Les travaux de la 46e session ordinaire du Conseil exécutif de l'Union africaine (UA) ont débuté, hier à Addis-Abeba, avec la participation du ministre d'Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l'étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a indiqué un communiqué du ministère. Les ministres africains des Affaires étrangères débattront lors de cette session, qui se tient en prélude du sommet de l'UA, prévu les 15 et 16 février 2025, «des questions relatives au renouvellement de la composante des différentes instances de l'organisation continentale, avec à leur tête la Commission de l'UA et le Conseil de paix et de sécurité, ainsi que plusieurs questions liées à la paix, à la sécurité et au développement en Afrique», ajoute la même source. Au cours de cette importante réunion, Ahmed Attaf a eu de nombreux entretiens avec ses homologues. C'est ainsi qu'il a rencontré le ministre des Affaires étrangères et de l'Emigration égyptien, la ministre des AE et de la coopération du Mozambique, le MAE du Ghana, le MAE du Burundi et le MAE de la Côte d'Ivoire. Durant tous ces entretiens, il a été fortement question du renforcement des liens bilatéraux et du développement des échanges entre les pays frères, ainsi que de la position concertée sur les multiples enjeux et défis auxquels est confronté le continent africain. Organisation continentale comprenant 55 Etats dont la République sahraouie, membre fondateur, l'Union africaine (UA) tient son 38e sommet des chefs d'Etat et de gouvernement, les 15 et 16 février, à Addis- Abeba où est réuni, deux jours durant, le Conseil exécutif. Les objectifs principaux de l'UA, héritière de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) visent à parachever la fin de toute colonisation sur le continent, la promotion de l'unité et de la solidarité entre les Etats, la coordination et l'intensification de la coopération pour le développement, la sauvegarde de la souveraineté et de l'intégrité territoriale des Etats membres, ainsi que la promotion de la coopération internationale. Outre la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement et le Conseil exécutif, l'UA comprend un Comité des représentants permanents (Corep), des Comités techniques spécialisés (CTS), le Conseil de paix et de sécurité (CPS) et la Commission de l'UA. Pour promouvoir la participation des citoyens africains et les sociétés civiles, l'UA dispose d'un Parlement africain, d'un Conseil économique et social, d'un Conseil consultatif sur la corruption et d'un Comité d'experts sur les droits et le bien-être de l'enfant. Enfin, elle dispose également d'institutions financières, la Banque centrale africaine, le Fonds monétaire africain et la Banque africaine d'investissement. Dans son sillage, on trouve les Communautés économiques régionales (CER) et le Mécanisme africain d'évaluation par les pairs. En vue d'évaluer périodiquement les efforts globaux de développement et de transformation socio-économique pour un continent intégré, l'UA a adopté l'Agenda 2063 qui focalise toute son attention.