Les avions et l'artillerie des forces d'occupation sionistes continuaient, hier, au 124eme jour de l'agression sioniste contre la bande de Ghaza, de pilonner les quartiers des villes de Rafah et Khan Younes, au sud de l'enclave palestinienne. Citées par Wafa, des sources sanitaires ont signalé la mort en martyrs de 12 Palestiniens et de dizaines de blessés dans de nouveaux bombardements ciblant, tôt mercredi, plusieurs quartiers, habités principalement par des femmes et enfants, à Rafah. A Khan Younes, l'aviation sioniste s'en est prise dés l'aube d'hier, aux maisons entourant la mosquée Bilal, blessant des dizaines d'innocents, selon des témoins, cités par des médias palestiniens. En Cisjordanie occupée, c'est le camp d'Aqabat Jabr à Aréha qui a été le plus pilonné et visé par les forces d'occupation, mobilisant leurs chars et autres armes de destruction. Ailleurs, des dizaines de colons sionistes, sous protection des soldats de l'armée d'occupation, ont pris d'assaut les cours de la mosquée bénie d'Al-Aqsa à El Qods-occupée, envahissant son enceinte et y effectuant des rituels talmudiques. Parallèlement à ses bombardements et assauts contre des civils palestiniens, l'entité sioniste maintenait également, hier, son interdiction pour l'entrée des aides humanitaires à Ghaza. Mardi soir, le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré que l'entité sioniste continuait de faire obstacle à l'arrivée de la plupart de l'aide au nord de la bande de Ghaza. S'exprimant au cours d'un point de presse, Dujarric a souligné que «seules 10 opérations humanitaires ont atteint le nord de Ghaza sur 61 opérations en janvier»,ajoutant que «les missions d'aide aux hôpitaux et aux établissements de santé sont souvent empêchées». Le bilan de l'agression sioniste contre la bande de Ghaza et la Cisjordanie est passé, mardi, à 27.585 martyrs et 66.978 blessés, selon les autorités sanitaires palestiniennes. Dans ce contexte, le ministère palestinien des Affaires étrangères a appelé tous les pays qui ont suspendu leur aide à l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), à revenir immédiatement sur leur décision «dans l'intérêt des millions de Palestiniens» qui bénéficient des services de cette agence onusienne. Selon l'agence de presse Wafa, le ministère des Affaires étrangères a déclaré, dans un communiqué publié mardi soir, qu'il «ne voit aucune justification à de telles décisions et les considère comme des positions politiques préconçues», en particulier après que le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a nommé une équipe chargée de mener une évaluation indépendante et de mener une enquête pour évaluer la «neutralité» de l'agence de l'ONU. L'objectif de cette équipe est de «déterminer si l'UNRWA fait tout ce qui est en son pouvoir pour assurer sa neutralité et répondre aux accusations de graves abus, le cas échéant». Le groupe d'évaluation devra ensuite remettre à Antonio Guterres, d'ici fin mars, un rapport intermédiaire puis d'ici fin avril un rapport final qui devra notamment, si nécessaire, faire des recommandations pour «améliorer et renforcer» les mécanismes en place. Pour rappel, douze pays ont suspendu tout versement futur à l'UNRWA, auprès de laquelle quelque 5,9 millions de Palestiniens sont enregistrés. La Rapporteuse spéciale de l'ONU sur la Palestine, Francesca Albanese, estime que les pays qui suspendaient leur financement à l'UNRWA «participent à un génocide». De son côté, le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a dénoncé la suspension par certains pays du financement de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA), qualifiant cette décision d'»immorale» et de «dangereuse».»L'arrêt du rôle de l'UNRWA n'a pas seulement un impact sérieux sur les Palestiniens, mais met également en danger la sécurité et la stabilité régionales», a mis mardi en garde Ahmed Aboul Gheit. Il a indiqué que ces mesures serviraient ce qu'il a appelé l'objectif de l'entité sioniste de «se débarrasser de l'agence onusienne» qui fait office d'important fournisseur de services essentiels aux réfugiés palestiniens basés à Ghaza. Le SG de la Ligue arabe a fait l'éloge des décisions prises par des pays comme l'Espagne et le Portugal d'augmenter leur financement et des pays qui continuent à financer l'agence d'aide humanitaire. Il a lancé un appel à tous les pays qui ont suspendu leur financement de l'UNRWA, «à revoir cette décision erronée».