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Qu'est-ce qui fait courir makri?
TRACTATIONS POLITIQUES, ALLIANCES, PROMESSES ET MARCHANDAGES
Publié dans L'Expression le 25 - 07 - 2018

Conférence de presse commune qu'il a coanimée avec Djamel Ould Abbès
Abderezzak Makri réussira-t-il à entraîner le reste de la classe politique dans un scénario à la turque, qui a ouvert à Erdogan les portes de la Présidence de son pays?
Le président du MSP, enchaîne les rendez-vous politiques. A force de rencontres avec tout ce qui compte sur la scène nationale, Abderezzak Makri se taille un costume d'homme de dialogue, voire de consensus. C'est en tout cas, ce qu'il aspire à réaliser, à travers son initiative qui l'a fait voyager du siège de Talaïou El Houriate à celui du FLN, en passant par le FFS. Celui qui revendique l'héritage de Mahfoud Nahnah, tout en affichant une admiration sans limite pour le Turc Tayyip Erdogan, ne compte certainement pas s'arrêter en si bon chemin. Sur son agenda, Makri a coché le RND et d'autres formations, ainsi que pas mal de noms de personnalités nationales. L'homme voit visiblement grand et la conférence de presse commune qu'il a coanimée avec Djamel Ould Abbès, lui confère un statut de «partenaire» du parti présidentiel et le pousse certainement à «déployer» son ambition, à voir plus loin que son actuel horizon.
Après des débuts «poussifs», une mise en route quelque peu retardée par des commentaires pas très «élogieux» sur son initiative, voilà que son projet reçoit une sorte de «quitus» d'un grand parti, en ce sens qu'il a consenti à déléguer son secrétaire général pour prendre langue. Il n'est pas aisé, en effet, de se voir accepté à la table de Djamel Ould Abbès pour évoquer un sujet aussi «sensible» qui n'en est pas un pour le FLN qui considère le processus électoral légal comme seule option à toute ambition partisane de parvenir au pouvoir. C'est dire que si le second personnage du FLN a écouté le président du MSP, ce n'est certainement pas pour enterrer son initiative, mais au contraire, pour trouver un point commun entre les deux approches, du FLN et du MSP. La discussion engagée entre les responsables des deux partis est en soi un gage de reconnaissance de l'effort de «réflexion» des dirigeants du parti islamiste. Plus que cela, le vieux parti donne un nouvel élan au projet de «consensus», mais pose tout de même quelques conditions essentielles.
Il reste que désormais, l'initiative du MSP, même si elle n'est pas encore «recevable», est tout de même frappée du sceau de «sérieux», puisque écoutée par le secrétaire général de la première formation politique du pays, dont le président n'est autre que le chef de l'Etat. De fait, la démarche de Makri est appelée à s'imposer comme une «offre» sensée, mais certainement pas dans sa mouture originelle. Les empreintes du FLN, du RND, du FFS et d'autres formations en «lifteront» les bords, avec au final, l'objectif d'un véritable consensus politique national autour de la gestion de l'après-présidentielle 2019. Un voeu partagé par tous, mais il n'est pas dit qu'il se réalise, à voir les approches souvent contradictoires des projets des uns et des autres.
En tout état de cause, il est évident, à travers l'activisme dont il fait montre ces derniers jours, que Abderezzak Makri passe pour être le «nouvel animateur» d'une scène nationale, laquelle, il y a quelques semaines, ronronnait. L'un des mérites du projet du MSP est d'avoir «réveillé» une classe partisane anesthésiée par un dialogue de sourds entre les différents acteurs, au point que la proximité d'un rendez-vous électoral majeur ne semblait pas constituer une priorité pour nombre de partis. Le réveil, favorisé par l'entrée en scène du FLN, faut-il le souligner, replace la question de la présidentielle au centre des débats, en ce sens que l'initiative du MSP y fait ouvertement référence.
La grande question que se posent les observateurs est de savoir si Abderezzak Makri réussira à entraîner le reste de la classe politique dans un scénario à la turque, où l'ensemble des forces en présence s'était entendu sur quelques grands principes de base permettant à Recep Tayyip Erdogan de prendre les destinées de la Turquie, pour en faire une puissance économique régionale, mais pas du tout exemplaire en termes de libertés démocratiques.
Le rêve de Makri pourrait se fracasser face à une réalité algérienne très différente de celle de la Turquie. Même si le leader du MSP croit y trouver quelques similitudes en affirmant que son parti a été spolié lors de l'élection présidentielle de 1995, comme cela était arrivé à l'AKP d'Erdogan, la comparaison ne tient pas la route, mais Makri y tient. Il se rêve Erdogan.


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