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L'imam salafiste défie la République
HAMADACHE DEMANDE LA TÊTE DE BENGHEBRIT ET MENACE D'OCCUPER LA RUE
Publié dans L'Expression le 24 - 08 - 2015

«Partez! Partez!...» C'est ainsi que Abdelfettah Hamadache s'est adressé à la ministre de l'Education nationale l'accusant de «porter un projet français» pour l'école et le peuple algériens.
C'est certainement l'une des rares fois qu'un membre du gouvernement est attaqué de façon aussi virulente. Nouria Benghebrit qui a dû faire face à une diabolisation sans précédent de la part de ses détracteurs n'a probablement pas tout entendu. «Partez! Partez!...», c'est ainsi que l'imam salafiste, Abdelfettah Hamadache, s'est adressé à la ministre de l'Education nationale, l'accusant de «porter un projet français» pour l'école et le peuple algériens.
L'ultimatum a été lancé à travers une vidéo rendue publique. Hamadache utilise les mêmes moyens de communication que ses «frères» de Daesh. Comme eux il adopte les positions les plus radicales, les plus extrémistes. Un phénomène jamais revu depuis la dissolution du FIS et de la mise au pas de ses principaux dirigeants.
Les germes d'un remake des années 1990 sont bien là.
Les extrémistes seraient prêts à descendre dans les rues d'Alger. Ils testent la présence de l'Etat et exigent du gouvernement le retrait pur et simple du projet relatif à l'introduction de la langue maternelle dans le préscolaire et l'enseignement primaire qui est pourtant resté au stade de la recommandation. Il n'empêche que celui qui s'affirme comme leur chef de file ne lâche pas le morceau.
Hamadache défie la République. Il veut la tête de Benghebrit. Dans le cas contraire, il appellera à la protestation. Il se dit prêt à mobiliser «dans les mosquées, les quartiers populaires, au sein des associations», pour protéger la langue arabe qu'il estime en danger. «Nous occuperons la rue!» déclare-t-il sur un ton menaçant. Au mois de juin dernier il s'est dit favorable à l'ouverture d'une ambassade de l'EI en Algérie. «Si j'étais président de la République, j'autoriserais l'ouverture de l'ambassade de Daesh en Algérie» avait affirmé le prédicateur islamiste sur les ondes de radio Echourouk FM. Depuis, il avait été interdit d'antenne. Une sanction somme toute clémente par rapport au discours de haine, d'appel à la division...véhiculé par ce prédicateur islamiste qui n'a pas peur d'instrumentaliser la religion à des fins politiques, ce qui est strictement interdit par la loi. Après la carotte, le gouvernement sortira-t-il le bâton?
Les institutions de la République sont malmenées. Leur crédibilité est en jeu. L'Etat cédera- t-il devant le scénario de la mise à mort de la ministre de l'Education nationale? Il est signé par cet «imam» que certains n'ont pas hésité à qualifier un peu trop vite de charlatan. Ce dernier vient de faire la preuve non seulement de sa maitrise des moyens de communication modernes, mais il a surtout su développer un message, certes simpliste, qui trouvera très certainement écho auprès de beaucoup d'illuminés, de frustrés... assoiffés de prendre leur revanche sur le sort. Ils trouveront là de quoi avoir une haute estime d'eux-mêmes, en passant à l'acte, dans la foulée de ces appels au meurtre savamment distillés en appelant à défendre la religion au nom d'une menace qui pèserait sur elle et qui n'existe que dans leur esprit. C'est cela aussi l'esprit des messages de Daesh qui collent à la peau de Hamadache. On pensait la polémique sur l'introduction de la «daridja» définitivement close après les clarifications apportées par le Premier ministre qui a appelé à «ne pas faire l'amalgame entre les propositions d'une commission de pédagogues et d'enseignants et les décisions de l'Etat». Et pour mettre un terme à ce sujet beaucoup plus propice à la division qu'à l'unité, Abdelmalek Sellal a tenu à souligner que «la langue arabe est une référence constitutionnelle, civilisationnelle et culturelle, et un principe tranché de manière définitive, au même titre que Tamazight qu'il importe de développer et de généraliser dans le cadre de la préservation de l'unité nationale». On pensait le feu éteint. C'était sans compter sur l'incarnation de la mouvance islamiste la plus virulente, la plus violente, mais aussi la plus médiatique. Le pouvoir qui a réussi à mettre au pas les islamistes purs et durs après plus d'une décennie de lutte implacable est aujourd'hui défié par un personnage qui symbolise la mouvance salafiste et tout ce qu'elle comporte de violent en elle. C'est peut-être l'ultime provocation que vient de lui lancer Abdelfettah Hamadache.


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