C'est la fin de la semaine écoulée qu'a eu lieu la présentation en avant-première de la pièce théâtrale La main damnée de Dalila Oukili au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi. L'histoire se déroule dans une maison modeste. La pièce débute au moment où la jeune Imène revient à la maison après avoir été kidnappée par des terroristes. Lamia ( Tinhinane), lycéenne, perdue après le rapt de sa soeur Imène, a agi avec délicatesse pour redonner à sa soeur goût à la vie. Imène, cette jeune étudiante, très brillante, qui rêvait d'un avenir prometteur, se retrouve dans un trou noir après avoir été enlevée, battue, violée et humiliée. L'histoire de cette jeune fille, portée sur les planches par Dalila Oukili, montre à plus d'un titre, la dure réalité de sa réintégration au sein de la société en général et de sa famille en particulier. Faute de trouver du réconfort auprès des siens Imène a vécu une deuxième humiliation, cette fois- ci, par un père trop fier et trop digne pour accepter une fille enceinte malgré elle, déshonorée et traumatisée. Dalila Oukili a trouvé les mots et les gestes pour rendre cette dure réalité, qu'aucune conscience ne peut accepter. Ahmed Benaïssa qui a parfaitement campé son rôle, se distingue par son aisance sur les planches au vu de sa longue expérience théâtrale. Il faut également relever la remarquable prestation de Linda Sellam dans le rôle d'Imène, comme a su rendre toutes les émotions entourant cette tragédie, la jeune Tinhinan dans le rôle de Lamia . Ces deux jeunes comédiennes ont su donner tout le tragique à la pièce théâtrale de Dalila Oukili.