J'ai vécu l'enfer du bus avec l'équipe d'Algérie»
Témoignage accablant du docteur Michel Gaillaud :
Publié dans Le Temps d'Algérie le 17 - 11 - 2009

Dans une interview accordée à RMC dans Luis Attaque, l'ancien médecin de l'Olympique de Marseille, Michel Gaillaud, qui se trouvait dans le bus avec l'équipe nationale au Caire, apporte un témoignage accablant qui ne laisse plus planer le moindre doute sur la culpabilité des Egyptiens entretenu par ces messieurs de la Fifa.
Michel Gaillaud, dans quel cadre étiez-vous auprès des joueurs algériens au Caire ?
J'étais intervenant extérieur pour l'Algérie. J'étais là pour m'occuper des blessés, Karim Ziani, Hassan Yebda et Madjid Bougherra et les remettre sur pied avant le match contre l'Egypte. On a essayé de les retaper… mais cela a été tellement impressionnant. Je persiste à croire que les séquelles psychologiques sur ce match n'étaient pas anodines.
Que voulez-vous dire ?
On a vécu quelque chose… On arrive à l'aéroport. Tout va pour le mieux. On fait juste un test de température pour savoir si tout le monde va bien. On commence à avancer et puis le bus ralentit. La première pierre explose la vitre de devant.
On est vite mitraillé de pierres. On commence à comprendre que du sang coule chez les joueurs. Comme le bus ralentit, certains d'entre eux voulaient presque s'en prendre au chauffeur. Finalement, on arrive à l'hôtel et là on se rend compte de l'étendue des dégâts.
Mais à son départ de l'aéroport, le bus des joueurs était-il sécurisé ?
On était assez confiant au départ. Il y avait des policiers à l'aéroport. Puis, une fois monté dans le bus, j'ai juste aperçu à l'avant une petite camionnette avec à l'intérieur 4-5 policiers. Rien derrière nous, rien sur les côtés. Cela m'a choqué.
Cela n'a pas dû être simple de remettre tout le monde sur pied. Certains joueurs avaient des plaies. Le défenseur central Rafik Halliche avait un bandage au niveau du front, ce qui n'est pas très pratique pour faire des têtes. Il y avait également de la nervosité chez les joueurs.
Certains d'entre eux ont eu du mal à digérer cet incident ?
On était traumatisé. Voici un exemple. Au début, je m'étais assis à une certaine place dans le bus. Là, un des joueurs de l'équipe, Karim Matmour, me demande de m'avancer pour se mettre derrière moi. C'est à ce moment-là que Karim Ziani nous crie :
«Attention, ils ont des pierres.» Karim Matmour baisse sa tête en avant pour voir et la première pierre passe au-dessus de lui. Samedi, ce joueur sort à la 46' minute du match.
Vous semblez très remonté.
Ce qui s'est passé était inadmissible. Après, c'est difficile de déterminer la culpabilité de chacun. Tout ce que je sais, c'est que ce n'était pas la préparation d'un match de foot.
C'était de la violence pure et simple. On a souhaité que la Fifa vienne constater les choses. Au début, selon les médias égyptiens, c'était nous qui avions saccagé le bus. Cette version a vite volé en éclats.
Le lendemain du caillassage, lorsqu'on est parti s'entraîner au stade, il y avait des gens de la Fifa avec nous. En principe, nous sommes à 15 minutes du stade. Ce jour-là, on a mis une heure et quart pour nous y rendre, en traversant le Caire, le tout sans le moindre trafic.
Il y avait la police partout et l'itinéraire qu'ils nous ont fait prendre était très long. Cela a pesé la veille d'un match, avec l'influx nerveux, la fatigue… Etait-ce un hasard ? Je ne sais pas.
Comment ont réagi les Fennecs après avoir encaissé le deuxième but égyptien en fin de match ?
Ecoutez, cette équipe est extraordinaire. Elle a une solidarité, un gros mental et j'espère qu'elle pourra le démontrer mercredi. Ils se sont battus jusqu'au bout. J'espère de tout cœur que cette équipe se qualifiera pour le Mondial 2010. Elle le mérite.


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