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El Bahia souffre en silence
VIOLENCE CONTRE LES FEMMES
Publié dans L'Expression le 10 - 04 - 2007

La violence est, par essence, cette brusquerie, bestialité, cruauté, en un mot cette inhumanité qui s'exerce sous toutes ses formes.
A l'instar des autres régions du pays, la wilaya d'Oran n'est pas épargnée par ce phénomène. Celui-ci, qui est en pleine mutation, laisse perplexe. Les statistiques données vont crescendo chaque année. En effet, quelque 1500 cas de violences contre les femmes ont été enregistrés durant l'année écoulée. Une moyenne de 120 cas chaque mois est relevée. Ce chiffre, par contre, est loin d'être réel, vu que la plupart des victimes optent pour le silence. Silence qui s'explique par les faits aberrants des tabous difficiles à briser du jour au lendemain, ou encore la peur de représailles qui hante généralement les femmes victimes par crainte d'être répudiées. C'est en tout cas, cette peur qui ronge les esprits des femmes victimes. Faut-il signaler que la majorité des conflits ayant induit de telles violences, viennent des conflits conjugaux. Mais le fait inquiétant, qui prend d'ailleurs de l'ampleur, est la montée ahurissante de ce phénomène. En ce sens, la femme aborde sous de mauvais présages cette année. Rien que durant les deux derniers mois de l'année en cours, quelque 130 cas ont été signalés. Bilan qui renseigne de l'ampleur de ce fléau. L'époux se taille la part du lion, avec ce que l'on appelle, coups et blessures. Cette situation qui n'est pas si nouvelle, tend à s'étendre à d'autres formes de violences. Mais, ce qui pousse à l'inquiétude, c'est l'extension de cette violence au-delà même du cadre connu (le foyer conjugal). Phénomène qui s'est désormais généralisé. Ainsi, à plusieurs reprises, on a assisté à des scènes écoeurantes, notamment au niveau des cités universitaires. Combien de jeunes étudiantes ont payé les frais d'un certain laisser-aller. A la cité Belbouri, à El Badr ou encore celle du 19-Mai 1956, des scènes d'atteinte délibérée à l'intégrité morale des femmes, sont monnaie courante. Dernièrement, une jeune fille résidente dans l'un des campus d'Es Senia n'a dû son salut qu'à l'intervention des éléments de la gendarmerie. Quelques mois auparavant, une autre étudiante a été victime d'insultes et d'injures venant d'un énergumène, en plein cours de droit pénal à l'université d'Es Senia. Ce ne sont que de petits exemples, mais la liste est longue. Autant de questions qui se posent et qui taraudent les esprits. A-t-on préservé nos foyers, campus et universités du fléau? Considère-t-on les injures et insultes comme agressions et violences verbales? La réponse est tout bonnement négative. Nous avons entamé notre mini enquête à partir du centre-ville d'Oran dans l'espoir de récolter le maximum d'avis. Plusieurs couples rencontrés n'ont pas voulu s'exprimer sur le sujet. Alors que les quelques autres femmes de différents âges, avancent qu'elles sont quotidiennement persécutées. D'autres s'accordent à témoigner qu'elles ont été au moins un jour victimes de violences, soit verbales soit physiques de la part leurs maris, mais aussi par d'autres personnes. Car dans la plupart des cas, la rue n'a jamais été indulgente vis-à-vis de la femme. Pis encore, c'est cette rue qui réunit en toute impunité toutes sortes d'énergumènes. Que ce soit à Gargaintha ou Miramar, Gambetta, Usto ou encore à Maraval, ce sont les mêmes propos vexatoires qui se répètent. Ils reviennent souvent comme des sentences. Pour en revenir aux campus, d'aucuns ne pourraient tolérer les scènes qui s'y déroulent quotidiennement au vu et au su de tout le monde, surtout à la tombée de la nuit. Cette situation prend des allures dangereuses devant la passivité des autorités censées prendre le taureau par les cornes. C'est à un laisser-aller total auquel sont livrées les étudiantes, impuissantes. A ce niveau, elles sont nombreuses, à mettre à l'index les responsables des universités et les autorités locales. «C'est une insécurité totale qui règne en maîtresse des lieux» ont-elles déploré. Malgré les rondes qu'effectuent les éléments de la gendarmerie, cela n'empêche pas des voitures de défiler devant les portails des campus. Portails qui sont quotidiennement envahis par toutes sortes d'énergumènes. «Pour se frayer un chemin à l'entrée du campus, il faudrait être très souriante et trop gentille à l'égard des vagabonds», a déclaré une jeune étudiante révoltée avant d'ajouter: «Dans le cas contraire, le pire n'est pas à écarter». Les vagabonds prennent d'assaut ces cités, et imposent leur loi sous l'effet de drogues et psychotropes.
Les consciences sont désormais interpellées. Et pourtant la loi punit sévèrement de tels actes. Elle a consacré plusieurs articles dans ce sens. Appliquerons-nous un jour ces textes?


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