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Un possible avertissement pour 2022
Echec de Macron et Le Pen aux régionales
Publié dans L'Expression le 22 - 06 - 2021

La mauvaise perfor-mance aux élections régionales dimanche en France des partis du président Emmanuel Macron et de Marine Le Pen, interroge le scénario de leur affrontement au second tour de la présidentielle de 2022, mais toute extrapolation est rendue hasardeuse par l'abstention écrasante. Depuis la présidentielle de 2017 quand Emmanuel Macron avait accédé au pouvoir en siphonnant droite et gauche par le centre et en battant Marine Le Pen au second tour, observateurs et sondages estiment qu'une réédition est possible en 2022, tant les partis historiques semblent englués dans les contradictions et luttes de personne. Mais le premier tour des élections régionales et départementales dimanche a esquissé un autre panorama. «Le retour en force du clivage droite-gauche» analysait le journal de droite Le Figaro, au lendemain de ce vote marqué par la très bonne performance de la droite (Les Républicains) et de la gauche (Parti socialiste) traditionnels, qui ont bénéficié à plein de la prime aux élus sortants. «Comme aux municipales (de 2020), l'ancien monde montre qu'il est toujours là», remarque le politologue Bruno Cautrès. A droite comme à gauche, on veut espérer que cette performance a du sens en vue de 2022. Xavier Bertrand, le candidat des Républicains dans les Hauts-de-France (Nord), qui est déjà candidat à l'élection présidentielle, s'est lui réjoui d'avoir «brisé les mâchoires» du Rassemblement national, le parti de Mme Le Pen. «Pour la première fois depuis quatre ans où on nous explique que nous sommes condamnés à un duel de second tour entre M. Macron, et Mme Le Pen, (...) le résultat montre exactement l'inverse», estimait dimanche soir le dirigeant des Socialistes Olivier Faure. «Ne tirons pas de conclusions hâtives sur les élections présidentielles», a mis en garde hier le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin sur France 2. «A 70% d'abstention, tout peut arriver au second tour» dimanche prochain. De fait, la principale certitude de ce premier tour d'élection est celle de l'insondable désintérêt des quelque 48 millions d'électeurs, comme en atteste une abstention historique de près de 70%. «Je ne veux pas être dans une forme d'euphorie qui serait prématurée et hors de propos au beau milieu d'une crise démocratique», a estimé M.Faure hier matin.
Avec une telle abstention, «il n'est pas évident» que le résultat «corresponde à une réalité du pays. «Certains parlent d'un tour de chauffe à dix mois de la présidentielle. On se réveille plutôt avec l'impression que le moteur de notre démocratie tourne à vide», estime le journal catholique La Croix dans son éditorial «un peuple d'abstentionnistes». «Ce sont des élections marquées par la sortie de la pandemie, par une indifférence pour les enjeux spécifiques de cette élection, que les Francais ont du mal à discerner, et par le fait que pour eux, le vrai rendez-vous, ce n'était pas ce dimanche, c'est la présidentielle dans 11 mois», analysait le politologue Brice Teinturier sur la radio France Inter. Il n'empêche que sur le fond, l'addition est salée pour le parti présidentiel d'Emmanuel Macron, La République en marche (LREM) et le Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen, deux formations sans fiefs. LREM, jeune parti créé pour permettre l'accession d'Emmanuel Macron au pouvoir en 2017, visait 15% des voix mais a plafonné à environ 10 ou 11% et les minis-tres candidats ont dans l'ensemble échoué. «Bien sûr qu'on a des déceptions» a reconnu le patron du parti, Stanislas Guerini, sur RTL. «Nos électeurs ne se sont pas déplacés», a déploré hier matin Jordan Bardella (RN) sur BFM-TV, accusant les dirigeants successifs du pays d'avoir «dégoûté les gens de la politique». Le RN, que les sondages annonçaient en tête dans plusieurs régions, perd neuf points par rapport à 2015. En prévision du second tour, les tractations étaient intenses, notamment en Provence-Alpes-Côte d'Azur (Sud), la seule région où le RN est arrivé en tête et où la tête de liste de gauche Jean-Laurent Felizia n'entend pas se retirer au profit de la droite en dépit de la menace d'exclusion des appareils parisiens qui veulent faire barrage.

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