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Sale temps pour les islamistes
Ils subissent des échecs cuisants et honnis par leurs peuples
Publié dans L'Expression le 27 - 07 - 2021

La mouvance islamiste est face à une sérieuse vague dans le monde arabo-musulman. C'est le début d'un sursaut de conscience salvateur, qui mettra fin à l'omniprésence d'une chimère appelée abusivement la «solution islamique».
Ce qui vient de se produire en Tunisie est un prolongement politique naturel de ce qui est arrivé à cette nébuleuse aux inféodations supranationales et tentaculaires dans d'autres pays comme l'Egypte, la Syrie et la Turquie qui, elle, aussi, subit l'effet boomerang à cause de la gestion chaotique et despotique d'Erdogan, représentant des Frères musulmans dans un pays prônant la laïcité depuis 1924. Cela renseigne sur le danger et le populisme dont se drape ladite nébuleuse aux accointances avérées avec le sionisme et l'impérialisme international.
Les coups que reçoit cette mouvance théocratique et obscurantiste montrent on ne peut plus clairement que cette dernière s'est impliquée dans un champ qui ne lui sied pas, un champ qui appartient à une logique répondant à une démarche séculière loin de toute manipulation et instrumentalisation de la religion dans le champ politique.
En Algérie, les choses ont évolué dans le même sillage et avant même que la Tunisie et des pays du monde arabo-musulman n'aient connu cette expérience douloureuse et dangereuse sur l'avenir des Etats nationaux et de leur indépendance et existence. L'hydre islamiste s'est dissimulée derrière des énoncés mensongers fondés sur la «morale» dont le sens est aux antipodes de la raison et de la gestion cohérente des affaires publiques. Aujourd'hui, l'islamisme essaye tant bien que mal de se resituer en faisant dans l'attentisme et l'entrisme dans les rouages de l'Etat et au sein de la société. Cette réalité doit être traitée avec sérieux et détermination, surtout que l'Algérie traverse une situation particulière des plus sensibles et délicates de son histoire politique. Là où la déferlante islamiste est passée n'a fait que semer la pagaille et l'anarchie au plan politique, économique et social. C'est un instrument à la solde et au service des puissances étrangères pour détruire les Etats nationaux et leur souveraineté au nom d'un islamisme qui ne reconnaît pas les nations et les frontières dans le cadre d'une démarche anachronique et en déphasage avec le cours de l'histoire moderne de l'humanité et ses exigences.
Il est temps que l'Algérie revoit sa démarche quant à l'implication de la mouvance islamiste dans le champ politique. La démarcation s'impose avec acuité, dans la mesure où ce danger risque de constituer une véritable entrave et une impasse vers la transition réellement démocratique et sociale dans le cadre d'un Etat national fort et qui encourage les choix souverains pour un développement national autonome et qui n'obéit pas aux desiderata des puissances néocolonialistes et impérialistes.
L'expérience des années 90 du siècle passé, doit interpeller l'ensemble des Algériens et des Algériennes. L'enjeu politique qui se dresse au pays est aussi cette menace islamiste qui se dissimule derrière le Hirak 2 qui n'est autre qu'une tentative de rééditer le scénario des années 90. C'est dire que la mouvance islamiste n'est pas soluble en démocratie ni en un processus politique ordinaire, pour la simple raison, qu'elle est en déphasage avec les exigences du monde moderne et les attentes et les aspirations des citoyens et des citoyennes vers l'ouverture, la liberté et l'esprit critique créatif.
L'islam politique ne reconnaît pas la différence, il rejette d'emblée que la femme se hisse au rang de l'égalité à l'homme, il abhorre les situations où la parité s'impose comme critère de la citoyenneté. Pour ainsi dire, l'islamisme est l'ennemi déclaré de la citoyenneté et de l'esprit démocratique et ses préalables.
La meilleure manière d'en découdre avec cette menace qui retarde la société vers son épanouissement et son développement, c'est bien d'interdire leur existence en bonne et due forme en révisant la Constitution ipso-facto. C'est la meilleure façon pour que ces partis fantoches qui se drapent de la religion soient une fois pour toutes bannis de la sphère politique et séculière.


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