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Le Shérif
Publié dans L'Expression le 29 - 03 - 2004

En 1933, quand le Parti national socialiste accéda au pouvoir, son premier souci fut de contrôler les moyens de communication pour mieux former et asservir l´opinion publique, élément essentiel pour l´accomplissement de sombres desseins. C´est pour cette raison que Goebbels, nouveau ministre de la Propagande (le mot culture était haï par ce triste sire) rendit visite à l´éminent cinéaste qu´était Fritz Lang (en ce temps-là, la télévision n´existait que dans les laboratoires de science-fiction). Goebbels proposa donc à Fritz Lang de prendre en main les destinées du cinéma allemand, en un mot, diriger la société nationale de production cinématographique : la DEFA qui avait déjà produit de nombreux chefs-d´oeuvre du 7e art allemand.
Le grand metteur en scène, récent auteur du Dr Mabuse, qui n´était pas né de la dernière pluie, déclina l´offre en déclarant qu´il était de descendance juive. Goebbels sourit et tranquillisa l´artiste en déclarant: «C´est nous qui décidons qui est juif et qui ne l´est pas.» Cette dernière assurance inquiéta outre mesure le réalisateur qui demanda réflexion. Cela lui permit de filer à l´anglaise vers Paris puis vers New York où il continua sa carrière avec le succès qu´on lui connaît.
Cette anecdote permet de réfléchir sur l´instrumentalisation des institutions par le groupe dominant, une fois les leviers du pouvoir maîtrisés. Le maître des lieux peut décider à tout instant qui est bon, qui est mauvais, qui est voleur, qui ne l´est pas, qui est blanc, qui est noir, qui est dans le droit chemin, qui ne l´est pas. Fini le libre arbitre et finie l´image de la Justice avec un bandeau sur les yeux. Désormais, elle est borgne et voit, et juge avec les yeux de son maître. Elle devient le bras armé du maître qui agite le glaive et manipule la balance truquée, vu que la tare qui se trouve sur l´un des plateaux est chargée des critères choisis par le maître lui-même. C´est à cet effarant et effrayant état de choses que se trouve confronté le monde qui assiste incrédule à la plus flagrante injustice depuis le trafic des esclaves africains vers les trois autres continents.
Depuis l´attentat du 11 septembre 2001, la superpuissance mondiale, en l´occurrence les USA, définit elle-même les critères du terrorisme. C´est elle qui désigne les terroristes à abattre et met à leur service toute une phraséologie mise au point par les stratèges du Pentagone et leurs conseillers. Ainsi, les mouvements de libération, comme Hamas, et à un moindre degré l´OLP, sont montrés du doigt. Les dirigeants palestiniens sont assassinés froidement un par un, avec des dommages collatéraux entraînant la mort d´innocents civils sans qu´une protestation s´élève dans le monde. Les commentateurs des télévisions occidentales empruntent les euphémismes chers à la Maison-Blanche pour relater des drames humains et des tragédies nationales.
Nous vivons un monde dangereux quand le procureur est en même temps le juge et quand l´avocat est réduit au silence et que les témoins sont muets.
Un épisode de Lucky Luke relate cette kafkaïenne situation.


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