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Les USA ne désarment pas
COMMANDEMENT MILITAIRE US POUR L'AFRIQUE
Publié dans L'Expression le 20 - 02 - 2008

Encore une tentative destinée à calmer le jeu, suite à l'opposition manifestée tous azimuts, après l'annonce par Washington de la mise en place de l'Africom.
Les USA tentent de rectifier, tant bien que mal, l'ancienne mouture de l'Africom (Commandement militaire américain pour l'Afrique) qui a été rejetée par bon nombre de pays africains.
Depuis Londres, où il a organisé une conférence, le commandant d'Africom, le général William E. ´´Kip´´ Ward, a encore une fois affirmé que les Etats-Unis «n'ont demandé à aucun pays africain d'accueillir sur son sol le siège des Forces américaines en Afrique (Africom)», qui se trouve actuellement à Stuttgart en Allemagne. «A ma connaissance, nous n'avons sollicité aucun pays pour accueillir le commandement d'Africom ou une partie de ce commandement», a indiqué le général William, lors d'une conférence organisée par l'Institut royal des études de défense et de sécurité sous le thème «Africom and Africa-US Security». C'est une nouvelle tentative destinée à calmer le jeu, suite à l'opposition manifestée tous azimuts, après l'annonce par Washington de la mise en place d'un commandement militaire régional en vue de la coordination des activités militaires et sécuritaires pour affronter le terrorisme en Afrique. Mais le Liberia avait fait part clairement de sa disposition à accueillir le commandement d'Africom au moment où d'autres pays africains ont rejeté la proposition américaine.
Mais le Liberia ne semble pas intéresser les USA, ce pays étant loin des terrains d'opération de la nébuleuse islamiste Al Qaîda. Par ailleurs, les Etats-Unis qui possèdent une base maritime à Djibouti, ne voient pas d'intérêt à entretenir une seconde base qui serait sans objet pour les stratèges américains. Créée en octobre 2007, l'Africom est appelée à être opérationnelle à partir du mois d'octobre de l'année en cours, mission qui consiste à coordonner les actions militaires et sécuritaires en Afrique, réparties jusque-là, sur trois fronts.
Il s'agit du commandement militaire pour l'Europe positionné en Allemagne, le commandement central à Doha (Qatar) pour le Moyen-Orient et le commandement pour le Pacifique. Le but déclaré de la création d'Africom est «la lutte contre le terrorisme», mais il est question, en vérité, de sécuriser les approvisionnements de pétrole du golfe de Guinée afin de réduire la dépendance à l'égard du pétrole du Moyen-Orient et de faire face également à l'expansion chinoise dans le continent africain, qui commence à inquiéter les Américains.
C'est donc un intérêt, outre stratégique et géopolitique, également économique. Les Américains tentent aussi de véhiculer d'autres thèses pour faire baisser les tensions autour de son projet.
Selon les thèses américaines, l'Africom vise à «relever les défis sécuritaires à partir d'horizons africains et non pas américains en coopérant avec les organisations multilatérales en vue de parvenir à une approche intégrée, faire face aux problèmes socioéconomiques et redynamiser ainsi la lutte contre la déstabilisation». Il a été indiqué aussi que l'Africom est également un instrument d'appui à la démocratie et à la bonne gouvernance en ajoutant que les événements du 11 septembre 2001 ont amené les Etats-Unis à prendre conscience de la nécessité d'accorder davantage d'intérêt à l'Afrique.
S'agit-il en fin de compte du même modèle de démocratie que celui instauré en Irak? Voilà une sérieuse question à laquelle il faudra répondre concrètement.


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