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L'écrivain qui dévore les livres
Lounès Ghezali
Publié dans L'Expression le 01 - 09 - 2021

Son amour pour la littérature est une histoire digne d'être racontée dans un... livre. Une trajectoire très originale avec la littérature. Il s'agit d'un véritable coup de foudre qui remonte à l'enfance de Lounès Ghezali qui a grandi face à la méditerranée, au village Ait Said (Mizrana) non loin de Tigzirt, cette ville millénaire, balnéaire et mythique. Lounès Ghezali a publié son premier roman aux éditions La pensée. Le livre porte le titre de «Le rocher de l'hécatombe».
Puis, aux éditions Rich-Essalam, est paru son second livre, toujours une fiction:
«L'appel de la montagne».
Un clin d'oeil à peine voilé à Jack London dont il a été un lecteur invétéré au tout début de son adolescence.
Cette frénésie d'écriture n'a pas cessé d'envahir Lounès Ghezali qui s'inspire très souvent d'événements réels et historiques pour bâtir ses trames attrayantes avec un talent et un style des plus originaux.
Une maitrise de l'écriture romanesque qui n'est pas tombée du ciel mais qui lui est venue après la lecture assidue, et guère expéditive, d'un nombre infini de romans écrits par des écrivains des quatre coins du globe.
Enfant, scolarisé à l'école primaire de son village, Lounès Ghezali avait déjà sa carte à la bibliothèque de l'école d'où il ramenait des livres qu'il dévorait inlassablement.
Un lecteur boulimique
A l'âge de 12 ans, se souvient-il comme si cela datait d'hier, il a acheté son tout premier livre dans une librairie sise au centre-ville de Tigzirt, près de la salle de cinéma Le Mizrana. Lounès Ghezali ne se souvient pas du nom de l'auteur de ce premier livre acheté mais il n'a pas oublié son titre: «Le petit paradis».
A ce jour, je ne comprends pas pourquoi mon choix s'était porté sur ce livre plus particulièrement», souligne Lounès Ghezali qui ne fait pas de lien entre ce choix et une plage située près d'Azeffoun et portant le même titre que ce premier livre. Depuis, le nombre de livres lus avec délectation par l'écrivain Lounès Ghezali ne peut plus être cerné.
De Gabriel Garcia Marquez à Gunter Grass en passant par Cervantès et Victor Hugo sans oublier Tolstoi et Dostoiveski, Lounès Ghezali, quand il s'agit de lire, tire sur tout ce qui bouge. Même s'il faut reconnaitre que le choix des livres qu'il lit n'est guère fortuit. Il est très raffiné. Il s'agit, en général, de phénomènes littéraires mondiaux ayant marqué l'humanité à jamais.
Quand on l'interroge sur les livres qui l'ont marqué, qui ont fait naitre en lui ce désir d'écrire des romans, en dépit du fait que son métier n'a aucun rapport avec la littérature, il parle des auteurs et des personnages avec une familiarité qui ferait croire qu'il s'agit de ses propres amis. C'est le cas, par exemple quand il évoque Raskolnikov, le pathétique et marquant personnage de Crime et châtiment de Dostoïevski. Il a tellement été marqué par ce personnage spécial et de la description prégnante qui en est faite par le géant russe, que quand il en parle, on dirait qu'il le connait personnellement.
Lounès Ghezali semble avoir l'air d'avoir une vie parallèle à celle qu'il mène paisiblement dans son train de vie quotidien. Celle de l'univers de la littérature.
Un intellectuel étonnant
Avec une érudition impressionnante, Lounès Ghezali est capable d'analyser et de disserter interminablement sur les romans de la littérature russe, latino-américaine, française, américaine.
On se demande comment on peut être à ce point imprégné d'autant de romans, de trames et de personnages! Quand on l'interroge sur le livre qui l'a le plus marqué, l'hésitation se lit dans ses yeux. Mais il cite comme par intuition Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez. Mais il fait vite de compléter sa liste en citant aussi Guerre et paix et Anna Karenine de Léon Tolstoi. Et comment pouvait-il en être autrement, il énumère presque naturellement Crime et châtiment et Les frères Karamazov de Dostoïevski. Mais au cours de notre entretien avec le romancier Lounès Ghezali, il a parlé avec maitrise de dizaines d'autres chefs-d'oeuvre de la littérature universelle à l'instar du Tambour de Günter Grass ainsi que d'autres auteurs latino-américains qui semblent le plus l'avoir marqué. Il a rencontré une seule fois Tahar Djaout quand le poète assassiné exerçait à Algérie Actualité. Avant d'écrire ses romans, il avait signé plusieurs nouvelles publiées dans le journal régional Le pays.
Lounès Ghezali devrait écrire un jour un livre sur les livres. Il est bien placé pour le faire. Et, sur Tigzirt, sa région qui mérite tant que l'on lui consacre un ouvrage de qualité.
Lounès Ghezali peut aussi le faire. Il en a toutes les capacités. En attendant, on épiera avec impatience la parution de son troisième roman, qui est chez l'éditeur, et l'achèvement de son quatrième...


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