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De la miniature, le figuratif à l'art moderne
Les pionniers de la peinture algérienne
Publié dans Le Temps d'Algérie le 29 - 12 - 2009

se sont surtout attachés aux thèmes inspirés du patrimoine national. Même si cette manière de faire est avant tout de source atavique, elle porte également le symbole de la culture algérienne et c'était la guerre d'Algérie. On retrouve alors une diversité de tons, de formes, de styles et de thèmes.
Les œuvres de Benaboura donnent l'ambiance que dégageait Alger durant les années 1950. Hacène Benaboura, né à Belouizdad, était un descendant des princes turcs Aboura, qui vécurent à Alger 150 ans avant la conquête, et des frères corsaires Barberousse. Après une courte scolarité, Hacène entra à la manufacture d'allumettes du Hamma.
Ses promenades dominicales au Jardin d'essais lui firent découvrir les peintres Noiré et Ortéga qui, à cette époque, y dressaient régulièrement leurs chevalets.
Benaboura, qui très jeune dessinait déjà, se mit à les imiter et multiplia ses toiles. De longues années passèrent et ce n'est qu'après le débarquement anglo-américain de novembre 1942 que Hacène fut sorti de l'obscurité. L'épouse du sénateur Paul Cuttoli sut l'encourager et organisa en 1944 une exposition.
Benaboura affectionnait les scènes de rue mais aussi le port d'Alger
En 1946, René Famin présenta «Galerie du minaret», l'exposition consacrée au «fils d'Alger», une des signatures de Benaboura. Celui-ci révélait au grand public une totale authenticité qu'aucun enseignement n'était venu altérer. Insouciant de la technique, Benaboura peignait un univers sans angoisse et pouvait se permettre les plus étonnantes audaces.
Certaines de ses œuvres étaient de véritables chefs-d'œuvre de poésie et de délicatesse. Paysagiste au graphisme fin et ravissant, Benaboura affectionnait les scènes de rue mais aussi le port d'Alger qu'il ne cessa jamais de reproduire sous différents points de vue. Ses compositions, parfois inégales mais avec de nombreuses et brillantes réussites, devinrent très recherchées par les amateurs et les collectionneurs.
La naïveté enfantine, géniale du Douanier Rousseau musulman, le talent d'Utrillo spontané d'Alger étaient enfin reconnus.
Dans ses gouaches, autour du rose indien, du bleu turquois, des émeraudes et violets profonds, un trait épuré, en marge de toute géométrie figée, vient cerner sans hésitation ni repentir les silhouettes et les coiffes de Hautes dames, les figures de la Mère énigmatique, les motifs qui recouvrent leurs robes, ceintures et foulards.
Dans des compositions qui ne cessent de jouer sur de fausses symétries, l'image se referme rigoureusement, à travers l'équilibre des espaces et des tons, le dialogue sans fin des arabesques, sur un espace autonome, résolument irréalisé.
Kateb Yacine et Issiakhem étaient inséparables
M'hamed Issiakhem naît le 17 juin 1928 à Taboudoucht (Aït Djennad, Azeffoun) en Kabylie. A partir de 1931, il passe son enfance à Relizane. En 1943 il manipule une grenade, volée dans un camp militaire, qui explose. Deux de ses sœurs et un neveu meurent. Hospitalisé pendant deux ans, il est amputé du bras gauche.
De 1947 à 1951, il est à Alger élève de la Société des Beaux-Arts puis de l'École des Beaux-Arts d'Alger et suit les cours du miniaturiste Omar Racim. En 1951, il rencontre Kateb Yacine. De 1953 à 1958 il fréquente l'Ecole des Beaux-Arts de Paris où il retrouve Kateb Yacine.
Les deux artistes demeureront inséparables. En 1958, Issiakhem quitte la France pour séjourner en RFA puis résider en (ex-RDA).
En 1962, boursier de la Casa de Velázquez de Madrid, Issiakhem rentre en Algérie. Il est alors dessinateur au quotidien Alger Républicain où écrivait son ami Kateb Yacine. En 1963, il est membre fondateur de l'Union nationale des arts plastiques, de 1964 à 1966 chef d'atelier de peinture à l' Ecole des Beaux-Arts d'Alger, puis directeur pédagogique de l'Ecole des Beaux-Arts d'Oran.
