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Le Tchad à la croisée des chemins
Pris entre la rébellion, la révolte populaire et le putsch virtuel
Publié dans L'Expression le 28 - 04 - 2021

Une semaine après la mort du président tchadien Mohamed Idriss Déby, le 20 avril, le pays est plongé dans une grande incertitude. À N'Djamena, comme dans d'autres capitales africaines, et à Paris, les questions sur les conséquences de cette disparition se bousculent tandis que des manifestations commencent à secouer la capitale où les décisions des autorités de transition sont loin de faire l'unanimité. De plus, l'ombre du terrorisme au Sahel ainsi qu'en Afrique centrale préoccupe au plus haut point les alliés de la force G5 et d'autres protagonistes, Idriss Déby ayant joué le gendarme de la région pendant trois décennies. Côté français, on mesure avec une préoccupation certaine la menace, le Tchad ayant été et étant toujours d'une importance stratégique et sécuritaire cruciale pour conserver la mainmise sur le pré carré africain où les tensions et les revendications populaires deviennent de plus en plus manifestes. Non seulement la mort d'Idriss Déby va avoir un impact sur ce qui se passe dans les pays en proie à un terrorisme ravageur comme le Mali, le Niger et le Burkina Faso, mais elle va aussi bouleverser la donne au Nigeria, au Darfour ainsi que, peut-être, en Libye où les rebelles tchadiens ont élu domicile depuis plus de dix ans déjà.
D'ailleurs, en 1991, Déby a instauré son régime grâce à l'intervention de la France qui a soutenu l'entrée de ses forces à partir du Darfour. Et, à plusieurs reprises, en 2008, 2013 et 2019, c'est encore la France qui a envoyé son aviation pour barrer la route à l'offensive rebelle contre N'Djamena, depuis le sud de la Libye et le Tibesti.
Le règne sans partage de Mohamed Idriss Déby père ayant pris fin tragiquement, le jour même de son investiture pour un 6ème mandat, au terme d'une élection présidentielle courue d'avance, son fils qui a pris d'autorité la relève va devoir faire face, malgré la répression et les revenus pétroliers dont l'armée profite presque exclusivement, à la menace persévérante des rebelles, d'une part, et à la grogne grandissante d'une population délaissée, d'autre part.
Le conseil militaire de transition que dirige Mohamed Idriss Déby, composé de 14 généraux parmi les plus fidèles au disparu, est désormais scruté à la loupe par les Nations unies et, surtout, par l'Union africaine, intransigeante quant au respect de ses principes tels que le rejet des coups d'Etat institutionnels ou l'exigence d'un pouvoir civil adoubé par des élections transparentes et honnêtes. Mais il semble que la France a déjà assuré les nouveaux dirigeants de son soutien pour «mener une transition paisible», synonyme de stabilité et de continuité, alors que les 17 millions de Tchadiens figurent parmi les populations les plus pauvres du monde, dans un pays qui exporte 1,5 milliard de barils/an et détient les plus importantes réserves de pétrole en Afrique.


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