Les engagements du second mandat donnent le ton à l'exceptionnelle ambition du Président-candidat. L'allocation chômage, la création d'emplois, la dynamique économique future et autres annonces faites, hier, à Oran témoignent d'un optimisme pour une nouvelle Algérie qui ne vivra plus sur la rente pétrolière, qui donnera à la jeunesse sa juste part dans l'édification du pays, qui ouvrira des perspectives radieuses pour l'ensemble de la communauté nationale. Les Oranais qui étaient venus en grand nombre écouter Abdelmadjid Tebboune et, à travers eux, l'ensemble des Algériens, ont vu dans les propos du Président les contours de la nation, dont les chouhada ont rêvé et que la Déclaration du 1er Novembre 1954 a inscrit comme autant de priorités de l'Etat social que devait être l'Algérie indépendante. Le programme du candidat indépendant, Abdelmadjid Tebboune, ne laisse aucune catégorie de la société sur le bord de la route. Dans la foulée, il annonce un voeu qui sonne comme un objectif, celui qu'un Algérien ou une Algérienne âgé de 27 ans puisse accéder au logement. Une invraisemblance? Eh bien, non. L'âge moyen des bénéficiaires est en baisse régulière ces cinq dernières années. Le Président sait de quoi il parle et son optimisme, dans tous les domaines, relève d'une vision qui repose sur des faits de terrain. À Oran, Abdelmadjid Tebboune a dit beaucoup de choses, mais n'a pas fait de simples promesses. Il a décrit l'avenir immédiat de l'Algérie. Et ce n'est pas de la magie. Tout ce qu'il a annoncé, des deux millions d'emplois à la hausse conséquente de l'allocation chômage, en passant par les 450000 emplois qui seront créés, sont déjà dans les tablettes de l'Etat. Il ne le sont pas par le truchement d'une «prière», mais par la force d'un travail acharné débuté en décembre 2019. Et même si cette noble mission a été ralentie par une crise sanitaire mondiale, suivie par une catastrophe économique internationale, induite par la guerre en Ukraine, elle a repris de plus belle, de sorte qu'on envisage, en Algérie, en pleine période de sécheresse, d'atteindre l'autosuffisance en blé dur. Ce sera fait en 2025. C'est une prévision réaliste. Atteignable. Comme pour l'acier plat, l'insuline et bien d'autres produits, l'Algérie a réalisé des performances reconnues par ses partenaires. Elle se rapproche du statut de pays émergent. Le président de la République en a fait l'annonce et situé cette perspective à l'horizon 2027. Abdelmadjid Tebboune a affirmé que le PIB de l'Algérie atteindra les 400 milliards de dollars à cette échéance. Et hier, à Oran, il dit ce qu'il en fera. Ce n'est pas bien compliqué pour un homme qui a basé toute sa politique sur la déclaration du 1er Novembre 1954. En clair, il fait de la redistribution des richesses un axe central et fondamental de son action à la tête de l'Etat. L'Algérie ne ressemblera jamais à ces pays qui ont «élevé» leurs bidonvilles au statut de patrimoine culturel, sans un regard à ceux qui y vivent et qui ne profitent pas du tout des hausses du PIB. Abdelmadjid Tebboune annonce une augmentation généralisée de tous les salaires et ajoute que cela ne suffit pas! Il a conscience du retard à rattraper en matière de niveau de vie des Algériens, et place la barrière à hauteur des pays les plus développés. Un PIB en forte hausse doit se voir dans la vie de chaque citoyen. Et l'exigence du Président est de faire de l'Algérie un pays où il fait bon vivre à tout point de vue. Cela pour dire que les engagements d'Oran seront très bientôt des acquis. Au même titre d'ailleurs que la place qu'occupe l'Algérie dans le concert des nations. En 2019, le candidat indépendant disait «Si vous saviez le poids qu'a votre pays en Afrique dans le monde arabe!» Les Algériens recevaient cette affirmation avec une pointe d'indifférence. Qu'a-t-on à faire de peser ou pas? La réponse est venue quelques années plu tard. Les citoyens ont mesuré ce que vaut leur pays et, par conséquent, ce qu'ils valent eux et leur Histoire plusieurs fois millénaire et héroïque! Soyons réalistes et admettons que la phrase du Président était un investissement dans l'âme algérienne. Un de plus qui a rapporté gros. En 2025, l'Algérie est aux portes de l'émergence. C'est un résultat!