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Le cinéma algérien en force
Maghreb des films 2021
Publié dans L'Expression le 01 - 07 - 2021

Créée en 2009 avec les objectifs de promouvoir les cinématographies du Maghreb et leur diffusion auprès d'un large public, l'association Le Maghreb des films, présente à Paris, mais aussi à Lille et à Lyon, continue dans son sillage à organiser des projections et à diffuser des films en relation avec l'Algérie. Des films des plus récents aux plus anciens. Aussi, deux événements sont inscrits à son agenda pour les jours à venir. Le premier juillet sera projeté le film «Soeurs» de Yamina Benguigui, film qui a été tourné en partie en Algérie et ce, durant le Hirak. Ce drame de 99 mn compte à son actif une palette riche en têtes d'affiche. On citera Isabelle Adjani (Zorah), Rachida Brakni (Djamila), Maïwenn (Norah), Rachid Djaïdani (le père), Fettouma Bouamari (la mère) et Hafsia Herzi (la mère à 22 ans)...Il s'agit d'une histoire avant tout humaine, une histoire de fratrie qui se recherche alors que l'Algérie est en ébullition...
Une histoire de fratries...
Depuis trente ans, trois soeurs franco-algériennes, Zorah, Nohra et Djamila vivent dans l'espoir de retrouver leur frère Rheda, enlevé par leur père et caché en Algérie. Alors qu'elles apprennent que ce père est mourant, elles décident de partir toutes les trois le retrouver en Algérie, dans l'espoir qu'il leur révèle où se trouve Redha...Cette séance sera organisée en collaboration avec l'association «France-Algérie», suivie d'une rencontre/débat, avec Yamina Benguigui, animée par le journaliste algérien Mouloud Mimoun. Il est bon à savoir que Yamina Benguigui, est née le 9 avril 1955 à Lille (Nord). Elle revendique dans son travail de cinéaste, tant par la voie documentaire que par celle de la fiction, une volonté de contribuer à rendre visible une mémoire commune et à restaurer, sans ressentiment, une identité tronquée entre deux cultures, pour un mieux vivre ensemble.
Enquête contre l'amnésie
Parmi ses nombreux films, citons «Mémoires d'immigrés», «Inch'Allah dimanche», «Le Plafond de verre», «9-3 mémoire d'un territoire», «Aïcha»...Autre film qui invoquera la mémoire algérienne de façon historique cette fois est le documentaire «Les balles du 14 juillet» de Daniel Kupferstein qui est programmé pour le 13 juillet. Le 14 juillet 1953, place de la Nation, au moment où la manifestation parisienne, en l'honneur de la Révolution française, se disperse, la police tire sur un cortège de nationalistes algériens causant sept morts et plus de 60 blessés. Ce film, est l'histoire d'une longue enquête contre l'amnésie.
La séance, co-organisée par la Ligue des droits de l'homme Paris, sera suivie d'une rencontre animée par Gilles Manceron, historien et membre du Comité central de la LDH, en présence de Daniel Kupferstein, de Benjamin Stora, historien, et de Sadek Hadjeres, militant nationaliste algérien et témoin du retour des corps en Algérie. Pour info, Daniel Kupferstein est réalisateur et documentariste. Il est aussi l'auteur de nombreux films, en particulier «Dissimulation d'un massacre» (2001), sur la sanglante répression de la manifestation du FLN du 17 octobre 1961 à Paris, et «Mourir à Charonne», pourquoi?» (2010), sur la répression de la manifestation du 8 février 1962 et «Pas en mon nom». (2020) sur les dénis entourant l'information et la perception du conflit israélo-palestinien... Rappelons que Le Maghresb des films comprend également dans son programme les très beaux films, «143, rue du Desert», un superbe documentaire de Hassan Ferhani qui nous fait découvrir une femme atypique qui vit en plein désert algérien et travaille au sein d'un café, un «relais routier..». Au menu du grand écran, aussi, il y a le film «Ibrahim» de Samir Gasmi moult fois récompensé cette année. Un long métrage qui raconte l'histoire de Ibrahim, qui partage sa vie entre son père, écailler à la brasserie du Roayl Opéra, sérieux et réservé, et son ami du lycée technique, Achille, plus âgé que lui et spécialiste des mauvais coups....Que de bons films dont certains méritent d'être dévoilés aussi en Algérie.


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