A L'OMBRE DES MURS    En difficulté: Les entreprises demandent l'aide de l'Etat    Bouira: Livraison de 4.900 quintaux de blé aux minoteries    LFP - Arrêt des compétitions: De redoutables conséquences pour les clubs    FAF - Réunion du BF aujourd'hui: Sous le signe de la solidarité    Lois et «tech» à la rescousse    Blida J7: Le nombre de cas confirmés en nette augmentation    Crise à l'hôpital de Boufarik: Le SNPSSP accuse des «syndicats rivaux»    Chanegriha en visite aujourd'hui à Blida    La Chine va construire un hôpital de protection en Algérie    Les prix du pétrole au plus bas depuis 17 ans    GMS Mercedes-Benz à l'arrêt    Hyundai GMI Al Djazair fermé temporairement    "Nous ne laisserons aucun Algérien sans assistance"    Le comité scientifique propose de passer au confinement général    Le professeur Si Ahmed succombe au Covid-19    Coronavirus: Djerad insiste sur l'implication de la société civile, la bonne gouvernance et la lutte contre la spéculation    Zoubida Assoul parle de l'état de santé de Tabbou et Nekkaz    FC Barcelone: Coronavirus, salaires... Messi et les autres joueurs taclent la direction !    Le général-major Chanegriha en visite de travail mardi à la 1ère Région militaire à Blida    Coronavirus: Ferhat Aït Ali instruit les groupes industriels publics d'augmenter leur production    Real - Benzema : "Mbappé est très fort, mais..."    Perturbations dans l'approvisionnement en produits de base : appel à la révision des lois régissant les activités commerciales    Real Madrid: contact entre Zidane et Aubameyang ?    Covid-19 : Contribution financière du groupe parlementaire RND au Conseil de la Nation pour endiguer la pandémie    Coronavirus : 73 nouveaux cas confirmés et 4 nouveaux décès enregistrés en Algérie    Covid-19 : un lot de 10.000 livres remis aux résidants des hôtels de confinement    LE PIÈGE DES TRAUMATISMES.    Pandémie de coronavirus : L'ONU et le pape appellent à un cessez-le-feu mondial    Palestine : Les Palestiniens pris entre deux feux    L'Algérie condamne les attaques contre la région de Cabo    Les feuilles de l'automne    L'infrangible lien…    N'ASSUME SES MISSIONS Aïcha Zinaï claque la porte du cndh    "La situation va rapidement devenir intenable"    …CULTURE EN BREF …    Faris Betatache, l'artiste qui allie tradition et modernisme    Des festivals et des concerts animés derrière les écrans    Les Golden Globes 2020 : Assouplissement des règles    Musique- Bob Dylan : Sortie d'une nouvelle chanson    Pour une meilleure fluidité de la circulation: Les entreprises chargées de la réalisation de trois axes routiers désignées    LES VIES LIEES    Et si le passé parlait ?    L'Agence de presse sahraouie fête son 21e anniversaire    Le régime algérien profite du coronavirus pour réprimer de plus belle    Tentative de réhabiliter le vote par procuration    Les cygnes blancs de 2020    30e nouveau membre de l'Otan    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Manoeuvres et jeux de coulisses
MEDIATION AMERICAINE ENTRE ALGER ET RABAT
Publié dans L'Expression le 20 - 08 - 2005

La sous-région maghrébine prend une importance inusitée dans la nouvelle politique de redéploiement des Etats-Unis.
