Réunion du Gouvernement: Des mesures d'urgence pour l'industrie et l'agriculture    Le président de la CIPA: «L'objectif premier c'est de combattre la bureaucratie»    Habitat: Les logements LPL font jaser    Revirement ou tactique ? Mohamed VI feint l'apaisement    Lamamra en Egypte: Libye, Tunisie et coopération au menu    Le président Kaïs Saïed rassure: «La Tunisie est sur le bon chemin»    Football - Ligue 1: La relégation hante les esprits    La bonne affaire pour l'Afrique ?    Analyses médicales, tests antigéniques et PCR: Les assurances sociales appelées à faire plus    Un dentiste dément les rumeurs: «Aucun danger de l'anesthésie buccale sur les vaccinés»    Richesses humaines ensevelies    La démocratie en terre d'islam : «Allah ghaleb est inscrit sur tous les fronts» !    Mettez fin à l'occupation du Sahara occidental    Le dinar reprend du poil de la bête face au dollar    Abdelkrim Fergat aux repêchages    Cinquième or pour Dressel    Le trophée pour Zverev    Le temps des solidarités    Alger-Tripoli    Les grandes urgences du secteur de l'industrie    On vaccine les zones d'ombre    Les médecins de la diaspora attendent le feu vert    50000 Employés risquent le chômage    Le formidable élan de solidarité des Algériens    37 décès et 1.172 nouveaux cas en 24 heures    Plus de 200.000 manifestants dans les rues contre le pass sanitaire    L'ONU salue une « réalisation historique » en Libye    Mémoire et traumatisme de guerre    Une figure de la musique andalouse s'éteint    Le TNA et le Cadc optent pour le virtuel    Tenue de la 45e Eucoco les 10 et 11 décembre prochain    L'échec de Flissi    Retrait de l'accréditation à la chaîne TV El Arabia    Une fresque murale à l'entrée de la nouvelle cité Djerda    Apulée de Madaure célébré en Hongrie    Publication de 20 ouvrages par l'Enag    Tennis : Djokovic repart bredouille, et blessé    L'AS FAR valide son billet    Les prix à la consommation en baisse de 1,1% sur un mois en juin    Après France 24: Retrait d'accréditation à la chaîne «El-Arabia»    FAF - Coupe de la Ligue: Un véritable casse-tête !    Retrait de l'accréditation en Algérie    Al Arabia interdite en Algérie    Quelle chance pour la médiation algérienne ?    LE RCD CHARGE LE GOUVERNEMENT    Chanegriha: «Mettre en échec tous les plans hostiles»    Le journaliste de Canal Algérie Salem Azzi n'est plus    Absence de culture ou...    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



3 marches en une journée
36E ANNIVERSAIRE DU PRINTEMPS AMAZIGH : BEJAIA
Publié dans L'Expression le 21 - 04 - 2016

La commémoration du 36e anniversaire du printemps berbère s'est singularisée cette année par l'apparition d'un nouveau slogan en relation avec la langue amazighe.
Au-delà des traditionnelles marches qu'organisent, séparément, depuis plusieurs années le RCD et le MAK, marquant ainsi l'interminable dispersion des forces et en l'absence du Front des forces socialistes, la célébration du 36e anniversaire du printemps berbère a vu apparaître un nouveau slogan revendiquant «une officialisation effective de tamazight».
En d'autres termes, l'introduction de la langue et culture amazighes dans la Constitution algérienne révisée récemment n'agrée pas les marcheurs d'hier à Béjaïa. Deux marches populaires et pacifiques ont marqué dans le calme la journée d'hier à Bejaïa. Deux actions purement politiques se sont ajoutées aux nombreuses activités culturelles et festives Le RCD a réuni ses troupes au niveau de la Maison de la culture Taos Amrouche jusqu'à la placette de la Liberté de la presse Saïd-Mekbel et le MAK a marché du campus de Targa-Ouzemour vers la même placette Saïd-Mekbel.
Le RCD a exigé hier «l'officialisation effective de la langue amazighe». L'officialisation décidée récemment par les pouvoirs publics est une «duperie», ont estimé les manifestants qui soutiennent que l'introduction de tamazight en tant que langue nationale puis officielle dans la Constitution algérienne n'a de valeur que celle de l'étouffer, voire de l'instrumentaliser. Le RCD exige que tamazigth soit «une langue pleine et entière, pas de seconde zone». Pour lui, «c'est l'heure de faire un bilan comme chaque année en ce moment, rendre hommage à ceux qui se sont sacrifiés pour notre identité et surtout ne pas oublier ceux qui ont trahi le combat aussi». Pour lui, le combat doit continuer plus que jamais car la langue amzighe a besoin de ses enfants», estiment en substance les intervenants du RCD, qui n'ont pas manqué d'interpeller les pouvoirs publics sur la levée des interdictions sur toutes les libertés démocratiques et le maintien des projets socioéconomiques programmés dans la région».
Le MAK a pour sa part réitéré ses revendications dont «l'indépendance de la Kabylie et pour une Kabylie laïque».
L'incessant et exagéré survol de la ville de Béjaïa par un hélicoptère de la police nationale durant toute la matinée n' a pas été du goût des organisateurs et des marcheurs qui l'ont perçu comme «une provocation pure et simple des décideurs».
L'hélicoptère qui survolait sans cesse la ville a provoqué les Makistes à l'instar des renforts exceptionnels des CRS dépêchés pour l'occasion. Plus de colère que de violence, a-t-on constaté.
C'est le cas d'ailleurs de la troisième marche menée par quelques étudiants qui se déclarent indépendants de tous les courants politiques.
Par ailleurs, d'autres activités plutôt folkloriques ont été organisées un peu partout dans la wilaya par le mouvement associatif, les écoles, les structures de la culture et de la jeunesse et des sports dans différentes localités, dont Ighil-Ali, Tazmalt, Sidi Aïch Akfadou Tabane, Chemini Akbou, Féraoune, El Kseur et Amizour.
Ces activités ont été caractérisées par des tournois sportifs, conférences sur le patrimoine matériel et immatériel amazigh, sur le parcours de la lutte pour l'officialisation et la reconnaissance de tamazight comme culture et langue nationale et officielle et aussi la reconnaissance de l'identité nationale amazighe sans tabou, des expositions de peinture, des projections de films en tamazight, des pièces de théâtre et chants amazighs, etc. En somme, une journée festive et revendicative comme l'a toujours été le 20 avril depuis 1980 à ce jour.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.