Les 12 amendements soumis au vote    L'Algérie et le Niger signent un mémorandum d'entente dans le domaine des hydrocarbures    Acheminement de près de 80.000 m3 d'eau dessalée par jour vers Blida    La révolution du numérique    Qui représente réellement une menace pour les Etats arabes ?    Lavrov qualifie d'«agression militaire sévère» les actions sionistes et américaines    Moscou prône un règlement juste de la question palestinienne    L'Algérie frappe fort avant le choc face au Maroc    Déclaration de Rabah Madjer    Médaille d'argent pour l'Algérien Jaouad Syoud    Les examens blancs envisagés du 3 au 7 mai prochain    Les travaux de maintenance et réhabilitation des installations d'éclairage public se poursuivent à Ben Abdelmalek Ramdane    180 000 capsules de psychotropes saisies    Lancement du « Championnat national de lecture », consacré aux œuvres de Mohammed Dib    Ouverture des candidatures pour la 8e édition    Une rencontre musicale entre deux horizons    L'amendement technique de la Constitution est un « ajustement ciblé »    Dans la sérénité    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



«Il faut dire la vérité»
ALI YAHIA ABDENOUR
Publié dans L'Expression le 25 - 08 - 2007

Le combat sacré de l'infatigable avocat est constitué par le respect des droits de l'homme et un Etat de droit basé sur la souveraineté du peuple.
Le président d'honneur de la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme (Laddh), Me Ali Yahia Abdenour, (auteur de La dignité humaine, paru aux éditions Inas) a, dans une longue interview accordée à un confrère jeudi dernier, exposé l'«essentiel du mécanisme politique qui a engendré la crise» par le jeu des questions-réponses, plaidé pour les mêmes positions pour lesquelles il s'est fait connaître durant les années 90, et la montée en puissance de la violence islamiste, mais a délibérément adouci, voire passé sous silence, ses inimitiés avec une partie de la presse et la société civile qui l'avaient, on s'en rappelle, vilipendé pour ses prises de positions proislamistes.
C'est donc un Ali Yahia «serein» et «lucide» du haut de ses 86 ans qui soutient mordicus que les origines de crise qui secoue le pays sont «liées à la nature même du régime» et la seule médication, selon l'avocat, est que «certaines vérités doivent être dites pour donner des faits une image fidèle, conforme à la réalité, avec un regard apaisé, afin que les deux décennies écoulées entrent dans la voie des aveux».
Il trouve que le Contrat de Rome, qu'il avait signé en 1995 en compagnie de Haddam, Djaballah, Mehri, Aït Ahmed et Hanoune sous l'égide de la communauté catholique de Sant'Egidio, doit «être bien lu» et s'est «imposé par son courage, son originalité», selon lui. Craignant pour sa vie, l'ex.leader de la Laddh avait refusé, en 1992, d'assurer la défense de Boumaârafi Lembarek, car «la sécurité militaire ne reculerait pas devant mon exécution pour détention d'un secret d'Etat» que l'assassin de Boudiaf devait lui confier, indique-t-il encore. Il persiste à soutenir que les massacres collectifs ne sont pas seulement l'oeuvre des groupes armés islamiques mais aussi de «groupes armés occultes, ou escadrons de la mort et de milices téléguidées par les services du DRS», s'appuyant pour cela sur des témoignages dont la «réalité» avait servi de base à la thèse du «qui tue qui?».
Justifiant ses critiques à l'adresse de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, Ali Yahia Abdenour explique que celle-ci, «qui devait être un grand projet politique a été réduite à sa dimension sécuritaire, conduisant au sommeil des consciences. Elle a sacrifié les impératifs de vérité et de justice et a consacré l'impunité des agents de l'Etat».
L'un des membres fondateurs du FFS en 1963 (qui devint ministre sous Boumediène en 1965) jette un regard sur les divisions qui minent les défenseurs des droits de l'homme en Algérie, notamment au sein de la Laddh, expliquant celles-ci par «des fautes de méthode qui se paient aussi chères que les erreurs d'analyse», dessinant un tableau peu idyllique que traverse actuellement l'organisation. «D'incidents en incidents, on en vient à alourdir le climat qui se dégrade par touches successives, et si nous n'y prenons garde cela ira en s'aggravant jusqu'à engendrer une crise de plus en plus aiguë».
Après plus d'une décennie de divorce avec les démocrates, qui étaient opposés à sa démarche et à ses «lectures politiques», le voici lancer un appel à ces mêmes démocrates pour la «formation du front national des forces démocratiques», qui «demeure un impératif catégorique», car selon lui, «il n'y a pas de graves divergences sur les questions fondamentales», tout en les mettant en garde contre «deux dangers qui les menacent: l'exclusion et le sectarisme» parce que «le conflit de personnes est désavoué et polarise l'attention sur de faux problèmes».
Me Ali Yahia Abdenour a-t-il perçu du changement chez les autres qu'il veut fédérer? Il ne souffle mot sur le sujet mais dévoile un pan de ce que peut être le projet de rassemblement des frères-ennemis. «La réconciliation des rivaux donnera une impulsion à l'union sur un projet de société basé sur trois principes:la démocratie, la croissance économique et la justice sociale», affirme-t-il.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.