L'Etat de Palestine a condamné, vendredi, l'adoption par l'entité sioniste de «sanctions» à son encontre suite à son action au sein des Nations unies, appelant les Etats-Unis à intervenir pour faire cesser ces menaces contraires à la légalité internationale. Le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abu Rudeineh, le secrétaire du Comité exécutif de l'Organisation de libération de Palestine (OLP), Hussein Al-Sheikh, et le ministère des Affaires étrangères, ont dénoncé ces sanctions contraires à la légalité internationale. Abu Rudeineh a déclaré dans un communiqué que «les mesures annoncées par le gouvernement d'occupation en réponse à la démarche palestinienne auprès des institutions des Nations unies sont condamnées et rejetées, qu'il s'agisse de ponction des fonds ou de toute autre mesure». Il a appelé «la communauté internationale, notamment l'administration américaine, à prendre des mesures immédiates pour faire cesser ces menaces, qui sont contraires à toutes les résolutions de la légalité internationale», ajoutant que le gouvernement sioniste «ignore de manière flagrante le droit international ce qui nécessite une position internationale ferme envers cette anarchie». L'Etat de Palestine considère, en effet, que «les droits des Palestiniens ne sont pas négociables, et notre peuple palestinien et ses dirigeants sont capables de protéger les droits des Palestiniens approuvés par les résolutions de la légalité internationale, quel qu'en soit le prix». Pour sa part, le secrétaire du comité exécutif de l'OLP, Hussein Al-Sheikh, a déclaré dans un tweet que les mesures sionistes «ne décourageront pas les Palestiniens de poursuivre l'entité sioniste au niveau international». Il a ajouté: «Les mesures annoncées par l'entité sioniste, dont la principale est la confiscation continue de notre argent, ne nous détourneront pas de notre objectif de la poursuivre devant les institutions et forums internationaux et d'exposer ses politiques contre le peuple palestinien». Dans un communiqué, le ministère palestinien des Affaires étrangères a considéré ces mesures comme «une violation flagrante des obligations de l'entité sioniste en tant que puissance occupante et une persistance dans la rébellion contre le droit international et les accords signés». Vendredi, l'entité sioniste a annoncé l'adoption de «sanctions» contre les Palestiniens, suite à leur actions auprès des institutions onusiennes. L'Assemblée générale des Nations unies a voté la semaine dernière en faveur d'une demande d'avis consultatif auprès de la Cour internationale de justice sur l'occupation des territoires palestiniens, prenant en compte la poursuite au quotidien d'innommables exactions de l'armée sioniste dans les territoires palestiniens occupés, au mépris de la légalité internationale et des doits humains les plus élémentaires. La Cour internationale de justice doit statuer sur le caractère criminel de ces exactions sionistes, telles que l'assassinat délibéré d'enfants, d'adolescents ou encore de la journaliste américano-palestinienne Sheerin Abou Akleh qui réclament en vain justice. L'entité sioniste a annoncé vendredi l'adoption de «sanctions» contre l'Autorité palestinienne, pour lui faire «payer le prix» de sa récente démarche pour faire examiner à l'ONU la question de l'occupation sioniste des Territoires palestiniens. La décision a été prise jeudi lors de la première réunion du cabinet de sécurité du nouveau gouvernement, dirigé par Benjamin Netanyahu, et le plus à droite de l'histoire de l'Etat hébreu., Le cabinet restreint a décidé d'octroyer à des familles de «victimes d'attaques palestiniennes» environ 37,3 millions d'euros prélevés sur ce que le gouvernement sioniste perçoit en «taxes douanières» pour le compte de l'Autorité palestinienne. L'Etat hébreu retiendra également d'autres fonds perçus pour l'Autorité palestinienne, à hauteur de ce que celle-ci a versé en 2022 «aux terroristes et à leurs familles», ajoute le texte, sans préciser de montant.