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L'Algérie regrette sa démission
HORST KÖHLER JETTE L'EPONGE POUR RAISON DE SANTE
Publié dans L'Expression le 25 - 05 - 2019

L'Algérie a rendu un «hommage» bien mérité à M. Kohler
Comme ses prédécesseurs, l'envoyé spécial de l'ONU part sans avoir trouvé une solution au conflit du Sahara occidental.
Inattendu. Rien ne laissait présager d'un départ aussi précipité de l'envoyé spécial de l'ONU. Hörst Kohler a pourtant bel et bien jeté l'éponge. «Le secrétaire général de l'ONU a échangé avec l'ancien président allemand Horst Kohler qui l'a informé de sa décision de se retirer de son rôle pour des raisons de santé», a annoncé laconiquement un communiqué de l'organisation des Nations unies rendu public mercredi. Les réactions se sont enchainées. L'Algérie qui a pris part aux deux tables rondes organisées par le représentant personnel du SG de l'ONU a réagi. «C'est avec un profond regret que l'Algérie a appris la nouvelle de la démission de M. Horst Kohler de ses fonctions d'envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara occidental.» a indiqué le ministère des Affaires étrangères.
L'Algérie a rendu un «hommage bien mérité à M. Kohler pour l'engagement et la détermination dont il a fait montre pour la relance du processus de règlement du conflit du Sahara occidental depuis trop longtemps à l'arrêt.», a ajouté le ministère. Il faut souligner que l'émissaire onusien a pu compter sur un soutien sans faille de la part de l'Algérie, en sa qualité d'Etat voisin, pour relancer des négociations directes entre les deux parties au conflit, le Royaume du Maroc et le Front Polisario, à l'arrêt depuis 2012.
Nommé en janvier 2009 Christopher Ross, son prédécesseur, avait réussi à organiser neuf rounds de pourparlers informels dont le dernier s'est tenu entre le 11 et le 13 mars 2012 aux Etats-Unis, à Greentree, Long Island, près de New York. Sans progrès notoire. L'ancien président allemand lui succéda le 16 août 2017 dans des conditions difficiles. Le souverain marocain avait décidé d'expulser la majorité des membres de la Minurso après que, l'ex-SG de l'ONU Ban Ki-moon eut qualifié la présence marocaine au Sahara occidental d'«occupation» lors de la visite qu'il avait effectuée au mois de mars 2016 dans les camps de réfugiés sahraouis.
L'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara occidental avait de surcroît à composer avec l'héritier de Hassan II qui nie au peuple sahraoui tout droit à l'autodétermination. «Aucun règlement de l'affaire du Sahara n'est possible en dehors de la souveraineté pleine et entière du Maroc sur son Sahara, et en dehors de l'Initiative d'autonomie...», avait déclaré Mohammed VI lors de son discours prononcé le 6 novembre 2017 à l'occasion de la célébration du 42ème anniversaire de l'annexion du Sahara occidental.
Des écueils qui ne l'empêcheront pas de réussir à mettre autour d'une même table marocaine et sahraouie malgré un profil qui ne faisait pas de lui un favori pour une mission aussi délicate.
Spécialiste des questions économiques et financières, au contraire de ses trois derniers prédécesseurs, les Américains James Baker, Christopher Ross et le Hollandais Peter Van Valsum, qui furent des diplomates chevronnés, il allait faire la démonstration qu'il avait plus d'une corde à son arc. Horst Köhler réussira à organiser une première table ronde qui s'était tenue les 4 et 5 décembre 2018 à Genève. Elle avait laissé entrevoir une lueur d'espoir pour voir enfin des négociations directes s'instaurer entre le Maroc et le Front Polisario après un silence qui aura duré près de 9 ans.
Il enchaînera avec un autre round qui a eu lieu les 21 et 22 mars au même endroit. Une troisième rencontre était programmée dans les prochains mois. Horst Kohler ne la pilotera pas. Sa démission «surprise» pour «raison de santé» plonge à nouveau le conflit du Sahara occidental dans l'incertitude. La pression était sans doute trop grande. Le mandat de la Minurso qui était d'une année a été ramené à 6 mois par les Américains pour donner un coup d'accélérateur au processus de paix.
Le conseiller à la Sécurité nationale du président américain, John Bolton, avait regretté le 13 décembre 2018 que le référendum d'autodétermination prévu lors du cessez-le-feu de 1991 ne se soit pas tenu depuis 27 ans.
Les positions restaient «fondamentalement divergentes» avait déclaré en mars dernier Hörst Kohler. Mission impossible? C'est ce que semble indiquer la sortie de l'émissaire onusien.


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