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Nos villes devenues de nouveau,«fantômes»
Le phénomène se répète à chaque Aïd
Publié dans L'Expression le 16 - 05 - 2021

Il semble que les fêtes religieuses durent au minimum une semaine dans la tête de certains commerçants. Ils sont, en effet, nombreux à rester avec les rideaux fermés, durant et après l'Aïd. À Alger, le premier jour de l'Aïd s'est passé, puis le second, dans une ambiance de joie, de fraternité et de quête de nourriture. Les Algérois sont, en effet, confrontés, depuis la veille de la fête religieuse, à un véritable parcours du combattant à la recherche de la baguette de pain, et autres denrées alimentaires nécessaires pour accompagner les repas qui sont cuisinés à l'occasion de l'Aid. Cette situation n'est pas propre à Alger, on la retrouve dans la majorité des grandes villes du pays. C'est ce qui ressort aussi des comptes rendus de nos correspondants.
Les rues ont connu, hier, dans la capitale, au lendemain de l'Aïd El Fitr, une légère animation avec plus de piétons, de motocyclistes et d'automobilistes. Mais, comme il fallait s'y attendre, la plupart des commerces étaient toujours fermés. Une simple virée dans les rues d'Alger nous fait croire qu'une tornade est passée par là!
Les cafétérias, restaurants, pizzerias se comptaient sur les doigts d'une seule main. C'est un vrai parcours du combattant pour trouver un sandwitch, alors que dire pour le déjeuner! sQu'en sera-t-il demain? Une question qui n'a pas manqué de revenir, dans les discussions des consommateurs qui attendaient leur tour, devant un «boulanger à la sauvette» au marché de Ben Omar, à Kouba. La vente anarchique de pain sur les trottoirs persiste, malgré les campagnes de lutte contre ce phénomène. D'où proviennent ces baguettes de pain? Les citoyens sont-ils conscients des risques sur leur santé? «Je me suis tourné vers les vendeurs ambulants, car il n'y avait plus de pain chez les boulangers. Il est 10 heures du matin», s'est lamenté un père de famille.
L'interlocuteur soulève une autre problématique. Il accuse les boulangeries de permanence de «faire semblant de travailler, en restant ouvertes durant les fêtes, alors qu'en vérité, elles n'ouvrent que pour écouler leurs gâteaux». «Il faudrait leur interdire de vendre le pain en gros», préconise un autre. Les vendeurs de pain ambulants proposent leurs baguettes à des prix plus élevés qu'en boutique et chez les boulangers: c'est la cerise sur le gâteau.De leur côté, les boulangers affirment avoir augmenté les quantités de pain produites, avant, durant et après l'Aïd. Un commerçant nous dira également que «c'est la chasse au pain. Même ceux qui viennent à 9 heures du matin s'avéreront des lève-tard.»
Le pain appartient donc à ceux qui se lèvent tôt. Quant au sachet de lait, celui-ci est juste «introuvable».
Il ressort des échanges de citoyens qui pour certains, leur permettent d'échapper un tant soit peu, au stress de l'attente, que les commerçants ayant respecté les permanences durant les deux jours de l'Aid ne travailleront pas les jours d'après.
«Heureusement que les supérettes sont disponibles, la plupart des commerçants baissent leurs rideaux durant l'Aid et les jours qui suivent, car ils ne sont pas d'ici, du coup, ils partent chez eux, à l'intérieur du pays», témoigne une vieille dame accompagnée de ses petits-enfants. Chose confirmée par le président de l'Association des commerçants et artisans (Anca), Hadj Tahar Boulenouar. L'absence, pour cause de la fête, d'une grande partie des effectifs du commerce a d'autres conséquences.La hausse des prix des fruits et légumes, qui revient à chaque veille de l'Aïd, est aussi au rendez-vous.
C'est ce qu'a affirmé Boulenouar. Selon lui, les Algériens sont tenus d'être patients. Ils devront attendre les jours à venir pour espérer voir les prix des fruits et légumes baisser.


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