Covid-19: 532 nouveaux cas, 474 guérisons et 9 décès    Le général Gouasmia nouveau commandant de la Gendarmerie    La défense de Khalida Toumi évoque une détention ‘'illégale''    TRIBUNAL DE SIDI M'HAMED : 4 ans de prison requis contre le journaliste Khaled Drarni    Effondrement d'un tunnel minier à Ain Azal: Tebboune présente ses condoléances    INCENDIE A LA FORET DE CANASTEL (ORAN) : Deux hectares de pins d'Alep partis en fumée    CONSTANTINE : Saisie de 90 000 comprimés de psychotropes    Réouverture prochaine des mosquées: appel au respect des mesures préventives    JO-2020: "les athlètes d'élite ont besoin d'un suivi physique et mental individualisé"    Football : la LFP propose de baptiser le stade de Saïda au nom de Saïd Amara    Mandi, un autre Algérien en Premier League ?    Révision du calendrier des demi-finales    Marche des supporters de l'ES Sétif    Les travailleurs de l'Enad de Sour-el-Ghozlane en colère    Effacement des pénalités et rééchelonnement des dettes    El Mou'amara !    LE SOIR D'ALGERIE FÊTE SES 30 ANS    L'Assemblée générale extraordinaire du GS Pétroliers mercredi...    Stéréotypes stériles ou regard objectif    Artisan de la réconciliation en Irlande du Nord : John Hume est mort    US Tébessa : Le club victime de son propre entourage    Barrage éthiopien sur le Nil: le Soudan, l'Egypte et l'Ethiopie reprennent leurs pourparlers    Covid-19 et Toufik-34    Nouvelles de Tiaret    Marché des assurances : Marco Cuneo, nommé CEO d'AXA en Algérie    Relations franco-algériennes : Confrontation des mémoires    Sidi Bel Abbès : Perturbation de l'alimentation en eau durant l'Aïd    Circonscription administrative de Rouiba : Plus de 13 000 peaux de mouton collectées    Un hommage aux musulmans morts pendant les deux guerres mondiales : «Leur sacrifice nous engage tous»    Les obsèques de Gisèle Halimi célébrées le 6 août à Paris : «Je veux crier fort pour ces voix qui se sont tues et celles que l'on ne veut pas entendre»    Nouvel Ouvrage de Ammara Bekkouche édité par le CRASC : Une réflexion originale sur comment cultiver l'urbain à Oran    Lancement du concours de lecture créative par l'ONUDC : Le conteur Mahi Seddik parmi le jury de sélection des lauréats    Décès du Dr Cherifi Mohamed, un des fondateurs de l'ONEC    Chlef: Le nouveau chef de la sûreté de wilaya installé    FAF - Après l'arrêt du championnat: Des dirigeants de clubs montent au créneau    Boulevard «Emir Abdelkader»: Un immeuble menaçant ruine suspend un arrêt du tramway    Rachat et matières essentielles: Le ministère de l'Education dément les rumeurs sur le bac    Des départs plus grands !    DECOMPTE ET ANNIHILATION    Djerad parle d'"actions préméditées"    Ankara dénonce un contrat pétrolier américano-kurde en Syrie    Verdict pour quatre suspects    Le Liban s'enferre dans une crise multiforme    Pour un élargissement des domaines de compétences    Le périmètre irrigable a augmenté à Souk Ahras    "La pensée d'Albert Memmi est sans compromission"    L'émergence du monothéisme en Afrique du Nord    18 civils tués dans une attaque du groupe terroriste Boko Haram    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La campagne électorale s'ouvre sur fond de nouveaux attentats
PRESIDENTIELLE EN EGYPTE
Publié dans L'Expression le 04 - 05 - 2014

L'ancien chef de l'armée Abdel Fatah al-Sissi, archi-favori de la présidentielle, a promis hier «stabilité, sécurité et espoir» à l'ouverture officielle de la campagne, sur fond de violences et de répression des islamistes.
