La consécration des droits et le renforcement du caractère social de l'Etat étaient les points phares qui ont marqué le discours adressé à la nation prononcé, lundi à Alger, devant les deux chambres du Parlement réunies au Palais des nations. Cette allocution à connotation sociale s'est manifestée depuis son investiture en tant que président de la République, comme une matrice forte sur laquelle repose toute politique nationale de l'Etat algérien. Lors de son derniers discours, qui est le premier du genre, c'est-à-dire une allocution qui est destinée à la nation, Abdelmadjid Tebboune a souligné que «l'Etat oeuvre à la consécration des droits de tous les Algériens sur l'ensemble du territoire national, faisant de la consolidation du caractère social de l'Etat une boussole pour tous les efforts consentis, afin de renforcer la solidarité nationale et de prendre en charge les préoccupations de l'ensemble des citoyens dans le cadre de l'équité et de l'égalité», a-t-il affirmé. Le président Tebboune a réaffirmé, lors de son dernier discours, que la justice sociale constituera toujours la priorité de l'Etat algérien et de ses institutions. Cette notion s'est matérialisée à travers des mesures concrètes qui ont été prises pour permettre aux citoyens de vivre une vie digne et loin de la précarité et de la vulnérabilité sociale. À ce propos, il a indiqué qu' «il accorde un intérêt majeur à la concrétisation de la justice sociale, à travers la révision de l'impôt sur le revenu global (IRG), la revalorisation des salaires et l'institution de l'allocation chômage pour préserver la dignité des jeunes, et les efforts visant à créer des postes d'emploi et régulariser davantage d'employés ayant bénéficié d'une intégration définitive», a-t-il souligné. Il a rappelé la situation des populations qui subissaient les affres des conditions sociales le moins que l'on puisse dire, difficiles, dans les zones d'ombre. Dans ce sens, il a signalé que «80% des décisions relatives à l'amélioration de la situation des zones d'ombre ont été effectivement mises en oeuvre», et d'ajouter: «Six millions de citoyens algériens ont vécu dans des conditions qui auraient dû être dépassées depuis l'indépendance», a rappelé le président de la République. Le caractère social de l'Etat algérien a été bien résumé dans le derniers discours du président Tebboune, en déclarant qu'«être au service du citoyen algérien, c'est renforcer son sentiment d'appartenance à sa patrie. Il ne s'agit pas de slogans populistes, mais d'une question de principe», a-t-il insisté. Le caractère social de l'Etat s'est manifesté clairement ces derniers temps, avec force, à l'adresse de la communauté nationale établie à l'étranger. À ce sujet, le chef de l'Etat a souligné qu'«une réduction de 50% des tarifs des billets d'avion est consentie pour leur permettre de passer le mois de Ramadhan dans le pays». Cette nouvelle décision va permettre aux émigrés algériens de profiter de ces mesures incitatives afin de venir avec aisance jouir des vacances et passer le mois du Ramadhan au pays, avec leurs familles.Certes, l'aspect social a constitué une sorte de constante dans le discours du Président, mais cela s'est traduit aussi par des mesures concrètes au profit des travailleurs dont les salaires sont dérisoires et la catégorie des jeunes étudiants et les chômeurs, en leur permettant d'avoir une pension de dignité sous forme d'allocation mensuelle. Le président de la République a réaffirmé le caractère social de l'Etat algérien chaque fois que la situation politique et économique l'exige. Il a affirmé que «l'Algérie demeurera un Etat social, ad vitam aeternam, parce que c'est une exigence de ceux qui se sont sacrifiés pour ce pays. La Déclaration du 1er Novembre 1954 préconisait la création d'un Etat démocratique et social. Tel était le voeu de nos martyrs». Tebboune a su allier la rigueur dans la prestation économique et l'obligation de résultat quant à la gestion de l'économie du pays, et la prise en charge de la question sociale qui est considérée comme la mère des priorités dans sa démarche politique, en tant que président de l'Etat algérien.