Mohamed Arkab, qui a pris, hier, ses fonctions en tant que ministre d'Etat, ministre de l'Energie, des Mines et des Energies renouvelables. Arkab s'est engagé à poursuivre la mise en œuvre de la stratégie nationale définie par le président de la République, soulignant qu'elle « s'est concrétisée à travers les grands projets stratégiques, initiés selon une vision claire visant essentiellement à construire un avenir énergétique durable, prospère et accessible à tous les Algériens ». Pour ce qui est des priorités du secteur, le ministre a précisé qu'elles incluent le développement des hydrocarbures et du gaz naturel, affirmant que « le gaz naturel restera une ressource stratégique accompagnant la transition énergétique », et que « l'Algérie continuera de renforcer ses capacités de production de gaz naturel ». Des efforts seront également consacrés à l'amélioration d'utilisation du gaz naturel et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et de méthane, tout en « maintenant le rôle de l'Algérie comme fournisseur clé de gaz sur la scène internationale et en attirant les investissements étrangers dans ce secteur », a indiqué le ministre. L'autre axe stratégique concerne le développement des énergies nouvelles et renouvelables, notamment l'hydrogène vert. À ce propos, le ministre a affirmé que les énergies renouvelables restent une priorité nationale et que le programme national dédié à ces énergies sera poursuivi, avec l'adoption d'un programme de maîtrise et de rationalisation énergétique. Il a en outre souligné les efforts consentis en matière d'hydrogène vert à travers des projets pilotes comme ceux d'Arzew et de Hassi Messaoud. L'Algérie ambitionne d'exporter 40 térawattheures (près de 2 millions de tonnes) d'hydrogène et de ses dérivés. En ce qui concerne le secteur minier, Arkab a précisé que l'accent sera mis sur la poursuite des grands projets, tels que le projet de fer de Ghar Djebilet, le projet de phosphate à Tébessa et Souk Ahras, ainsi que le projet de zinc à Oued Amizour. Le dessalement de l'eau de mer constitue également une priorité du secteur afin de garantir la sécurité hydrique. De nouvelles stations de dessalement seront réalisées pour répondre à la demande croissante en eau potable. Parmi les priorités figurent également le raccordement régional à travers le projet du câble électrique sous-marin avec l'Europe pour l'exportation de l'électricité propre, ainsi que le projet du gazoduc transsaharien, reliant le Nigeria à l'Europe, via l'Algérie et le Niger.