Il illustre alors plusieurs œuvres de Kateb Yacine. De 1965 à 1982, il crée les maquettes des billets de banque et de nombreux timbres-poste algériens. En 1967, il réalise avec Kateb Yacine un film pour la télévision, Poussières de juillet, en 1968 les décors du film La Voie, de Slim Riad.
En 1971, Issiakhem est professeur d'art graphique à l'Ecole polytechnique d'architecture et d'urbanisme d'Alger et crée les décors pour le film Novembre.
Il voyage en 1972 au Viêt-Nam et reçoit en 1973 une médaille d'or à la Foire internationale d'Alger pour la décoration du stand du ministère du Travail et des Affaires sociales. De 1973 à 1978, Issiakhem est dessinateur de presse. Il dirige en 1977 la réalisation d'une fresque pour l'aéroport d'Alger.
Le ministère du Travail et des Affaires sociales publie à Alger une plaquette dont Kateb Yacine écrit la préface sous le titre Issiakhem, Œil-de-lynx et les Américains, trente-cinq années de l'enfer d'un peintre. En 1978, Issiakhem séjourne quelques mois à Moscou et reçoit en 1980 le Premier Simba d'Or (Lion d'Or) de Rome, distinction de l'Unesco pour l'art africain. Il meurt le 1er décembre 1985 à la suite d'une longue maladie.
Mohammed Khadda, né le 14 mars 1930 à Mostaganem et mort le 4 mai 1991 à Alger, est un peintre algérien. Il est considéré comme l'un des fondateurs de la peinture algérienne contemporaine et l'un des principaux représentants de ce que l'on nomme l'Ecole du Signe.
Bendehiba Khadda, père du peintre, né en 1912 dans la commune de la Mina (Relizane), était arrivé encore jeune à Mostaganem, déjà atteint, comme des dizaines de milliers d'Algériens à l'époque, de trachome. Garçon-cocher sur la diligence Mostaganem-Tiaret, poseur de rails, docker, il était totalement aveugle, devenu garçon d'écurie.
Selon lui, «Benkheddaé, simplifié par l'état civil français dans sa transcription, correspondait au nom de la tribu à laquelle appartenait la famille, de son vrai nom Ladjel. Nebia El Ghali, mère du peintre, était née vers 1911 à Zemmora, non loin de Tiaret.
Un colon ayant acheté vers 1920 le territoire ancestral, sa famille avait été massacrée par la tribu s'éprouvant spoliée, et la tribu avait été ensuite décimée par l'armée. Quand les parents du peintre se marient en 1929, sa mère elle aussi est aveugle.
Mohammed Khadda est l'aîné de cinq enfants, deux mourant en bas âge. Il entre en 1936 à l'école indigène de Tigditt, quartier arabe de Mostaganem. En 1942, la famille fuyant la famine et partant à pied à Tiaret, il porte alors son frère sur ses épaules.
La tante qui l'héberge n'étant pas moins misérable, c'est trois mois plus tard le retour à Mostagnem où il se trouve repris à l'école.
En 1943, il reçoit le diplôme qui donne accès au lycée. Il est temps pour son père qu'il trouve un travail mais son instituteur lui obtient un an de répit, puis en 1944, Khadda ayant obtenu certificat d'études, le fait embaucher à l'imprimerie de Aïn Sefra. Il y commence à dessiner et faire des croquis pour les imprimés à réaliser. Le soir il fait de la reliure, lisant les livres qui lui sont confiés, Hafid, Djami, Omar Khayyam, Mohamed Abdou, Taha Hussein, Gide, André Breton, Cocteau.
Il voit longuement les toiles de Delacroix, Fromentin, Chassériau, Dinet, les sculptures de Rodin et de Bourdelle.
Autour de 1947 Khadda rencontre Abdallah Benanteur, s'inscrit à une école de dessin par correspondance, réalise ses premières aquarelles, puis des pastels et des peintures.
Il approfondit son approche de la peinture aux hasards de ses rencontres dans les librairies et aux marchés aux puces. En 1948 il va rendre visite avec Benanteur à un ami hospitalisé au sanatorium de Rivet et découvre le Musée des Beaux-Arts d'Alger où il voit longuement les toiles de Delacroix, Fromentin, Chassériau, Dinet, les sculptures de Rodin et de Bourdelle.
Le sentiment national progresse décisivement en cette époque. Khadda découvre ainsi la pensée de Benbadis, adhère un moment à la Jeunesse de l'UDMA de Ferhat Abbas. Il a pour amis l'homme de théâtre Abderrahmane Kaki, Mohammed Tengour, qui milite pour le PPA indépendantiste de Messali Hadj, Mustapha Kaïd, acquis à l'idéal communiste.
