Nouvelles accusation contre Anis Rahmani    Le procès de Hamel reporté    Les grévistes suspendus    Le DG aurait été expulsé par les autorités algériennes    Chakib Khelil et Amar Ghoul bientôt devant la Cour suprême !    Près de 700 "gülenistes" arrêtés ou recherchés en Turquie    Berraf dénonce un 'montage'    Polémique autour de la délimitation des frontières maritimes    Décès du poète et chercheur Ayache Yahiaoui    Montpellier : Delort retourne le couteau dans la plaie du PSG    Sétif: démantèlement d'un réseau de trafic de pièces archéologiques datant de l'époque romaine    Le ministère du Commerce disposé à apporter toute l'aide nécessaire aux éleveurs    Libye: le règlement de la crise est lié à l'engagement des parties libyennes    ACCIDENTS DE LA CIRCULATION : 45 décès et 1494 blessés en une semaine    Mouvement de protestation du PNC: poursuite des perturbations des vols d'Air Algérie    Presse électronique: nécessaire régularisation juridique pour mettre fin aux "ambiguïtés"    Ferhat Ait Ali charge les opérateurs de l'électroménager    LUTTE CONTRE LE COMMERCE INFORMEL DES OISEAUX PROTEGES : Vers l'installation d'une commission mixte à Oran    RECUPERATION DES FONDS TRANSFERES VERS L'ETRANGER : Un dispositif sous tutelle du ministère de la Justice    OUVERTURE D'UN CONSULAT IVOIRIEN AU SAHARA OCCIDENTAL : L'Algérie dénonce une violation du droit international    L'an II de la révolution algérienne .Les mots du Hirak    Ennahda, «l'homme malade» de la politique tunisienne    Le procès de l'ancien DGSN, Abdelghani Hamel, reporté au 11 mars    L'année du sacre du Chabab ?    Belhocini file en tête avec 10 buts    "C'est frustrant d'avoir perdu deux points face au PAC"    Le Targui    Poutine limoge l'un de ses conseillers emblématiques    La communauté indigène visée par un autre assassinat    Un an d'assiduité au hirak    Lancement prochain d'une opération de pêche préventive    Près de 1 900 morts, mais l'OMS se veut rassurante    Hausse des frais du visa aux consulats algériens    Les Sang et Or n'y arrivent plus    ACTUCULT    Exposition géante sur la guerre d'Algérie dans l'Oise    Mouni Benkhodja expose le "Corpo" et ses tourments    L'engagement de Mouloud Feraoun durant la guerre en débat    LFP/Sanctions : Cinq entraîneurs suspendus    Le Président Tebboune reçoit le Directeur du département Moyen-Orient, Afrique du Nord et Asie centrale au FMI    Procès de Kaddour Chouicha à Oran: Verdict le 3 mars    En réaction à la «répression policière»: Les enseignants du primaire appellent à une action nationale    Blida: 15.400 logements en construction à Meftah    El-Bayadh - Projets en retard : des responsables mis en demeure    Amnesty Algérie: Le Hirak, une mobilisation «exceptionnelle»    Tlemcen: Une caravane pas comme les autres dans les écoles    Un charnier découvert dans la Ghouta orientale    "Je ne suis pas mort"    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





25 harraga interceptés en mer
Annaba
Publié dans Le Temps d'Algérie le 12 - 07 - 2013

Décidément, rien ne semble pouvoir dissuader les jeunes algériens qui tentent de regagner l'autre rive de la Méditerranée, même en ce mois sacré du Ramadhan. Ce mois sacré ne semble pas pouvoir détourner cette jeunesse de son but, qui est de quitter le pays au péril de sa vie pour rejoindre l'Europe.
