Un geste d'apaisement qui en appelle d'autres    Les martyrs sont de retour    Débat virtuel sur le hirak avec Bouchachi et Belkaïd    LE HIRAK EST UN MOUVEMENT DE PROTESTATIONS, DE REVENDICATIONS ET NON UN PARTI POLITIQUE OU UNE COOPTATION DE CERTAINS INDIVIDUS.    Les 4 samedis    Un 5 Juillet, 58 ans après !    Les citoyens ferment le siège de l'APC    Rassemblement de protestation des souscripteurs AADL    2 navires de Sonatrach mis sous séquestre    Les Syriens et les Français en tête    Disponibilité d'Android 11 Beta sur OPPO Find X2 Series    Le Mali à la croisée des chemins    Ce que risquent l'Algérie, le Maroc et le Rwanda    Le bilan s'alourdit à 89 morts    Le chef du gouvernement tiendra-t-il le coup ?    La Corée du Nord contre tout assouplissement «prématuré» du confinement    Le Président proroge de trois mois le recours à l'armée pour la mise en œuvre du confinement    Les clubs de la Ligue 1 ont cumulé un déficit estimé à 1 000 milliards de centimes    Zidane ne souhaite pas un départ de Messi du Barça    Mohyiddine Kerrache signe pour quatre ans    L'épreuve    De mal en pis à Sétif    Les sapeurs-pompiers en formation    Les médecins critiquent la gestion de la crise    9 décès et 413 nouveaux cas en 24 heures    L'organisation des fêtes de fin d'année interdite    «L'obstination de certains pour un projet inutile»    L'appel de la terre natale à ses enfants martyrs de la liberté    Décès du poète et parolier Mohamed Angar    Un lectorat espagnol au campus de Béjaïa    Biskra : La Casnos active un portail électronique pour ses affiliés    Chanegriha: le rapatriement des crânes des résistants, un complément aux fondements de la souveraineté nationale    Brèves    JSMB : Nacer Yahiaoui n'est plus    Mouloudia d'Alger : La direction fustige la FAF    Taleb Omar appelle à davantage de mobilisation contre l'inaction de l'ONU face aux dépassements de l'occupant    Chlef : Le projet des deux trémies toujours en souffrance    Poésie. Agarruj Yeffren de Mohamed Said Gaci : Un trésor caché    Agression de l'éditeur Karim Chikh : Vague d'indignation sur la toile    Paléontologie : Le jurassique au pied de la cite Malki    Ligues 1 et 2: Encore des divergences sur la reprise    En dépit d'une décision de l'UE: L'Espagne ne rouvrira pas ses frontières aux Algériens    Non respect des mesures préventives contre le Covid 19 : 1034 infractions en un mois    De l'eau pour tous...    L'INDEPENDANCE, LE HIRAK ET LE MAL PROFOND    Adrar: L'ex-député Mohamed Guerrot n'est plus    l'Algérie a honoré sa dette    ONU/CDH: l'Algérie appelle à Genève au respect de la souveraineté des Etats    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Une rencontre informelle le 9 août en Autriche
MAROC-FRONT POLISARIO
Publié dans L'Expression le 02 - 08 - 2009

Sahraouis et Marocains vont se retrouver pour tenter de faire redémarrer les négociations sur le bon pied.
Après Manhasset, près de New York, aux Etats-Unis, c'est dans une ville autrichienne que Marocains et Sahraouis vont se retrouver le 9 de ce mois pour tenter de renouer le dialogue et trouver les prémices d'une solution au conflit qui les oppose. C'est en tout état de cause ce qu'a déclaré hier à Tanger, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos. Ce dernier avait rencontré hier à Tanger son homologue marocain, Taïeb Fassi Fihri.
Les quatre séries de négociations qui ont déjà eu lieu à Manhasset près de New York n'ont pas permis de rapprocher les points de vue pour aboutir à un compromis sur le dossier de la décolonisation du Sahara occidental. Le Maroc tient toujours à la solution induite par son projet «d'autonomie» sous sa souveraineté. Le Front Polisario revendique, en revanche, l'organisation d'un référendum d'autodétermination. C'est la première fois, note-t-on, que la date et le lieu de la rencontre informelle entre le Maroc et le Front Polisario (en Autriche) sont annoncés depuis le Royaume chérifien. Toutefois, aucune confirmation n'a été donnée hier quant à cette rencontre par la partie concernée, le Front Polisario, ni par l'ONU, chargée du dossier de la décolonisation du Sahara occidental.. Encore que l'émissaire onusien, Christopher Ross, ait dit son espoir, lors de sa récente tournée au Maghreb, de voir les deux parties se revoir à nouveau pour une rencontre informelle. M.Ross avait alors exprimé son «optimisme» quant à voir les deux parties, le Maroc et le Front Polisario, discuter de l'avenir de ce territoire. Toutefois, il y a de forts risques que cette rencontre en Autriche du 9 août n'aboutisse à aucun résultat. Cela, du fait même que le Maroc ne semble pas avoir changé d'un iota sa position qui constitue l'élément essentiel du blocage actuel, à savoir le projet «d'autonomie» que le Polisario rejette globalement et dans le détail.
En effet, le Premier ministre sahraoui et membre du Front Polisario, M.Abdelkader Taleb Omar, a affirmé que le Maroc ´´sape´´ les efforts déployés par le secrétaire général de l'ONU et son envoyé personnel, M.Christopher Ross, et «ferme la porte à toute solution du conflit qui l'oppose au peuple sahraoui», en réponse au dernier discours du roi du Maroc Mohammed VI qui, selon Abdelkader Taleb Omar, «porte en lui les germes de la déstabilisation de la région» et «entrave les efforts visant à construire le Maghreb». M.Taleb Omar a relevé que ce discours, qui intervient quelques jours avant les réunions préparatoires aux négociations directes entre les parties au conflit, s'inscrit «en porte-à-faux» contre les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU qui appellent à engager des négociations directes «de bonne foi et sans conditions préalables pour trouver une solution politique qui respecte le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination». Aussi, a-t-il affirmé que le peuple sahraoui est déterminé à continuer sa lutte par tous les moyens légaux pour défendre ses droits et recouvrer sa souveraineté sur l'ensemble de son territoire national et pour que la légalité soit respectée. Aussi, le projet marocain «d'autonomie» n'a de sens qui si ce territoire était marocain. Ce qui n'est pas le cas, en tout état de cause, pas avant que les Sahraouis disent eux-mêmes et librement ce qu'ils veulent être. Rabat continue donc d'agir à contresens, ce qui n'est pas fait pour contribuer à faire avancer les choses. A défaut de solution négociée, il y a aujourd'hui le risque que le Sahara renoue avec la guerre. Aujourd'hui, 35 ans après l'invasion du Sahara occidental par l'armée marocaine, les nombreux Sahraouis qui ont fui l'oppression de l'occupation étrangère vivent dans des camps et survivent grâce à l'aide humanitaire internationale.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.