Il suit les cours d'arabe donnés dans un garage, bientôt fermé par la police, fréquente les cinéclubs et élargit à travers les films de Cocteau et de Bunuel sa connaissance du surréalisme.
Il va fréquemment voir à Oran les expositions de la galerie d'avant-garde Colline. Il écrit des poèmes, s'essaie à la sculpture (pierre, plâtre et terre) et peint sur le motif avec Benanteur autour de Mostaganem. En 1953, Khadda et Benanteur arrivent à Paris où ils visitent longuement musées et galeries.
Khadda dessine le soir à l'Académie de la Grande Chaumière de Montparnasse, se lie avec le romancier Kateb Yacine, milite pour l'indépendance de l'Algérie et adhère au Parti communiste. Il réalise sa première exposition personnelle en 1961.
Mohammed Khadda rentre en 1963 en Algérie où il expose régulièrement. Membre fondateur en 1964 de l'Union nationale des arts plastiques. Il défend la peinture non figurative violemment dénoncée à cette époque, illustre plusieurs recueils de poèmes (Jean Sénac, Rachid Boudjedra) et crée des décors et costumes pour les Théâtres d'Alger et d'Oran (Abdelkader Alloula).
Mohammed Khadda travaille, entre 1973 et 1976, à la réalisation de plusieurs peintures murales collectives, accompagne de ses dessins, dans les années 80, plusieurs recueils poétiques et rassemble en 1983 dans Feuillets épars liés la plupart de ses articles et préfaces.
Attentif à l'évolution de l'art européen, enrichi de son dialogue depuis le début du siècle avec les expressions des autres continents, Khadda découvre que de grands peintres occidentaux, au-delà de l'intérêt des cubistes pour l'art africain des masques, s'inspirent d'éléments de la culture arabe :
«Que Matisse usait élégamment de l'arabesque, que l'admirable Paul Klee était ébloui par l'Orient, que l'Américain Mark Tobey reprenait les signes de l'Extrême-Orient.
Que Piet Mondrian refaisait, à son insu, les carrés magiques du koufi», purs équilibres, illisibles au premier abord, «entre les pleins et les vides, entre le clair et l'obscur».
Dès 1954, la peinture de Khadda se détache de toute figuration réaliste, ressentie comme étrangère à la sensibilité de l'art maghrébin, «un art non figuratif par excellence», écrit-il encore. Dans les années suivantes, son abstraction s'appuie sur les éléments plastiques de la graphie arabe. Ses Alphabets libres feront de lui l'un des fondateurs de ce que l'on nommera après Jean Sénac «l'Ecole du Signe».
Au début des années 1960, les tracés noueux qui structuraient ses paysages non figuratifs se contractent et se réarticulent, à partir de 1967, autour du thème de l'Olivier qui, déclare-t-il alors, est «à la naissance des signes et de l'écriture» qu'il propose.
Ces signes, par la suite, vont d'une part se différencier en une continuelle expansion et lui permettre d'épeler toujours d'autres chiffres, comme on a dit à son propos, du «grand livre du visible», des failles de la pierre au vol de l'oiseau, des méandres de l'oued à la calligraphie des algues. Ils vont d'autre part, comme poursuivant plus loin leur cristallisation, se déployer librement dans leur espace propre.
Découverte de l'écriture du monde et exploration du monde de l'écriture demeureront ainsi dans son œuvre indissociablement liées en deux cheminements complémentaires, chacun retentissant à mesure sur l'autre, qui ne cesseront de rapprocher par degrés le peintre, en une quête unique, des sources mêmes du Signe.
Dans les années 1980, Mohammed Khadda ancre davantage son cheminement sur la lettre. «Je n'ai jamais employé la lettre pour la lettre, précise-t-il. Dans mes peintures ou mes gravures, on retrouve un peu la forme des lettres, les formes parce que je me refuse à employer la lettre arabe telle quelle.»
Ses peintures ne se saisissent jamais, en effet, d'une écriture achevée, «inscrite» déjà, mais donnent à éprouver l'élan d'une écriture originairement «inscrivante».
Explorant librement ses gestes, en amont des conventions qui les codifièrent dans l'avènement des premiers alphabets, Khadda se fait, a-t-on dit, «l'archéologue du possible».
