La célébration du soixantenaire de l'Indépendance nationale a pris des contours particuliers cette année. La Fête nationale de l'indépendance coïncidant avec le 05 Juillet de chaque année a été grandiose, à plus d'un titre. Les autorités nationales ayant mis le paquet, tous les secteurs d'activités ont fini par la main dans la pâte, en organisant des activités et des festivités partout dans le pays. Dans la capitale, en plus du défilé militaire, un défilé civil a été brillement mis en scène tout au long du Front de mer d'El Mahroussa. Pour la première fois depuis 33 années complètes, l'Algérie n'avait pas organisé de défilé ou de parade militaire à l'occasion de la célébration de la Fête de l'Indépendance nationale. Partout dans la capitale, les Algériens vivaient au rythme des préparatifs et des programmes concoctés à cette occasion. Des axes routiers ont été fermés et la circulation déviée vers d'autres secteurs et sens. Tout cela, dans une ambiance bon enfant. Le président Tebboune s'est vu élaborer un plan de célébration insolite, à commencer par le lieu de commémoration à Sidi Fredj à l'endroit même où le colonel Mohand Oulhadj, un des héros de la Guerre de Libération nationale,chef de la Wilaya III historique, avait hissé le drapeau national le 5Juillet 1962. Tebboune était accompagné du président tunisien Kaïs. Les messages sont passés Les célébrations grandioses de cet été 2022 étaient porteuses d'un triple message, faut-t-il le concéder, à l'endroit de ceux qui doutent encore des capacités multiples de l'Algérie. D'abord, en direction des cercles français nostalgiques de l'Algérie-française, pour rappeler que le dossier de la Mémoire nationale n'est pas à marchander. Que l'Algérie de 2022 se pésente d'égal à égal, sans complexes, ni complaisance. Sur le plan géopolitique, il fallait montrer à ceux qui doutaient encore de ses capacités réelles, que l'Algérie de 2022 n'est pas celle des années 80, ni celle des années 90 ou encore des années 2000. L'Algérie est une véritable force de frappe que certains devraient au mieux, réellement redouter. L'Armée nationale populaire ANP, socle légitime de la souveraineté nationale, a parachevé sa mue, en accomplissant une évolution fulgurante. Un plan de modernisation et de professionnalisation élaboré, sans bruit, ni fracas, et parachevé en toute sérénité et quiétude. L'autre message devait faire admettre à ceux, ayant adopté les railleries et le sarcasme comme mode de communication, que l'on ne rigole pas quand il s'agit de la sécurité du pays et de l'image de marque de son armée. Le défilé militaire grandiose organisé face à la Grande mosquée d'Alger et la brise marine de la capitale, en cet été du mois de juillet, aura été phénoménal. Que de symboles et de messages. L'ANP à l'honneur sur les réseaux Ils ont été nombreux ces Algériens, d'ici ou d'ailleurs, à glorifier l'ANP et à avoir arboré fièrement, sur leurs espaces virtuels respectifs, les images, les vidéos et les photos de soldats, d'officiers supérieurs et d'engins militaires de dernières générations exhibés lors de ce défilé historique. L'Armée nationale populaire ANP a déployé une once de son arsenal de dissuasion qui a enchanté les Algériens. Les réseaux sociaux se sont mis aux couleurs de l'Algérie et de sa Fête nationale. Les images et les vidéos postées sur les différents réseaux sociaux, mettant en exergue l'armement de l'ANP et des soldats algériens ont, l'espace d'une Fête nationale, restauré la fierté d'un peuple vis-à-vis de son socle de souveraineté. À telle enseigne que les pseudos détracteurs du pays, notamment sur les réseaux sociaux et la Toile en général, ont dû se résigner à l'idée d'observer une retraite, le temps que passe la tempête verte. Le chef d'état-major de l'ANP, Saïd Cnenegriha, également était au centre de messages sympathiques et de reconnaissance de la part de nombreux internautes algériens. Le président Tebboune a, lui aussi, eu droit à un traitement de faveur de la part des Algériens, ceux qui ont assisté au défilé, et ceux qui l'ont suivi à travers les réseaux et la Télévision nationale. Des chefs d'Etat à la fête de l'indépendance L'autre fait marquant aura été, sans nul doute, la présence de chefs d'Etat et de personnalités étrangères ayant pris part aux célébrations officielles, imprégnant une connotation particulière aux célébrations. Ainsi, ont pris part à ce soixantième anniversaire de l'indépendance, le président de la République de Tunisie, M. Kaïs Saïed, le président de l'Etat de Palestine, M. Mahmoud Abbas, le président de la République du Congo, M. Denis Sassou-Nguesso, le président de la République du Niger, M. Mohamed Bazoum, la présidente de la République démocratique fédérale d'Ethiopie, Mme Sahle-Work Zewdie, le président de la République arabe sahraouie démocratique, Secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, la présidente du Sénat italien, Mme Maria Elisabetta Alberti Casellati, la ministre libyenne des Affaires étrangères Najla el Mengoush et le ministre émirati à la Tolérance Echeikh Nahyane Ben Mabrouk al Nahyane. Mais de loin, la présence du chef de l'Etat de Palestine et celles du mouvement Hamas Khaled Machaâl, ainsi que du président sahraoui Brahim Ghali aux festivités officielles, aux côtés du chef de l'Etat et celle du chef d'état-major de l'ANP ont donné une signification majeure à ces festivités. Des médias de l'Etat sioniste, connus, ne se sont pas empêchés de commenter l'événement, en focalisant sur la présence des deux icônes de la révolution palestinienne côte à côte. Un message clair aussi, à l'endroit des artificiers de la fitna, notamment le Makhzen qui a dû paniquer, à plus d'un titre en découvrant une once de l'arsenal militaire algérien. Ils ont été nombreux aussi, les pays à épier de très près, les célébrations de cette année, intervenues dans un contexte de géopolitique mondiale et régionale tendu.