Ce continent fait toujours rêver les jeunes Algériens, alors qu'il connaît depuis 2010 une crise économique aiguë. Mieux, le phénomène de la harga semble avoir repris de plus belle ces derniers jours au large des côtes est algériennes. Jeudi dernier, deuxième jour du Ramadhan, un groupe de 25 candidats à l'émigration clandestine, âgés entre 25 et 35 ans, a été intercepté à une vingtaine de milles marins au large de la ville d'El Kala (w. d'El Tarf), selon le groupement territorial des gardes-côtes de Annaba.
Les 25 harraga tentaient de rejoindre les côtes italiennes à bord d'une embarcation de fortune, lorsqu'ils furent interceptés et arrêtés par les éléments de l'unité de surveillance des gardes-côtes basée à Cap Rosa, près d'El Kala. Ils ont été conduits à la station marine des gardes-côtes à Annaba, où ils ont subi une visite médicale avant d'être présentés devant le procureur de la République près le tribunal d'Annaba. Il est toutefois certain que l'amélioration des conditions climatiques enregistrée ces derniers jours ravive le désir des harraga de mettre les voiles vers des horizons qu'ils pensent meilleurs.
Ne se souciant ni de leur vie ni de la peine infligée à leurs parents et proches, ces candidat à l'immigration clandestine «inconscients» sont souvent la proie d'une mort fatale. Certains d'entre eux embarquent pour la première fois, d'autres ne désespèrent pas après de précédentes tentatives. De leur côté, les pouvoirs publics, malgré la promulgation d'une loi incriminant l'acte de harga, n'arrivent pas à juguler le phénomène. 400 jeunes ont été déjà présentés à la justice. Il y a quelques jours, un terrible drame a coûté la vie à un jeune harag.
Drame à Ras El Hamra
En effet, un affrontement en haute mer entre les gardes-côtes et un groupe de 6 candidats à l'émigration clandestine a fait 2 morts et 4 blessés. Le drame a eu lieu lorsque des gardes-côtes ont tenté d'intercepter une embarcation de fortune transportant 6 personnes âgées entre 18 et 27 ans, toutes originaires de la wilaya d'Annaba, qui voulaient se rendre en Sardaigne. Les harraga auraient refusé d'obtempérer aux injonctions des éléments de la Marine nationale qui leur demandaient de faire demi-tour, ce qui les amena à procéder à des tirs de sommation.
Alors que les occupants de la barque, déterminés à poursuivre leur voyage, auraient foncé directement sur les gardes- côtes, l'un des militaires aurait ouvert le feu, visant, semble-t-il, le moteur, mais la fusillade devait atteindre trois d'entre les jeunes harraga, tuant sur le coup l'un d'entre eux et blessant, à divers niveaux du corps, ses deux compagnons, alors que la collision a tué un des éléments des gardes-côtes. Une autre embarcation de 17 candidats à l'émigration clandestine a été arraisonnée par les gardes-côtes à 5 milles au nord-est de Ras El Hamra, le même jour. Ils avaient quitté la plage d'échouage de Sidi Salem avant d'être rattrapés par les vedettes de la marine.
Afin de mettre un terme à ce phénomène qui ne connaît pas vraisemblablement de répit, les autorités publiques ont, en plus de la promulgation de la loi incriminant la harga, mis en place une autre mesure en renfort, celle consistant à mobiliser des gardes communaux sur les plages non surveillées, avec pour mission d'empêcher toute embarcation de candidats à la harga. Par ailleurs, les embarcations continuent d'être mises à l'eau. Des individus de tous âges et sexes confondus s'aventurent à bord d'embarcations de fortune et continuent de risquer leur vie.
Certains sont secourus, d'autres morts avant l'arrivée à l'eldorado rêvé. Depuis quelque temps, des harraga ont trouvé une nouvelle route vers l'Europe, la Tunisie, pays proche de l'île italienne de Lampedusa. Les 167 kilomètres qui séparent par mer la Tunisie de Lampedusa constituent une grande tentation pour les harraga algériens, tunisiens et autres en provenance d'Afrique subsaharienne.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.