Baya, quant à elle, construit un univers clos, exclusivement féminin, tout à la fois reclus et souverain. Le poète André Breton disait d'elle : «Baya est la sœur de Schéhérazade.» Schéhérazade, la tisserande des mots qui éloignent la mort. Schéhérazade, cette autre femme qui fabule pour compenser sa réclusion. Nous voici donc dans le conte, avec ses Univers merveilleux (titre d'une œuvre de 1968).
Baya abroge les formes, les classifications et les dimensions : l'oiseau s'étire et devient serpent, arbres et huttes poussent de travers, les vases se ramifient, deviennent arborescents comme des queues ou des huppes d'oiseaux. Dans cette sorte de village des origines, où cases, arbres et oiseaux sont emmêlés, les paysages et objets baignent dans l'informulé et la liberté du monde placentaire. Aucun centre de gravité n'est admis.
Tout l'effort de l'artiste est tendu vers la recherche d'une sorte d'harmonie prénatale que la découverte du monde normé, balisé, anguleux nous a fait perdre. Baya est née le 12 décembre 1931 à Bordj El Kiffan (Fort-de-l'Eau), aux environs d'Alger.
On s'extasie sur la spontanéité primitive de cet art
Orpheline de ses deux parents, elle est recueillie par sa grand-mère qu'elle aide dans son travail dans une ferme de colons (horticulture).
En 1943, Marguerite Caminat, sœur de la propriétaire, la prend chez elle à Alger pour rendre des services ménagers dans une maison dont l'éblouissent les fleurs et les oiseaux. Baya commence alors à modeler des personnages ou des animaux fantastiques en argile et elle est encouragée à réaliser des gouaches que le sculpteur Jean Peyrissac montre à Aimé Maeght, de passage à Alger.
Une exposition, dont André Breton préface le catalogue, est en 1947 organisée à Paris par Maeght dans sa galerie. Elle connaît un vif succès.
«On s'extasie sur la spontanéité primitive de cet art, on découvre avec un émerveillement non exempt de paternalisme l'expression naïve à l'état brut, vierge, sauvage enfin», analysera Mohammed Khadda. Le magazine Vogue publie la photo de Baya, qui n'a alors que seize ans, avec un article d'Edmonde Charles-Roux.
Baya découvre Paris, rencontre Braque. L'année suivante elle réalise à Vallauris des sculptures en céramique à l'atelier Madoura et côtoie Picasso.
Mais remise à son tuteur, elle se trouve en 1953 mariée traditionnellement, comme seconde épouse, au musicien arabo-andalou El Hadj Mahfoud Mahieddine, d'une trentaine d'années plus âgé qu'elle.
«Passé le bal irréel de Cendrillon», comme l'écrit François Pouillon, Baya demeure durant dix ans dans l'impossibilité de poursuivre son travail. En 1963, le Musée d'Alger acquiert et expose ses œuvres anciennes.
Sur l'amicale incitation de Mireille et Jean de Maisonseul, conservateur du musée, elle reprend ses pinceaux et ne cessera plus de réaliser sur papier de grandes œuvres qui seront par la suite régulièrement exposées en Algérie (Alger, Tizi Ouzou, Annaba), en France (Paris et Marseille), en Belgique (Bruxelles) et dans le monde arabe.
Elle est placée, avec Aksouh, Benanteur, Guermaz, Issiakhem, Khadda ou Mesli, parmi les artistes de la «génération de 1930»
Plusieurs d'entre elles sont conservées dans la collection d'art brut de Lausanne. Baya meurt le 9 novembre 1998 à Blida.
Elle est placée, avec Aksouh, Benanteur, Guermaz, Issiakhem, Khadda ou Mesli, parmi les artistes de la «génération de 1930» (tous ces peintres étant nés autour de cette année) qui, après les précurseurs des années 1920, ont été les fondateurs de l'art algérien moderne
Quant à l'artiste Mohamed Temmam, né le 23 février 1915 à La Casbah d'Alger, il est considéré comme l'un des artistes plasticiens les plus marquants d'Algérie, ainsi que l'un des très rares à avoir maîtrisé aussi bien les modes d'expression traditionnels, notamment la miniature et l'enluminure, que la peinture de chevalet qu'il pratiquait en tant que portraitiste ou paysagiste.
Il fut également un bon violoniste rattaché à l'école classique andalouse qu'il avait connue très jeune auprès de grands maîtres algérois et de formations prestigieuses comme El Moutribia et El Moussilia.


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