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Une rentrée à portes fermées
GRÈVE DES ENSEIGNANTS DU SUPERIEUR
Publié dans L'Expression le 06 - 09 - 2006

Le bras de fer tutelle-Cnes n'arrange point les affaires des étudiants, ni celles de l'université.
Au second jour de la grève des enseignants du supérieur, la mobilisation demeure toujours intacte dans les universités ayant répondu au mot d'ordre de grève.
Le débrayage a été plus ressenti lors de la journée d'hier. Les salles d'examens étaient désertées par les étudiants.
A l'université de Bab Ezzouar (Usthb), Constantine, Béjaïa et Oran, les enseignants grévistes ont réussi, une fois de plus, à paralyser les établissements.
Le mouvement de protestation, déclenché depuis le 13 mai dernier, a été bel et bien reconduit dans les universités de ces wilayas. Une bonne partie des examens programmés n'ont pas eu lieu. «L'écrasante majorité des examens ont été boycottés. Les enseignants grévistes tiennent toujours à leur mouvement. Pour la journée d'hier, nous avons constaté qu'aucun examen n'a eu lieu», a déclaré, dans une communication téléphonique avec L'Expression, M.Aït Iheddaden, membre du bureau national du Cnes. Et d'ajouter: «Nous sommes déterminés plus que jamais à aller jusqu'au bout de notre mouvement de protestation. Nous continuons à revendiquer nos droits jusqu'à ce que la tutelle trouve une solution à ce problème.» S'agissant du «mutisme» de la tutelle, le même interlocuteur déclare que «nous avons pris l'habitude d'entendre les fausses promesses de la tutelle. Ce n'est pas étonnant que cette dernière croise toujours les bras. A notre niveau, le problème est posé, il lui faut donc des solutions.»
Il faut savoir que les enseignants grévistes demandent «la levée des poursuites judiciaires contre les représentants Farid Cherbal et Mustapha Mechab, coordonnateurs nationaux adjoints chargés respectivement du centre et de l'ouest et contre le collègue Khaled Bessila de Constantine. Après, on peut parler de négociations, si la tutelle le veut bien, évidemment. Concernant les revendications, je dis tout simplement qu'elles sont très légitimes», soutient M.Aït Ihaddadene.
Pour évaluer ce mouvement de deux jours, les sections grévistes organisent aujourd'hui, des assemblées générales au niveau des établissements cités. En vue d'attirer l'attention des pouvoirs publics, les grévistes demandent à la coordination nationale des sections Cnes en grève qui se réunira demain, qu'ils entendent manifester devant le Palais du gouvernement.
De leur coté, les étudiants dénoncent cette situation. Ils craignent le spectre de l'année blanche. Ils demandent à reprendre les cours pour une durée minimale de deux semaines avant les examens. «Nous demandons deux semaines de remise à niveau avant les examens», revendiquent-ils.
Au ministère, on estime que tout a été fait pour satisfaire les revendications des enseignants. Une source proche du département de Harraoubia, a déclaré à L'Expression: «Nous n'arrivons pas à comprendre la raison de ce blocage, pourtant nous avons répondu pratiquement à toutes les revendications des enseignants.» Ce qui a étonné de plus la tutelle, selon notre source, est que «nous n'avons jamais rompu le contact avec le syndicat durant tout cet été pour parvenir à une issue et permettre une rentrée universitaire dans la sérénité.»
Les grévistes rejettent en bloc les affirmations de la tutelle. Ils soutiennent que «le ministère ne tient généralement pas ses promesses». A l'heure actuelle, le département de Harraoubia n'a pris aucune mesure concernant cette grève. Selon la même source, le ministre se prononcera aujourd'hui à propos de cette grève.
Une chose est sûre, la situation dégénère.
Le problème est posé. Il lui faut donc une issue.
Ce mouvement de protestation intervient au moment où l'Etat entame des réformes dans le secteur, notamment avec l'introduction du nouveau système LMD. Donc, la réforme ne concerne pas seulement les programmes et les cycles de formation, mais également la situation socioprofessionnelle des enseignants qui représente 50% de la réforme.
Ainsi, l'université a besoin d'une stabilité durable pour réussir ses réformes.
Ce n'est manifestement pas le visage qu'elle donne en cette rentrée 2006/2007.


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