Pour une redynamisation de la coopération algéro-russe    WOB - GSP programmé le 29 janvier    «J'ai démissionné pour des raisons personnelles»    Quatorze propositions pour le redressement national    A l'avenir, l'Algérie visera le marché étranger    «L'ANP est déterminée à garantir la sécurité des citoyens et du pays lors des élections présidentielles»    Rached El Ghanouchi et vingt-six autres islamistes sur le banc des accusés !    Messahel s'entretient à Davos-Klosters avec son homologue saoudien M. Ibrahim Al-Assaf    32 lettres d'intention dont 9 de partis politiques déposés    Les employeurs doivent se soumettre à la loi    Quand la mémoire fait défaut    L'arbre qui cache la forêt    1 720 transporteurs contrevenants comptabilisés en 2018    APC ou carnaval fi dachra    L'activité de lecture dépend des sujets    Ecrivaine à… 11 ans    Jusqu'à la fin des temps en lice    Assises nationales du tourisme : Poursuite des travaux au niveau des quatre ateliers    Finances Tenue à Alger d'un séminaire sur la révision du Système comptable financier    Commerce : L'inflation moyenne annuelle à 4,3% jusqu'à décembre 2018    Coupe de la CAF (phase de poules) : Le NAHD dans le groupe du Zamalek    Coupe d'Algérie (1ère partie- 8es de finale) : La logique qualification du CRB, l'USMAn et la JSMB    Hamrouche ne sera pas candidat    VFS annonce une nouvelle mesure    Mouwatana met en garde contre le 5e mandat    Mariée à son insu à un "terroriste"    Un concours prévu pour le 2 mars prochain    Accord Maroc-UE : Le Polisario saisira de nouveau la justice européenne    Soudan : Al-Bachir rejette la responsabilité de mort de manifestants, accuse les protestataires    Syrie : Pederson et Lavrov soulignent l'importance de l'action conjointe    L'Algérie esr bien le nouveau berceau de l'humanité    TRIBUNAL ADMINISTRATIF : La grève de l'intersyndicale de l'Education déclarée illégale    POUR EVITER LA FUITE DES CERVEAUX : L'ordre des médecins appelle au dialogue    Le photographe de presse Benhlima Abdelkrim porté disparu en mer    Le NAHD voit désormais grand    Les experts pointent les insuffisances et contraintes du secteur    Que de derbies !    Une finale avant la lettre entre les plus titrés    Au royaume des poètes arabes    Accord commercial Union européenne-Maroc : Le Front Polisario saisira de nouveau la justice    Extension du port de Skikda: Sonatrach signe un contrat avec les Chinois    Le rêve et la chaloupe    Forum économique de Davos : Messahel représente le président de la République    Journal officiel : La date du 18 janvier décrétée Journée nationale de la commune    Nomination des magistrats et prérogatives pour la HIISE    Film Juba II : Faire connaitre l'Histoire profonde de l'Algérie    Bedoui lance le débat    Les chrétiens sont "très persécutés" en Algérie    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Bouira chante Bahia Farah
SA VILLE NATALE LUI REND HOMMAGE DU 10 AU 12 MARS 2009
Publié dans L'Expression le 03 - 03 - 2009

«Il s'agit en fait, d'un hommage qui se veut sincère, rendu à cette grande dame et à ses compétences, à son rôle surtout dans la société», a souligné M.Farid Daf.
