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Entre la faim et la violence
LE SAHEL ATTEND PLUS QUE DE L'AIDE ALIMENTAIRE
Publié dans L'Expression le 01 - 07 - 2018

Le quartier général de la force antiterroriste au Sahel
Seulement 118 millions de dollars, sur les 285 millions prévus pour le Sahel, cette année, ont été reçus à ce jour de la communauté internationale: «Insuffisant» selon le coordonnateur du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies pour le Sahel.
Le Sahel et une partie de l'Afrique subsaharienne ont faim, mais attendent plus que de l'aide alimentaire d'urgence: les populations voudraient développer leur propre «résilience», agricole et sociétale, face aux défis cumulés du changement climatique et de la violence. Dans les cinq pays du Sahel (Mauritanie, Niger, Tchad, Burkina Faso et Mali), six millions de personnes ont besoin d'assistance alimentaire immédiate, soit 40% de plus qu'en 2017 à la même époque, déclare William Affif, coordonnateur des réponses d'urgence pour le Sahel du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies. Sur ce total, le PAM considère que 3,5 millions de personnes sont «prioritaires» pour recevoir une aide alimentaire.
Or seulement 118 millions de dollars sur les 285 millions prévus pour le Sahel cette année ont été reçus à ce jour de la communauté internationale: «Insuffisant» selon le responsable, «car en plus de l'aide d'urgence, nous devons enchaîner avec le programme de résilience». Il se déclare «inquiet» du manque de prise de conscience du besoin d'investissement dans des domaines comme la santé et l'éducation, notamment des filles, «qui permettent aux populations de se fixer», et ainsi de ne pas grossir les flots de migration vers les centres urbains ou les pays étrangers.
Au Mali, «beaucoup d'écoles ont fermé», dit-il. «Les instituteurs ont peur de la violence qui se développe, c'est la même chose pour beaucoup de centres de santé», ajoute ce responsable. Au Niger, le gouvernement a lancé depuis 2012 le programme 3N «les Nigériens nourrissent les Nigériens» soutenu par les bailleurs de fonds internationaux, qui passe par une transformation rurale du pays, afin de réduire la fréquence des déficits céréaliers et fourragers. Le ministre de l'Agriculture et de l'élevage du Niger, Albadé Abouba, a présenté cette initiative cette semaine à Châlons-en-Champagne, dans l'est de la France, lors d'un forum consacré à l'avenir de l'agriculture mondiale face au changement climatique, avec experts, ONG et politiques.
Pour développer l'agriculture dans des zones aussi arides, les besoins portent surtout sur des aides techniques et logistiques. Premier objectif, la réduction du gaspillage alimentaire. Cela peut sembler paradoxal, mais une grosse partie des (maigres) récoltes dans cette région dumonde est perdue, mal stockée, asséchée, attaquée par les rats. Ou détruite par manque de moyen de transport ou de chaîne du froid en état de marche. «Il y a des besoins de construction de greniers communautaires ou de greniers individuels à base de containers qui préservent les récoltes», souligne M. Affif.
D'autres besoins sont liés à la fertilisation et à l'énergie. Outre les engrais traditionnels, chers, certains pays de la zone veulent développer leur indépendance en la matière. Le fonds international de développement agricole (FIDA) a ainsi financé pour 11.000 foyers au Mali un réseau de biodigesteurs, qui fabriquent du compost et du biogaz à partir d'excréments animaux et de «biomasse», a indiqué Stephane Mousset, directeur du FIDA. Néanmoins, dans la région, les sécheresses se suivent et s'accumulent, rendant l'agriculture et la production alimentaire précaire et fragile.
Pour attirer l'attention, les directeurs exécutifs des trois agences de l'Onu (PAM, FIDA et FAO, l'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture) chargées de l'aide alimentaire et agricole, vont se rendre ensemble au Sahel à la mi-août, a indiqué le ministre de l'Agriculture du Niger. Parmi les éléments d'optimisme, le développement rapide des technologies de communication mobile en Afrique permet d'accélérer la «résilience» alimentaire. «Avec le développement des applications et des nouvelles technologies, le modèle des fermes-usines industrielles est dépassé (en Afrique), puisque nous pouvons désormais mettre en relation les petits producteurs et les consommateurs via les plateformes», dit Rafael Flor, directeur du bureau kényan de la fondation américaine Rockefeller Fondation.
Autre élément d'optimisme, même s'il ne s'agit pas à strictement parler du Sahel, mais du sud du Burkina Faso: c'est l'exemple de Bobo Dioulasso, l'une des principales villes du Burkina, où se développe l'agriculture urbaine.»Au bout de 10 ans, on peut dire que 80% des Bobolais sont devenus agriculteurs, avec le développement du maraîchage, de l'arboriculture, du petit élevage, et maintenant de l'apiculture», explique Soumaïla N'Diaye, ingénieur chargé de développement local à la commune de Bobo Dioulasso....


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