Le torchon brûle entre l'Office de promotion et de gestion immobilières (OPGI) et la direction du Centre hospitalo-universitaire d'Oran à propos de logements affectés aux résidents stagiaires dans cet établissement hospitalier. Ce litige a trait aux logements propriétés de l'office et affectés aux stagiaires en résidanat. Plusieurs ont en effet terminé leurs études et au lieu de restituer les clés et libérer les lieux, les ont sous-loués pour des montants variant entre 12 et 20 000 DA. Cette initiative illégale a poussé la direction de l'OPGI a entamer une procédure en justice pour récupérer ses biens. L'affaire a été traitée par la justice qui a rendu un jugement au profit de l'office qui a notifié cette décision à la direction du CHUO qui se retrouve dans l'embarras puisque plusieurs de ces médecins résidents ont terminé leurs stages et ont été affectés par la tutelle dans des postes hors de la wilaya d'Oran. Des sources de l'office ont indiqué que cette affaire qui oppose ces deux parties n'est pas la première puisque la justice avait, il y a environ deux années, sommé la direction du CHUO de payer les arriérés de loyer qui se chiffrent à plusieurs millions de dinars et à ce jour, le litige reste puisque les décisions d'expulsion n'ont pas été appliquées. «Ces logements situés hors de l'enceinte sont la propriété de l'office et nous userons de tous les moyens légaux pour les récupérer», a affirmé une source proche de cette institution, précisant qu'il sera, le cas échéant, fait appel à la force publique pour faire appliquer la décision d'expulsion des indus occupants.