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L'école: le mausolée des charlatans
Elle est noyée dans les débats politiques et idéologiques
Publié dans L'Expression le 28 - 09 - 2021

Le débat sur l'école ne semble pas bénéficier d'un intérêt à la hauteur de l'enjeu que constitue cette institution républicaine et citoyenne par excellence. La classe politique, la société civile et les pouvoirs publics ont tourné le dos à cette question cruciale de l'école et son rôle déterminant dans la consécration de la citoyenneté et la culture républicaine.
La dispense et la pédagogie sont l'otage des paradigmes qui s'inscrivent en porte-à-faux par rapport aux exigences imposées par le monde moderne et ses défis. Le débat sur l'école est d'un intérêt central, puisque il est intimement lié au devenir des générations et de la République.
Occulter le débat sur l'école, c'est encourager et donner du crédit aux forces obscurantistes et rétrogrades qui mènent une lutte féroce contre toute volonté visant l'ouverture de l'école sur le monde moderne et l'esprit critique et l'universel. L'Algérie, qui aspire à sortir d'une crise multidimensionnelle, doit d'abord revoir son approche quant à une école sinistrée et déstructurée par des expériences hybrides et anachroniques. La menace de faire de l'école républicaine un pôle d'excellence pour une poignée de privilégiés, en bénéficiant d'une dispense de qualité, risque de creuser le fossé de classe qui sacrifiera l'école sur l'autel des luttes d'intérêts sordides et de repositionnement idéologique dont la mainmise sera exprimée d'une manière saillante par les forces islamo-conservatrices.
Le rôle de l'Etat est d'asseoir une approche citoyenne d'une école dont l'allégeance ne sera déterminée que sur la base d'un contrat social où la République est la garante en tant qu'expression de la légitimité citoyenne. L'un des fondements d'un Etat citoyen et républicain c'est bien son institution, à savoir l'école. L'école est la matrice de la République, de ce fait, cette institution doit être débarrassée de toute manipulation idéologique et politicienne. La formation d'un citoyen consacrant les valeurs d'un Etat républicain moderne, ne se fera que si le choix du projet de société serait amplement étayé et assumé en termes de rupture avec les pensées et les prismes qui tirent vers l'archaïsme et la régression. Les manuels scolaires et pédagogiques sont la quintessence qui détermine la trajectoire que l'école va prendre. Nos manuels sont en totale rupture avec les fondamentaux d'une approche moderne de l'enseignement. Le défi qui se présente pour le pays, c'est celui de faire arrimer l'école algérienne aux autres écoles dans le monde, qui arrivent à produire des citoyens et un potentiel humain créatif et imaginatif. L'école qui ne reconnaît pas la pensée rationnelle et critique, est une école qui finira par se transformer en un espace de propagation de charlatanisme et des sornettes dignes de la pensée cléricale et obscurantiste. L'Algérie nouvelle, que beaucoup d'Algériens et d'Algériennes réclament, ne peut se réaliser sans la mise en oeuvre d'une école dont la pédagogie doit s'inspirer des expériences qui ont donné des résultats probants en matière d'enseignement pourvoyeur de la créativité, l'imagination et l'invention pluridisciplinaire.
Une école qui consacre le parcoeurisme et qui répand la récitation et l'assimilation mécanique, est une école qui est condamnée à former des mutants et des «humanoïdes» sans esprit critique et sans une vocation constructive et créative.
L'Etat est responsable de la prestation de l'école en termes de résultats et de conséquences. L'ambition consistant à développer un pays et moderniser son économie et lui permettre l'accès à la prospérité et à la justice sociale, passera inexorablement par l'édification d'une école dont la science et la connaissance empirique constitueront la pierre d'achoppement. Une école moderne, critique et créative, est un rempart pour un Etat qui est appelé à jouer un rôle stratégique et civilisationnel dans le monde.


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