La cheffe des Affaires politiques de l'ONU, Rosemary DiCarlo, a averti, vendredi soir, contre «un conflit bien plus destructeur» au Moyen-Orient à la suite des agressions sionistes répétées contre le Liban. Cet avertissement a été lancé lors de la réunion du Conseil de sécurité, tenue à la demande de l'Algérie, sur la situation au Moyen-Orient pour examiner les derniers développements au Liban, notamment les cyberattaques sionistes contre des appareils de communication dans plusieurs régions du Liban et le raid sioniste ayant visé la banlieue sud de Beyrouth. Intervenant lors de cette réunion, Rosemary DiCarlo a déclaré au Conseil de sécurité que les nouvelles attaques au Liban risquaient de déclencher «un conflit bien plus destructeur». «Nous risquons d'assister à une conflagration qui pourrait éclipser même la dévastation et les souffrances observées jusqu'à présent», a-t-elle averti devant les quinze membres du Conseil, avant d'ajouter: «Il n'est pas trop tard pour éviter de telles folies. Il y a encore de la place pour la diplomatie.» Alors que son agression contre Ghaza dure depuis près d'un an, l'entité sioniste a tué au moins 31 personnes et en a blessé 68 autres lors d'un raid aérien sur la capitale libanaise Beyrouth, vendredi passé. Le raid aérien fait suite à deux jours de cyberattaques sionistes au cours desquelles des bipeurs et des talkies-walkies ont explosé, tuant 37 personnes et en blessant plus de 3 500. Dans ce contexte, le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Turk, a déclaré, vendredi passé, au Conseil de sécurité que l'attaque contre les appareils de communication violait le droit international et pouvait constituer un crime de guerre. Il a ajouté qu'il était «consterné» par les attaques utilisant des appareils de communication. «Cela a déclenché une peur généralisée, une panique et une horreur au sein de la population du Liban, qui souffre déjà d'une situation de plus en plus instable depuis octobre 2023», a-t-il déploré. Turk a appelé à «une enquête indépendante, approfondie et transparente et à ce que ceux qui ont ordonné et exécuté ces attaques soient tenus responsables de leurs actes». Le droit international «interdit» l'utilisation d'appareils «piégés» ayant l'apparence d'objets «inoffensifs», a insisté Volker Türk. «C'est un crime de guerre de commettre des violences destinées à propager la terreur parmi les civils», a-t-il ajouté lors d'une réunion après des explosions via des cyberattaques imputées à l'entité sioniste au Liban. «La guerre a des règles», a-t-il martelé, répétant son appel pour une enquête «indépendante, rigoureuse et transparente». «Cibler de façon simultanée des milliers d'individus, que ce soit des civils ou des membres de groupes armés, sans savoir qui est en possession des appareils concernés, de leur localisation et de leur environnement au moment de l'attaque, viole le droit humanitaire international et, le cas échéant, le droit humanitaire international», a-t-il ajouté. «Il est ainsi difficile de concevoir comment, dans ces circonstances, de telles attaques pourraient être conformes aux principes clés de distinction, de proportionnalité et de précaution». «Ces attaques représentent un nouveau développement dans la guerre, où les appareils de communication deviennent des armes (...). Cela ne peut être la nouvelle normalité», a-t-il lancé.