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Vues par la lorgnette islamiste
MANUEL VALLS EN VISITE À ALGER : RELATIONS ALGERO-FRANÇAISES
Publié dans L'Expression le 09 - 04 - 2016

Les milieux islamistes algériens ne ratent aucune occasion pour s'attaquer à la France
L'école a cristallisé l'opposition entre ceux qui aspirent à un Etat démocratique, à la lumière, et ceux qui n'ont pas renoncé à l'instauration d'une République islamique.
La France et l'Algérie n'ont pas encore soldé leurs comptes. Leurs relations sont mouvementées. Un coup ça souffle le chaud. Un coup ça souffle le froid. Les islamistes quant à eux saisissent la moindre occasion pour les exacerber lorsqu'ils ne jettent pas de l'huile sur le feu. Tantôt c'est la langue de Molière, langue du colonisateur, trait d'union entre les deux rives de la Méditerranée qui est ciblée. Tantôt ressurgit la question de la repentance. Deux sujets sur lesquels surfent chefs de partis islamistes, les prédicateurs salafistes ainsi que certains partis qui portent en leur sein les germes d'une idéologie fondamentaliste inavouée. Si entre Paris et Alger, il y a eu de manière récurrente de l'eau dans le gaz, cela n'a pas empêché malgré tout que la situation tende plutôt vers un apaisement, ce qu'ils tentent de parasiter.
Une tendance incarnée par les violentes attaques qui ciblent et se cristallisent sur la personne de la ministre de l'Education nationale qui à leurs yeux à travers le projet moderniste qu'elle porte pour l'Ecole algérienne est soupçonnée de «rouler» pour la France. La fronde avait atteint son paroxysme au plus haut du débat qui a concerné l'introduction de la langue maternelle dans le préscolaire et l'enseignement primaire alors qu'il n'avait pas encore franchi le stade de la recommandation. «Partez! Partez!...», c'est ainsi que l'imam salafiste, Abdelfettah Hamadache, s'était adressé, à travers une vidéo postée sur le Net, à la ministre de l'Education nationale, l'accusant de «porter un projet français» pour l'école et le peuple algériens. Ce chef d'un obscur parti islamiste utilise les mêmes moyens de communication que Daesh. Il adopte les positions les plus radicales, les plus extrémistes. Un phénomène jamais revu depuis la dissolution du FIS dissous et de la mise au pas de ses principaux dirigeants. Et lorsqu'il s'agit d'épingler la France il ne se fait pas prier. «Nous demandons aux Etats musulmans d'appliquer la charia, la loi islamique. Pour la France, c'est intolérable... Notre revendication, c'est d'instaurer l'Etat islamique en Algérie, même s'il faut pour cela attendre soixante ans. L'Etat islamique circule dans notre sang», avait déclaré Hamadache dans un entretien accordé au mois de janvier 2015, au journal Le Parisien juste après les attentats qui ont secoué la capitale parisienne.
L'école a cristallisé l'opposition entre ceux qui aspirent à un Etat démocratique, à la lumière, et ceux qui n'ont pas renoncé à l'instauration d'une République islamique, à l'obscurantisme. Une stratégie mise en place par les idéologues islamistes.
Comme elle a enfanté toutes sortes de frustrations au point de devenir un enjeu politique où s'affrontent deux projets de société. L'un moderniste attribué de façon erroné à ceux qui ont fait de la langue française un butin de guerre. L'autre «archaïque» porté par une mouvance islamiste qui a fait de la défense de la langue arabe son cheval de bataille pour imposer des idées. Tout se passe donc comme si ces deux langues ne pouvaient cohabiter. Mettant les arabophones dans le même panier.
Une vision réductrice car dans les deux «camps» il existe des brebis galeuses. Des contemporains et des rétrogrades. Une fracture héritée du colonialisme qui a couvé au sein du Mouvement national et qui se retrouve aujourd'hui au centre des relations entre l'Algérie et la France, auscultée par la lorgnette islamiste.


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