L'annonce de la libération, mercredi, par le Front Polisario de 404 prisonniers marocains coïncidait avec l'arrivée à Alger, le même jour, du sénateur américain, Richard Lugar, -président de la Commission des Affaires étrangères au Sénat des Etats-Unis-, accompagné d'une importante délégation parlementaire américaine et du général John Johnes, commandant en chef des forces américaines en Europe et commandant suprême des forces alliées en Europe. Ce concours de circonstances est loin d'être fortuit et résulte d'un timing savamment mis au point. Quoique le sénateur Lugar ne se soit pas mis en avant, c'est grâce à sa médiation active, certes discrète, que les prisonniers marocains ont pu être élargis. La présence à Alger du chef de la Commission des Affaires étrangères du Sénat américain indique aussi, en filigrane, l'importance qu'accordent aujourd'hui les Etats-Unis à des relations exemplaires avec l'Algérie. Il faudra sans doute replacer tout ce processus dans le cadre de la nouvelle politique « arabe » du président Bush, et du redéploiement qu'entreprennent les Etats-Unis pour redorer une image de marque passablement altérée dans le monde arabe par leur envahissement, et l'occupation, de l'Irak. Outre cet aspect spécifique de la question, les Etats-Unis se trouvent aujourd'hui en phase avec l'Algérie, sur la problématique du terrorisme islamique, Alger ayant été, longtemps, seule à en dénoncer la nuisance, avant que ne survienne le 11 septembre 2001 et l'attaque anti-américaine contre le World Trade Center de New York. Depuis, Washington, singulièrement sur cette question, s'est rapproché d'Alger et a engagé une coopération, à tout le moins, fructueuse pour les deux parties. Toutefois, la coopération que les Etats-Unis envisagent au niveau du Grand Maghreb, notamment dans la lutte contre le terrorisme, -dont les activités dans la région du Sahel ne manquent pas d'inquiéter- et la revalorisation de leurs relations commerciales avec les pays de l'UMA, se heurte au problème, jusqu'ici non résolu, du Sahara occidental. Aussi, une solution définitive et équitable de la question sahraouie est-elle devenue, pour Washington, la pierre angulaire de sa politique maghrébine, d'où l'impératif pour les Etats-Unis de contribuer à un règlement pacifique du contentieux sahraoui pour pouvoir concrétiser leur nouvelle stratégie au Maghreb. Outre la solution à la problématique sahraouie, des relations apaisées entre Alger et Rabat, -les deux pays piliers du Grand Maghreb-, entre en droite ligne des efforts que déploient ces dernières semaines Washington dans la région. Assainir la situation au Sahara occidental est du coup devenu pour les Etats-Unis un paramètre tactique de leur politique au Maghreb. Se félicitant de la libération des prisonniers marocains par le Front Polisario, le porte- parole du département d'Etat, Sean McCormack, a estimé que celle-ci était «une occasion pour faire progresser l'unité et la stabilité du Maghreb». A quelque chose près, c'est ce que déclarait à Alger le sénateur Richard Lugar qui a appelé l'Algérie et le Maroc à en profiter pour relancer leur dialogue, améliorer leurs relations bilatérales et créer un climat régional permettant de résoudre enfin le conflit du Sahara occidental. Toutefois, sur ce point M.Lugar précisera aussi que la solution au problème sahraoui doit se faire conformément aux résolutions de l'ONU. Ainsi, dans une déclaration à la presse, après l'audience que lui a accordée le président Bouteflika, M.Lugar a réaffirmé «l'appui des Etats-Unis pour une solution politique dans le cadre des Nations unies» du conflit du Sahara occidental qui oppose depuis 1975 le Maroc au Front Polisario. Si l'amélioration des relations entre Alger et Rabat est souhaitée par les Etats-Unis, un tel raffermissement des rapports entre les deux pays maghrébins ne doit pas se faire pour autant au détriment du droit international et du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination. Le règlement pacifique du problème du Sahara occidental ouvrira de nouvelles opportunités pour les pays de la région et donnera, en sus, aux Etats-Unis de devenir un partenaire incontournable du Grand Maghreb, d'où les manoeuvres en coulisses mises en branle par Washington. Et la visite de M. Lugar et sa délégation dans cette région est un signe quant à la détermination des Etats-Unis à contribuer à la stabilité d'une région qui entre de plain-pied dans leur nouvelle stratégie d'équilibre pour le monde arabe et la Méditerranée, dont le Maghreb en est un élément moteur.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.