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L'épreuve de force n'a pas eu lieu
VENEZUELA
Publié dans L'Expression le 24 - 02 - 2019

Le rôle qu'ont choisi de jouer les militaires maintenant, s'avère déterminant. Nicolas Maduro leur a ordonné de ne pas laisser entrer l'aide, envoyée notamment des Etats-Unis à l'appel de son adversaire.
C'est un épisode crucial hier, avec le défi de l'opposant Juan Guaido pour faire entrer l'aide humanitaire stockée à la frontière colombienne, bouclée par l'armée fidèle au régime de Nicolas Maduro. Juan Guaido, qu'une cinquantaine de pays ont reconnu comme président par intérim, a défié le leader chaviste vendredi, en bravant un ordre judiciaire lui interdisant de quitter le territoire et en affirmant que l'armée, pilier du régime chaviste, avait «participé» à l'opération. Dans la soirée, Caracas a décrété la fermeture de la frontière dans l'Etat de Tachira (ouest), voisin de la ville colombienne de Cucuta d'où Guaïdo entend diriger les livraisons d'aide. Il avait quitté la capitale jeudi dans un convoi de véhicules aux vitres fumées, pour passer en Colombie à la veille de la date déterminée pour l'entrée des dizaines de tonnes d'aliments et de médicaments accumulées depuis le 7 février dans des entrepôts de Cucuta. «La question est comment nous sommes arrivés ici alors qu'ils ont interdit l'espace aérien, tout type de traversée maritime, barré les routes (...) Nous sommes là précisément parce que les forces armées ont aussi participé à ce processus», a-t-il affirmé, aux côtés des présidents de Colombie, du Chili, du Paraguay et du secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA). Guaido a causé la surprise en apparaissant au «Venezuela Aid Live», peu avant la fin de ce concert de plus de sept heures, organisé à Cucuta par le milliardaire britannique Richard Branson. L'opposant a ajouté que la Garde nationale bolivarienne du régime chaviste avait joué un rôle décisif. Il n'a pas précisé quand, ni comment il comptait regagner le Venezuela, où il risque d'être arrêté pour avoir violé l'interdiction de sortie décrétée par la justice fidèle au régime. Le rôle qu'ont choisi de jouer les militaires maintenant s'avère déterminant. Nicolas Maduro leur a ordonné de ne pas laisser entrer l'aide, envoyée notamment des Etats-Unis à l'appel de son adversaire. La Maison-Blanche a condamné «énergiquement l'usage de la force» par l'armée vénézuélienne contre des civils, en réagissant à la mort de deux personnes qui tentaient de garder la frontière ouverte au passage d'une autre partie de l'aide stockée au Brésil. La vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodriguez a annoncé ensuite la fermeture temporaire de trois ponts reliant les deux pays, «en raison des menaces sérieuses et illégales proférées par le gouvernement de Colombie contre la paix et la souveraineté du Venezuela». Maduro a aussi appelé les Vénézuéliens à manifester hier, alors que le gouvernement organisait un contre-concert intitulé «Hands off Venezuela» (Pas touche au Venezuela). Prévu sur trois jours, il a été lancé vendredi de l'autre côté du pont international de Tienditas, qui relie Cucuta à Ureña. D'importantes forces de sécurité surveillaient ce site que l'armée bloque depuis deux semaines avec des conteneurs. Maduro estime que l'envoi de l'aide précède une intervention armée de Washington pour l'évincer du pouvoir. Une version reprise par la Russie, qui le soutient et a accusé le gouvernement américain d'user d'un «prétexte pour une action militaire». Le représentant spécial des Etats-Unis pour le Venezuela, Elliot Abrams, arrivé vendredi à Cucuta à bord d'un cinquième avion d'aide, a affirmé que cette action se poursuivrait si rien ne change. Après la suspension des liaisons avec l'île néerlandaise de Curaçao, autre point de stockage de l'aide, Maduro avait ordonné jeudi la fermeture de la frontière terrestre avec le Brésil et menacé de fermer celle avec la Colombie, face aux «provocations» et «agressions» de Bogota et de Washington.

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