Ali Ghediri condamné à quatre ans de prison    Abdelkader Bensalah inhumé au cimetière d'El-Alia    AADL: Près de 22.000 souscripteurs n'ont pas téléchargé les ordres de versement    Rencontre Gouvernement-Walis: A la recherche d'un appui local solide    La facture s'alourdit pour le royaume: Le Maroc joue et perd    Managers de joueurs en Algérie: Un métier pour desservir le football    Feux de forêts: 8 blessés transférés à l'étranger    Selon les spécialistes: Les vaccinations contre la grippe saisonnière et le Corona ne s'opposent pas    Trois individus arrêtés pour vols    La pointure du monde    La sculpture est-elle « maudite»?    Une autoroute qui a emporté d'indélicats cadres...    Les violences des supporters s'accumulent    Brèves Omnisports    Nouvelle enveloppe pour l'achèvement des travaux    Les raisons du processus inflationniste    À quand le vrai bonheur?    La carte de la transition    Le président Saïed prend «des mesures exceptionnelles»    Une vingtaine de pays de l'UE proposent de reconduire Tedros    Les films hollywoodiens à l'affiche    La meilleure résidence d'accompagnement à l'écriture!    Du chant chaâbi à Dar Abdellatif    Deux passeurs arrêtés    Les milliards pleuvent...    La presse en deuil    Le FFS contre-attaque    40 Nouveaux forages fonctionnels dans 20 jours    Trois morts sur les routes    La crème de nuit !    Solidarité made in Ooredoo L'opérateur qatari a offert    La pluralité syndicale et le mammouth UGTA    Vers une hausse des salaires    Pétrole : le juste prix ?    Une inauguration, puis rien !    Le séparatisme est un crime en démocraties modèles !    Formation en écriture cinématographique    Réouverture des cinémathèques aujourd'hui    Avoir le minaret aux trousses    Le FFS reporte son 6e congrès national à une date ultérieure    "Je paie ma candidature à la présidentielle"    L'Isacom dénonce l'arrestation de militants sahraouis    Vers la résiliation du contrat de l'entraîneur tunisien    Ali Larbi Mohamed signe pour quatre saisons    La sélection algérienne boucle son stage d'évaluation    L'Algérie ferme son espace aérien au Maroc    La France déchirée?    Pas trop de choix pour le CRB, l'ESS, la JSK et la JSS    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Des élections test pour Abiy Ahmed
Les éthiopiens aux urnes sur fond de famine au Tigré
Publié dans L'Expression le 22 - 06 - 2021

Les éthiopiens votaient en nombre et dans le calme, hier, pour des élections repoussées à deux reprises et scrutées à l'étranger, sur fond de doutes sur leur crédibilité et de famine dans la région du Tigré en guerre. Il s'agit du premier test électoral pour le Premier ministre Abiy Ahmed, 44 ans, qui avait promis à son arrivée au pouvoir en 2018 d'incarner un renouveau démocratique dans le deuxième pays le plus peuplé d'Afrique, rompant ainsi avec ses prédécesseurs. «La volonté du peuple éthiopien sera garantie», a-t-il déclaré lors d'une visite dans sa ville de Beshesha, où il a voté. Cela permettra de «garantir l'aspiration de l'éthiopie en tant que nation souveraine (et) de faire échec aux intentions néfastes de ceux qui nous veulent du mal», a ajouté le prix Nobel de la paix 2019, affirmant: «L'éthiopie l'emportera. Les éthiopiens prospèreront.». Dès le petit matin, les files d'attente devant les bureaux de vote étaient fournies, dans la capitale Addis Abeba comme à Bahir Dar, ville principale de la région Amhara (Nord-Ouest). La commission électorale a rapporté plusieurs incidents, évoquant de «hauts niveaux d'intimidation de représentants de partis» dans les régions de l'Amhara, du SNNP (Sud) et de l'Afar. Contactée, l'antenne du parti Ezema en Amhara a notamment indiqué qu'un de ses observateurs a été frappé dans le village de Dasra, à une cinquantaine de kilomètres de Bahir Dar, tandis que plusieurs ont été empêchés de travailler dans d'autres bureaux de vote.
Plusieurs électeurs et responsables politiques interrogés ont eux salué un scrutin plus démocratique que les précédents, où la vie politique était sous la coupe d'une coalition au pouvoir depuis 1991. M. Abiy avait promis que ces élections législatives et régionales seraient les plus démocratiques que l'Ethiopie ait jamais connues. Berhanu Nega, un des principaux dirigeants de l'opposition, ancien prisonnier et exilé politique, s'est félicité de la participation «qui semble bonne». «Espérons que cela finisse proprement», a-t-il espéré. «J'espère que ça ne sera pas une élection du passé, que ce sera une élection qui détermine l'avenir, que ce pays emprunte une trajectoire totalement nouvelle.»
Internet, réseaux sociaux et télécommunications fonctionnaient normalement en cette journée redoutée sensible, rompant avec les habitudes des autorités qui n'hésitent pas à opérer des coupures pour prévenir toute violence ou déstabilisation. Le Parti de la Prospérité, le mouvement d'Abiy Ahmed, qui compte le plus grand nombre de candidats au Parlement, est le grand favori pour remporter une majorité. En éthiopie, les députés élisent le Premier ministre, qui dirige le gouvernement, ainsi que le président, dont la position est honorifique. D'abord prévues en août 2020, les élections ont été reportées à deux reprises, en raison de la pandémie de coronavirus puis de difficultés logistiques et sécuritaires. Quelque 38 millions d'électeurs sont enregistrés mais tous ne se sont pas rendus aux urnes hier, le vote n'ayant pas lieu dans un cinquième des 547 circonscriptions du pays. La majorité de ces zones, touchées par des violences ou des insurrections armées ou bien connaissant des problèmes logistiques, voteront le 6 septembre.
Mais aucune date n'a été fixée pour les 38 circonscriptions du Tigré. Dans cette région, une opération militaire lancée par le gouvernement en novembre a dégénéré en un conflit dévastateur, marqué par de nombreux récits d'exactions sur les civils (massacres, viols...). La Haute-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, a rappelé, hier, les «graves violations» des droits humains dans cette région, où la situation humanitaire est «terrible». Selon l'ONU, plus de 350.000 personnes y sont en situation de famine, ce que conteste le gouvernement éthiopien.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.