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De quoi sera fait l'après-Covid?
Pertes d'emplois, entreprises en difficultés, dépendance au pétrole...
Publié dans L'Expression le 18 - 05 - 2021


L'heure n'est pas encore aux bilans. Les esprits sont surtout focalisés sur l'ouverture progressive des frontières, une décision qui s'ajoute à l'allègement significatif du couvre-feu dans certaines wilayas et à sa levée dans d'autres. Certaines activités commerciales: restaurants, hôtels, fast-foods, marchés de ventes de véhicules, stations thermales... ont dans la foulée repris du service, après plus d'une année de confinement. Ce retour prudent à la «normale», qui ne signifie pas du tout que la Covid-19 a été vaincue, risque d'être douloureux au vu des dégâts occasionnés par cette crise sanitaire mondiale, dévastatrice. Si sur le plan humain elle représente une tragédie: plus de 162.414.480 personnes ont été contaminées à travers la planète alors que près de 3.400.000 millions ont perdu la vie, sur le plan économique le monde moderne traverse une de ses pires crises qu'il aura bien du mal à surmonter. Les pays sont bien évidemment, inégalement armés, face à ce rouleau compresseur. Certains s'en relèveront mais d'autres déjà mal en point, bien avant l'irruption de la pandémie, verront leur situation s'empirer davantage. Qu'en est-il de l'Algérie? L'année 2020 aura été cauchemardesque. Les pertes financières occasionnées pour les uns et l'absence de revenus pour les autres ont créé une situation de précarité aussi inattendue qu'inédite. Une conjoncture qui n'a fait qu'exacerber le phénomène du chômage qui touchait plus de 11% de la population active avant l'apparition du Sars-Cov-2. Une enquête portant sur un échantillon de 3666 entreprises employant 440.171 travailleurs, toutes filières d'activité confondues, supervisée par le ministère du Travail, a montré que 72% sont partis en congé. 6% se sont retrouvés en chômage technique. 12% ont été concernés par une fermeture provisoire de leurs entreprises, alors qu'1% a perdu son emploi suite à la fermeture définitive de ses boîtes. La fermeture des usines de montage automobile et l'arrêt de l'importation des composants pour l'électroménager ont provoqué la perte de 51 000 emplois, selon le ministre du Travail, El Hachemi Djaâboub. Un de ses fleurons, l'Entreprise nationale des industries électroménagers (Eniem), implantée dans la zone industrielle d'Oued Aïssi à 7 km à l'est de Tizi Ouzou, de nouveau confrontée à une rupture des stocks de la matière première a dû anticiper le congé annuel 2021. Plus de 150.000 artisans ont été directement touchés par la cessation de leurs activités avait indiqué, le 21 avril 2020, le président de l'Association nationale des commerçants et artisans (Anca), Hadj Tahar Boulenouar. La Covid-19 a fait et continue de faire des ravages. Son impact sur l'économie nationale est terrible. Un désastre! Les chiffres disponibles l'attestent. Ils concernent le secteur industriel public uniquement, mais il ne faut pas s'attendre à mieux, pour le privé. La production industrielle du secteur public a reculé de 14,1% durant le 2ème trimestre 2020, par rapport à la même période de 2019, indique un rapport de l'Office national des statistiques (ONS), publié le 28 septembre 2020. La compagnie nationale de navigation aérienne, Air Algérie, a de son côté estimé que la pandémie de Covid-19 lui a occasionné des pertes qui se sont élevées à 290 millions de dollars en 2020 et espère un prêt de l'Etat de l'ordre de 120 milliards de dinars pour couvrir, les dépenses, les dettes de l'entreprise et les salaires de ses 9600 employés. L'Algérie qui ne peut compter que sur son pétrole qui lui assure l'essentiel de ses revenus, doit-elle casser ce qui lui reste de sa tirelire (44 milliards de dollars environ) pour remettre à flot ses entreprises en difficultés et permettre le maintien des emplois? La question est posée sachant que la diversification de son économie qui demeure une priorité est en gestation, alors que sa situation financière demeure fragile. C'est schématiquement dans de telles conditions que l'Algérie s'apprête à relever des défis vitaux: réussir la transition économique, s'émanciper de son pétrole et sauvegarder le pouvoir d'achat des travailleurs... L'après Covid-19 ne sera probablement pas un fleuve tranquille.

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