Tabi met en avant "le rôle important" du Conseil d'Etat dans la consolidation des fondements de l'Etat de droit    Les députés plaident pour l'amélioration du cadre de vie du citoyen    Timimoune: adapter les offres de formation aux exigences du secteur du tourisme    Versement des tranches relatives à 16 projets cinématographiques estimées à plus de 63 millions DA    Tebboune reçoit le ministre d'Etat ougandais chargé de la coopération régionale    Le soutien de Bruxelles au processus mené par l'ONU au Sahara occidental exprimé    Championnat arabe de gymnastique artistique: la sélection d'Egypte séniors messieurs sacrée en individuel général et par équipes    Rencontre régionale sur les catastrophes: la proposition algérienne pour un mécanisme régional inscrite en marge des travaux    Le Président Tebboune distingué par l'Union arabe des engrais    Gymnastique/Championnat arabe: le staff technique satisfait des performances des algériens    Vous pouvez retirer votre ordre de versement    Verdict confirmé pour Saïd Bouteflika    Pluies sur plusieurs wilayas de l'intérieur du pays à partir de mardi    Accidents de la circulation: 28 décès et 1275 blessés en une semaine    Tir d'un missile balistique Nord-coréen: Tokyo, Séoul, Washington et Bruxelles condamnent    Conseil des ministres: L'importation des tracteurs agricoles de moins de 5 ans autorisée    Ligue 1 (6ème journée): Première victoire de la JSK et du MCO    Valse des entraineurs: C'est l'esprit amateur qui prévaut    Championnat arabe des clubs de judo «minimes»: Les jeunes du CSA Nour Bir El Djir s'illustrent    Sommet arabe d'Alger: Les attentes palestiniennes    Un cas psychiatrique!    Hygiène, informel, constructions illicites, stationnement anarchique...: Le wali «sermonne» les élus de l'APC d'Oran    Dernière ligne droite avant la mise en service du téléphérique: Des essais sur tronçon de près de 1.900 mètres    Pour ramassage de déchets plastiques: Un véhicule saisi et trois personnes interpellées    Défis africains de la COP 27    Belaïli met les points sur les «I»    Le CRB confirme    Belatoui espère un véritable départ    Une délégation ouest-africaine à Ouagadougou    Bientôt le dénouement?    Les députés relèvent l'absence de chiffres    Les challenges de 2023    Washington dissipe les nuages    Les coupures d'eau exacerbent les habitants    La menace invisible    «Le bilan est positif, mais incomplet»    Une «pré-COP» en terre africaine se tient à Kinshasa    «La colonisation n'a pas été un long fleuve tranquille»    Pourquoi Caritas n'exerce plus en Algérie    Une figure historique majeure    L'ANP œuvre sans relâche à la sécurisation des frontières et à la préservation de la souveraineté territoriale du pays    Elections communales partielles à Bejaia: la gestion participative domine la campagne    L'invitation des artistes étrangers pour des spectacles fixée par décret    De l'engeance des «pourboireux»    "Saint Augustin, un symbole de l'attachement à la patrie, à la paix et au dialogue"    Trabendisme mental !    Une sérieuse alerte    Mouvement dans le corps des Secrétaires généraux des wilayas    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Ruines romaines et musées
PROTECTION DES BIENS CULTURELS
Publié dans L'Expression le 10 - 01 - 2002

Le phénomène de trafic illicite des biens culturels est une donnée réelle et grave à laquelle est confrontée l'Algérie. Les derniers vols qui ont ciblé deux importants musées de Annaba et de Guelma ne font que confirmer cette triste réalité.
Malgré une amélioration, depuis, dans la gestion du musée de Hippone et des sites archéologiques de la wilaya tels que les ruines romaines ainsi que celles de Guelma, beaucoup de choses restent à faire.
Le souci majeur est la préservation du patrimoine archéologique.
Des pièces de musée d'une valeur inestimable se trouvent hors de nos frontières comme c'est le cas de la disparition de plusieurs fresques du Hoggar.
Le phénomène est tel
qu'avec l'émergence de nouveaux pays riches voulant atteindre le niveau «artistique et archéologie» de leurs aînés, ils n'hésitent pas à utiliser tous les subterfuges pour garnir leurs musées. Ils se tournent vers les pays pauvres soudoyant les employés des musées et des sites archéologiques pour accaparer les pièces archéologiques de valeur qu'ils revendront sur le marché de l'art. Le phénomène va en s'amplifiant jusqu'à atteindre des degrés inimaginables comme le blanchiment de l'argent de la drogue dans le marché de l'art par l'achat de pièces de valeur, tableaux, pièces archéologiques, etc.
Le constat est amer vu le degré de corruption qui existe. Les sites archéologiques du Sud algérien en font les frais jusqu'à nos jours. Les prix vertigineux qu'atteignent les biens culturels, la perméabilité des frontières algériennes, l'insuffisance des traités bilatéraux régionaux et la diversité des législations nationales, tout cela encourage davantage le vol et le pillage des biens culturels. La portée historique de tous ces biens n'est pas ignorée de la majorité des Algériens notamment le personnel du secteur.
Beaucoup de paramètres abondent en ce sens. Les responsables doivent se pencher sur cet état de fait. Le personnel en fonction sur ces sites doit-être choisi et remplir certains critères, entre autres mesurer l'importance des oeuvres qu'il est chargé de surveiller. Pour parer à tout cela et limiter l'hémorragie malgré les efforts fournis par une «timide» brigade créée dernièrement et qui active au niveau d'Alger-Centre seulement, il est nécessaire que notre pays se fasse aider dans cette tâche immense.
Devant l'évolution inquiétante du trafic illicite des biens culturels, les protections régionales et nationales demeurent insuffisantes. Seule une solidarité internationale peut ralentir ce phénomène. Après l'échec de la convention de l'Unesco sur la protection des biens culturels, l'Institut international Unidroit a mis en place des principes de solidarité en prenant en considération les intérêts des pays exportateurs et importateurs.
Une épineuse question se pose: pourquoi l'Algérie n'adhère-t-elle pas à la convention Unidroit? On a toujours en mémoire les fresques «artistiques» d'un ancien chef d'Etat au musée Zabana à Oran, qui s'est permis d'offrir l'arme de guerre historique de l'Emir Abdelkader à son hôte de marque.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.