En hommage à la phénoménale artiste Bahia Farah, un des piliers de la chanson et de la culture algériennes, le comité des activités culturelles et artistiques de la wilaya de Bouira, en collaboration avec MAS Production, organise sous le haut patronage de Mme la ministre de la Culture et sous l'égide du wali de Bouira, un colloque sur la vie et l'oeuvre de Bahia Farah à la Maison de la culture de Bouira et ce, du 10 au 12 mars 2009. Cette édition, coïncidant cette année avec la célébration de la Journée mondiale de la femme, sera ponctuée par un hommage exceptionnel qui sera rendu à cette grande dame qui aura marqué son nom en lettres d'or. De son vrai nom Bounouar Fatima, Bahia est née en 1917 à Bouira. Orpheline dès son jeune âge, et pour subvenir aux besoins de toute la famille, elle décide d'émigrer en Tunisie. La petite Farah fait son entrée dans le monde de l'art en tant que danseuse amateur. A force de travail et de persévérance, elle accède au rang de danseuse professionnelle, dans le style oriental. Ses représentations attirent un public nombreux. A ce titre, un grand chanteur tunisien, en l'occurrence Mohamed El Djamoussi, lui propose d'intégrer une troupe maghrébine. Puis, au fil du temps, elle fera connaissance avec d'autres artistes de talent, comme Mohamed El Kamel, Djamel Badri, Saïd Khondio et Arab Bouyezgaren. Elle accompagnera ces derniers avec les choeurs et leur donnera même parfois la réplique. Elle fait aussi la connaissance d'un autre artiste maghrébin vivant en Algérie, Houcine Slaoui, connu à cette époque pour sa célèbre chanson intitulée Djana El Marikane (Come on bye bye), une chanson datant de 1942, lors du débarquement américain. D'ailleurs, une grande sympathie s'est tissée entre les deux artistes, à tel point que, dans chacune des chansons, Slaoui ne manque pas de l'évoquer en la félicitant (Taichi ya Lalla Bahia). Ce dernier lui a composé au moins une vingtaine d'airs. Malheureusement, cet artiste mourra empoisonné, ce qui met fin à une collaboration qui s'annonçait fructueuse. Avec le déclenchement de la guerre de Libération, la troupe s'est disloquée. Bahia continuait à animer des soirées dans les bistros pour la communauté maghrébine. Au bout d'un certain temps, elle a rejoint la troupe de Mahmoud Aziz aux côtés de Seloua ou Khedoudja. Il se trouve que Bahia étant la doyenne de cette troupe, le FLN lui a alors confié un poste de responsabilité. Un peu plu tard, elle effectue avec le grand chanteur de l'époque Slimane Azem, un enregistrement en duo, la chanson s'intitulait Attas ay sevragh. A l'Indépendance, et contrairement à de nombreux artistes algériens, Bahia ne rentre pas au pays et décide de rester en France. Elle continue à chanter et d'enregistrer jusqu'en 1965, année de son retour au bercail. Dès son installation, elle rejoint la Chaîne II de la Radio nationale grâce à Cheikh Noureddine qu'elle quitte, ensuite, pour rejoindre la chorale féminine avec les doyennes de l'époque, à savoir Lla Yamina, lla Zina, Farida El Djazairia et les autres. Bahia Farah animait, par ailleurs, souvent les après-midis, des fêtes familiales, de même qu'elle a enregistré dix disques avec Chérif Kheddam. Bahia Farah ne reste pas célibataire puisqu'elle se marie avec le célèbre miniaturiste et violoniste, Mohamed Temam dit Sid Ali. Bahia Farah a laissé deux enregistrements à la Télévision et quelque 23 chansons à la discothèque de la Chaîne II dont Assa tsamaghra, Thaouiyi el mouja, Our tsrou, A Saâdiou anidha throu hed, Dhi al ghova afnigh ainsi que d'autres titres en arabe dialectal. Bahia Farah nous a quittés le 1er avril 1984 à l'age de 67 ans. Elle a été enterrée au cimetière d'El Kettar laqdim. L'ambiance sera toujours aussi festive et promet, comme à l'accoutumée, bien d'agréables surprises et d'émotions que les présents partageront au cours de cette manifestation, ponctuée par un programme de qualité. Ce programme aura pour but de débattre et nourrir la réflexion autour de la problématique de l'interaction générée par la vie et l'oeuvre de Bahia Farah. «Il s'agit en fait d'une large célébration, d'un hommage qui se veut sincère, rendu à cette grande femme et à ses compétences, à son rôle surtout dans la société», a souligné M.Farid Daf. Et d'enchaîner qu' «elle a du coeur et de l'esprit, elle est de tous les combats et sur tous les fronts. Sur le terrain, elle oeuvrait continuellement pour instaurer, chaque jour un peu plus, une Algérie nouvelle et à la hauteur des ambitions». Tout le monde s'accorde à dire que Bahia Farah sera le centre d'intérêt des participants et des curieux qui prendront part à cet événement. «Par reconnaissance que nous exprimons à notre noble tâche, nous avons le sentiment de contribuer à notre niveau, au processus de son attachement à la pérennité de ce patrimoine culturel, en valorisant à notre manière, leur engagement riche et authentique», a t-il conclu.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.