Cette campagne doit s'achever le 23 mai, et le scrutin est prévu les 26 et 27 mai, pour doter le plus peuplé des pays arabes d'un nouveau président, onze mois après l'éviction par M. Sissi du premier chef d'Etat du pays élu démocratiquement, l'islamiste Mohamed Morsi. Depuis cette destitution le 3 juillet, les Frères musulmans de M. Morsi, première force politique organisée du pays, subissent une répression impitoyable. L'unique rival de M. Sissi, Hamdeen Sabbahi, une figure de la gauche laïque qui dit incarner les idéaux de la révolte de 2011 ayant chassé le président Hosni Moubarak, était arrivé troisième à la présidentielle de 2012, remportée par M. Morsi. Lors d'un meeting hier à Assiout (sud), il a dénoncé une poursuite des «politiques menées sous Moubarak» et affirmé vouloir «changer les politiques de corruption et de tyrannie et de pauvreté». Sa campagne peine cependant à peser face aux médias publics comme privés acquis à M. Sissi, et son équipe affirme avoir été attaquée physiquement plusieurs fois. Dans tous les cas, les chances de M. Sabbahi apparaissent nulles face à M. Sissi, porté aux nues après avoir annoncé, alors qu'il était à la tête de la toute puissante armée, la destitution de M. Morsi. Il avait alors invoqué les millions d'Egyptiens descendus dans la rue pour réclamer le départ de M. Morsi, accusé d'accaparer le pouvoir au profit des Frères musulmans et de vouloir islamiser de force la société. «Je promets de travailler dur, et j'appelle chacun à assumer ses responsabilités avec moi», a lancé M. Sissi hier sur Twitter. «Par notre volonté et nos capacités, nous obtiendrons stabilité, sécurité et espoir». Dans une interview accordée plus tard à des journalistes, il a pleuré en évoquant des messages qu'il dit avoir reçu de gens pauvres, selon le site Internet du quotidien Al-Ahram. «Il a dit avoir reçu des messages de gens qui n'ont pas de quoi manger mais qui disent accepter leur sort pour lui», selon Al-Ahram. M. Sissi est vu comme celui qui saura rétablir la sécurité dans le pays, théâtre de violences meurtrières quasi quotidiennes. Vendredi encore, quatre personnes ont été tuées dans les violences, dont un policier tué par une bombe au Caire et un soldat tué par un kamikaze dans la péninsule du Sinaï. Depuis juillet, les forces de l'ordre sont la cible d'attentats qui ont fait quelque 500 morts selon le gouvernement intérimaire mis en place par l'armée. Et même si ces attaques ont été revendiquées par des mouvements jihadistes disant agir en représailles à la répression des pro-Morsi, le gouvernement les attribue aux Frères musulmans, décrétés «organisation terroriste». Quant à la répression menée contre les islamistes, elle a coûté la vie à plus de 1.400 personnes, en majorité des manifestants, et mené à la détention de plus de 15.000 autres, selon des ONG.
De plus, des tribunaux ont ces derniers mois condamné à mort des centaines d'islamistes présumés de manière expéditive, dans ce que l'ONU a dénoncé comme des «procès de masse sans précédent dans l'Histoire récente». Hier encore, un tribunal du Caire a condamné 102 pro-Morsi à 10 ans de prison pour des manifestations violentes, selon la télévision d'Etat. Par ailleurs, lors d'une audience du procès des journalistes d'Al-Jazeera, accusés de soutien aux islamistes, Peter Greste, un prévenu australien emprisonné depuis plus de quatre mois, a dénoncé une «immense injustice», le jour où est célébrée la Journée mondiale de la presse. Outre les islamistes, le pouvoir intérimaire s'en est pris aussi aux militants de la contestation libérale et laïque, inquiets d'un retour en force des militaires au sommet de l'Etat.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.